Quand le climat fragilise la santé des femmes…
Cet été 2026 aura été celui de tous les dérèglements climatiques: canicules à répétition, mettant à mal nos organismes pendant plusieurs semaines, plus de 115 000 hectares partis en fumée dans de gigantesques incendies, libérant dans l’air des particules fines et des fumées toxiques puis, fin août, survenue de pluies intenses. Si la crise climatique affecte bien sûr l’ensemble de la population française, un constat médical s’impose désormais: elle frappe davantage la santé des femmes.

Les fortes chaleurs nous mettent en danger à chaque étape de la vie féminine. Deux exemples : chez les femmes enceintes, le « stress thermique » augmente les risques d’hypertension artérielle, d’accouchement prématuré ou de naissance de petits bébés. Par ailleurs, lors des vagues de chaleur extrême, les risques d’accidents vasculaires cérébraux et d’infarctus du myocarde augmentent nettement. Les femmes ménopausées y sont particulièrement vulnérables mais elles subissent encore trop souvent des retards de diagnostic et même de prise en charge d’urgence.
Point non négligeable, la répétition des catastrophes naturelles alimente aussi notre éco-anxiété, déjà plus marquée chez les femmes.
Enfin, en France, les femmes constituent près de 80% des professionnels de santé de la santé et du soin et la très grande majorité des aidants familiaux, elles portent donc, lors de ces épisodes sanitaires sous tension, une charge physique et mentale majeure.
Face à ce double enjeu médical et social, l’adaptation de notre système de santé est indispensable. Et il ne peut plus oublier les inégalités de genre. Intégrer les vulnérabilités spécifiques des femmes dans les politiques de prévention et de santé environnementale du pays devient donc une condition indispensable pour toutes nous protéger efficacement. C’est ce que l’été 2026 nous aura appris.
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