Dame qui vient aider une sénior chez elle

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Nutritionniste au téléphoneLa perte de poids est le symptôme qui doit alerter, professionnel de santé ou non. En effet, une perte de poids involontaire de plus de 5% en 1 mois doit conduire à une consultation, ou à minima à des mesures correctives.

Le médecin peut diriger le patient vers une diététicienne en complément de sa prise en charge.

Quel traitement ?

Plus la prise en charge sera précoce, plus elle sera efficace. Elle va dépendre de plusieurs paramètres tels que le statut nutritionnel de la personne, les pathologies et handicaps associés et l’avis du malade et de sa famille.

Trois types de thérapeutique peuvent être envisagés :

  • L’alimentation par voie orale en première intention. Elle se décompose en divers conseils nutritionnels, un enrichissement de l’alimentation associé ou non à des compléments nutritionnels oraux (mélanges nutritifs complets) et une aide humaine ou technique à la prise alimentaire.
  • La nutrition entérale est quant à elle envisagée en deuxième option lorsque la nutrition orale n’est pas possible ou insuffisante. Elle nécessite une hospitalisation de quelques jours afin de procéder à la mise en place d’une sonde (prescrite pour 14 jours) et de l’éducation thérapeutique du patient et de son entourage. Lors du retour à domicile, un prestataire de service spécialisé ou encore une infirmière à domicile prennent le relais pour les soins.
  • La nutrition parentérale, nutrition artificielle par voie intraveineuse, est indiquée uniquement en cas de situations particulières comme les occlusions intestinales (interruption partielle voire totale du transit), l’échec de la nutrition entérale ou en cas de malabsorptions sévères.

Il existe plusieurs stades de dénutrition. Le médecin adapte sa prise en charge en fonction de la sévérité de celle-ci.

On parle de dénutrition modérée lorsque le patient peut encore s’alimenter. Une augmentation des apports énergétiques, associée ou non à une prescription de compléments nutritionnels oraux, est suffisante.

On parle de dénutrition sévère lorsque le patient ne s’alimente plus seul. Dans ce cas, le médecin peut prescrire des compléments nutritionnels oraux, et éventuellement une nutrition entérale.

Prévention

Pour prévenir la dénutrition, il est important de s’alimenter correctement, et de prendre du plaisir à manger. Tout d’abord, il faut savoir que les personnes âgées ont des besoins alimentaires plus importants que le reste de la population. Effectivement, contrairement aux idées reçues, les besoins alimentaires ne diminuent pas avec l’âge. Ainsi, après 70 ans, il est conseillé d’éviter les jeûnes en mangeant trois repas par jour et si possible deux collations.

Quelques conseils pour une bonne alimentation :

  • Consommer en priorité des aliments riches en protéines tels que la viande, le poisson ou les œufs, à raison d’une fois par jour ;
  • Augmenter le nombre de collation par jour ;
  • Boire beaucoup d’eau, de l’ordre de 8 à 10 verres, dans la journée ;
  • Lutter contre l’ostéoporose en consommant des produits laitiers ;
  • Ne pas oublier les vitamines !

À noter ! Il est important de maintenir une activité physique (jardinage, marche, etc.) d’au moins 30 minutes par jour, consécutives ou non, afin de conserver une masse musculaire suffisante. La pratique d’une activité physique permet également d’éviter les situations d’isolement, voire de dépression.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Dénutrition personne âgée : définition, conséquences et traitement. OUIHELP. Consulté le 16 juin 2020.
– Dénutrition : un vrai risque chez nos séniors ; Causes et symptômes. LA MUTUELLE GENERALE. Consulté le 16 juin 2020.
– Dénutrition des personnes âgées, comment lutter ? INSTITUT AMELIS. Consulté le 16 juin 2020.