obstruction des trompes

Diagnostic et traitement

gynécologue qui vérifie les organes sexuels féminins avec un stéthoscope pour diagnostiquer une obstruction des trompesQuel diagnostic ?

Plusieurs examens permettent de mettre en évidence l’obstruction des trompes de Fallope : l’hystérosalpingographie, la sono-hystérographie, la laparoscopie ou l’hystéroscopie.

1) L’hystérosalpingographie

 
Une hystérosalpingographie est un examen médical permettant de visualiser par radiographie deux éléments de l’appareil génital féminin : l’utérus (« hystéro ») et les trompes de Fallope (« salpingo »).

Cet examen permet de déceler diverses anomalies comme des fibromes (tumeurs bénignes de la paroi de l’utérus) ou des polypes. Elle permet aussi d’apprécier la forme et la perméabilité des trompes. Parfois, des rétrécissements, obstructions ou altérations (conséquences possibles d’infections passées inaperçues) sont visibles aux radiographies.

L’examen est réalisé dans un cabinet de radiographie. Il doit avoir lieu entre le 8ème et le 12ème jour qui suit les règles. L’examen dure entre 25 et 30 minutes en présence d’un médecin radiologue et d’un manipulateur en radiologie. Il nécessite l’injection d’un produit de contraste via le col de l’utérus.

L’hystérosalpingographie peut s’avérer douloureuse chez certaines patientes. À noter que la douleur ressentie lors de l’examen diffère beaucoup d’une femme à une autre, et dépend beaucoup de l’état de stress de la patiente. Les heures qui suivent l’examen peuvent donner lieu à des douleurs au niveau du bas-ventre avec de la fièvre.

À noter que cette technique implique 15% de résultat faux-positifs, autrement dit elle détecte une obstruction qui n’existe pas en réalité.

2) La sono-hystérographie

 
La sono-hystérographie est parfois utilisée dans le diagnostic d’une obstruction des trompes. Cet examen est rapide, et ne nécessite aucune anesthésie.

Il consiste à injecter une solution saline à l’intérieur de l’utérus via le col de l’utérus pendant une échographie de manière à distendre l’utérus et rendre les potentielles anomalies plus visibles. Lorsque le soluté circule vers les trompes, l’obstruction est écartée.

3) La laparoscopie

 
La laparoscopie n’est pas un examen de première intention. Il est utilisé lorsque d’autres méthodes ont permis d’évoquer une obstruction des trompes utérines.

Cet examen repose sur l’introduction d’une petite sonde endoscopique (le laparoscope) dans la cavité abdominale via une petite incision au niveau du nombril. Il permet d’observer directement l’utérus, les trompes et les ovaires.

4) L’hystéroscopie

 
En cas d’anomalie constatée au niveau de l’utérus, la cavité utérine peut être explorée à l’aide d’une sonde (l’hystéroscope) introduite via le vagin puis le col de l’utérus jusque dans l’utérus. La sonde permet à la fois de visualiser (grâce à une petite caméra) et de traiter lorsqu’un polype, fibrome ou une adhérence est détectée.

À savoir ! Parfois, une analyse de sang est utile afin de rechercher les anticorps spécifiques d’une Chlamydia (maladie sexuellement transmissible).

Quel traitement ?

Le traitement d’une obstruction des trompes de Fallope dépend de la cause. Parfois, des tissus anormaux sont retirés à l’occasion du diagnostic, lors d’une laparoscopie ou d’une hystéroscopie.

Une intervention chirurgicale peut être utile pour réparer les lésions au niveau des trompes en lien avec une infection ou une grossesse extra-utérine. À noter qu’après une telle opération, les grossesses extra-utérines sont plus fréquentes, donc la fécondation in vitro est généralement proposée.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Problèmes des trompes de Fallope. Le manuel MSD – Version pour le grand public. Consulté le 4 octobre 2019.