6 plaquettes de médicaments les unes à côté des autres, une personne âgée choisie sa plaquette

L’automédication en pratique

Notice de médicamentsL’automédication doit toujours être temporaire pour des affections bénignes et courtes comme par exemple un rhume, un aphte, etc. A noter que dans certaines maladies chroniques (arthrose, rhinite allergique, etc.), lorsque le diagnostic est bien connu, il est également possible de traiter soi-même les rechutes.

Pour pratiquer l’automédication sans risque, il convient de respecter certaines règles.

  • Demander conseil au pharmacien

Même si l’efficacité et la sécurité des médicaments sont établies, il vaut toujours mieux bien s’informer auprès d’un professionnel du médicament avant d’acheter un médicament sans ordonnance. Pour avoir un conseil de qualité, le pharmacien doit savoir à qui est destiné le médicament et dans quel contexte.

Il faut bien garder à l’esprit que seuls les maux du quotidien facilement identifiables peuvent être traités en automédication. La grossesse, l’allaitement et le jeune âge sont des situations particulières qui n’entrent pas dans le domaine d’application de l’automédication. Par ailleurs, en cas de symptômes douteux, violents ou persistants, ou lorsqu’il n’y a aucune amélioration des symptômes après la prise d’un médicament en automédication, il faut consulter un médecin pour un examen plus approfondi.

  • Respecter la durée de traitement

Il faut toujours respecter la durée de traitement mentionnée sur l’emballage. Si l’état de santé empire ou qu’aucune amélioration n’est ressentie, il faut consulter un médecin.

  • Mentionner l’automédication

En cas de consultation médicale après une tentative d’automédication, il est préférable de mentionner au médecin le ou les médicaments essayés pour se soulager.

  • Lire la notice et conserver l’emballage

Il faut toujours garder l’emballage d’un médicament. Il contient, en effet, de nombreuses informations comme le nom du médicament, le fabricant, la date de péremption, la teneur en principe actif, les excipients, etc.

La notice du médicament contient également différentes informations comme les indications du médicament, sa composition, des doses préconisées, la durée maximale d’utilisation, les contre-indications, les précautions d’emploi, les effets indésirables possibles et les conditions de conservation.

  • Ne pas cumuler

En automédication, il est plus prudent de n’utiliser qu’un seul médicament à la fois. En effet, la prise simultanée de plusieurs médicaments peut renforcer ou au contraire diminuer leurs effets. Par ailleurs, les effets indésirables peuvent être majorés.

  • Pas d’alcool

L’alcool modifie l’effet de beaucoup de médicaments. Il risque d’augmenter les effets indésirables. La prise simultanée de médicament et d’alcool est dangereuse avec la conduite d’un véhicule.

  • Suivre les instructions de conservation

Les médicaments peuvent se détériorer sous l’effet de la chaleur, de l’humidité ou de la lumière. Il est conseillé de les conserver dans leur emballage d’origine, au sec, au frais, et à l’abri de la lumière. Des armoires à pharmacie sont spécialement conçues pour remplir tous ces critères. Certaines d’entres elles peuvent également se fermer à clé, une option rassurante avec des enfants à proximité.

  • Attention avec les enfants

Les médicaments doivent être conservés hors de portée des enfants : en hauteur, ou comme évoqué dans le point précédant dans une armoire sous clé. Seuls les vaccins, les suppositoires, certaines suspensions buvables ou certains médicaments peuvent être conservés au réfrigérateur.

Les enfants ne peuvent pas être considérés comme de petits adultes. Si un médicament disponible sans ordonnance peut être utilisé chez un enfant, l’emballage le mentionne alors clairement. Il ne faut jamais essayer d’adapter un traitement réservé à l’adulte. Souvent, la dose à administrer dépend du poids. En cas de doute, ne pas hésiter à prendre contact avec son médecin ou son pharmacien.

Plusieurs médicaments sont disponibles sous des formes particulièrement adaptées pour l’enfant. Lorsqu’ils existent sous forme de comprimés ou de gélules pour les adultes, la version liquide est conçue pour les plus petits. Généralement, des cuillères, des pipettes ou des compte-gouttes sont fournies avec le produit.

  • Savoir quand s’arrêter

L’automédication ne doit être utilisée que chez les personnes en bonne santé, c’est-à-dire sans pathologies chroniques (un diabète ou une affection cardiaque par exemple). Tout symptôme inexpliqué doit faire l’objet d’une consultation médicale.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Automédication : les bonnes pratiques. CONSEIL NATIONAL DES MEDECINS. Consulté le 5 juillet 2020.
– Les dix commandements de l’automédication. EURAKE SANTE. Consulté le 5 juillet 2020.
– Se soigner seul : les dangers de l’automédication. MALAKIFF HUMANIS. Consulté le 5 juillet 2020.
– L’automédication chez les enfants. EURAKE SANTE. Consulté le 5 juillet 2020.