Journée internationale du bonheur du 20 mars : quelques clefs pour être plus heureux !
Depuis l’Antiquité, toutes les grandes figures philosophiques se sont obstinées à définir le bonheur et à expliquer les comportements à adopter pour y accéder. Est-il conforme à la vertu ? Réside-t-il dans les plaisirs ou dans une forme de comparaison aux autres ? Ou encore est-il finalement inatteignable, car notre vie oscille en permanence entre désir et ennui ? A la lumière des dernières découvertes scientifiques, revenons sur ce concept qui prône que le bonheur se cultive au quotidien !

Et si le bonheur se cultivait au quotidien ?
Selon une récente recherche, réalisée par des chercheurs de l’université de Bristol au Royaume-Uni, il est possible de cultiver le bonheur. Cependant, les avantages sur le long terme ne sont accessibles que par une pratique régulière.
Cette équipe de chercheurs a d’ailleurs lancé en 2018 le programme « Science of Happiness » basé sur l’étude de travaux scientifiques axés sur le bonheur.
Retenons donc que le bonheur est à la portée de chacun et qu’il peut s’apprivoiser. Mais, il est nécessaire de s’entrainer régulièrement. Il faudrait donc l’appréhender comme une pratique sportive requérant entrainement, détermination et persévérance.
« C’est comme aller à la gym : on ne peut pas s’attendre à ce qu’un seul cours suffise pour être en forme pour toujours. Tout comme pour la santé physique, nous devons continuellement travailler sur notre santé mentale, sinon les améliorations sont temporaires » estime le professeur Bruce Hood, principal auteur de cette étude.
Les analyses des études scientifiques sur le sujet du bonheur montrent qu’il dépendrait à :
- 50 % de notre histoire et notre patrimoine génétique ;
- 10% de notre environnement matériel (régime politique, climat du pays, lieu de résidence) ;
- 40 % de nos efforts réguliers pour le cultiver.
S’ouvrir aux autres
Dans ces travaux des chercheurs de l’université de Bristol, il était question d’évaluer le bien-être des étudiants ayant suivi des cours sur le bonheur.
Les étudiants ont observé une amélioration de leur bien-être, de l’ordre de 10 à 15 % en moyenne, à court terme. Deux ans plus tard, seuls ceux ayant poursuivi la mise en pratique des enseignements reçus ont conservé ces bénéfices.
« Une grande partie de ce que nous enseignons tourne autour d’interventions de psychologie positive qui détournent votre attention de vous-même, en aidant les autres, en étant avec des amis, en faisant preuve de gratitude ou en méditant » commente le Pr Hood.
Ces travaux préconisent, pour entretenir son capital bonheur, de multiplier les relations sociales, de lutter contre la solitude, et de privilégier les actes de bienveillance. Cet élan vers l’autre stimulerait les centres de récompense du cerveau.
Les autres comportements insufflant le bonheur
Plusieurs comportements ou activités sont également source de bonheur : se concentrer sur les événements positifs de la journée ou les aspects positifs de sa vie, privilégier les balades en extérieur et dans la nature, ou être attentif au bon équilibre de son sommeil.
Les cours de « La science du bonheur » dispensés à l’université de Bristol précisent que :
- Parler à des inconnus nous rend plus heureux ;
- Les réseaux sociaux ne sont pas néfastes pour tout le monde, il faut accorder moins d’importance à sa réputation (nombre de likes, type de commentaires) ;
- La solitude a un impact sur notre santé en affaiblissant notre système immunitaire ;
- L’optimisme augmente l’espérance de vie ;
- Offrir des cadeaux active les centres de récompense de notre cerveau, ce qui procure souvent un sentiment de bonheur plus important que de dépenser de l’argent pour soi-même ;
- Se promener dans la nature désactive une partie du cerveau liée aux ruminations négatives, elles-mêmes associées à la dépression et à l’anxiété ;
- La gentillesse et le bonheur sont corrélés.
Loin d’être une destination, le bonheur se cultive au quotidien, en allant davantage vers les autres, en réalisant des activités simples et surtout, en appréciant chaque moment apaisé ou joyeux.
Pour Leo Bormans, auteur en 2025 du « Nouveau grand livre du BONHEUR » : « Le bonheur ne s’agit pas seulement d’une question de richesse : C’est surtout la confiance sociale, la solidarité et l’équilibre entre liberté individuelle et souci des autres ».
– Happiness can be learnt, but we have to work at it – study finds. www.bristol.ac.uk. Consulté le 11 mars 2026.
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