Uroscanner

Un uroscanner est un examen d’imagerie permettant de visualiser l’abdomen et le pelvis y compris les voies urinaires. Cet examen ne nécessite aucune préparation particulière, et reste le meilleur examen pour détecter les calculs urinaires.

Définition et objectif d’un uroscanner

Un uroscanner est un examen médical permettant d’observer la totalité du système urinaire, à savoir les reins, la vessie, la prostate et les voies excrétrices. Il constitue l’examen d’imagerie de référence pour explorer l’appareil urinaire. Les indications de l’uroscanner sont vastes. Elles concernent toutes les pathologies du système urinaire.

Un scanner, aussi appelé plus scientifiquement un « tomodensitomètre » ou TDM est un appareil émettant de faibles doses de rayons X en direction de la partie du corps à analyser, ici l’appareil urinaire. Cette technique est basée sur l’absorption de ces rayons par les tissus. Il permet d’obtenir de manière ciblée des images en coupes fines du corps. Les images obtenues sont ensuite traitées par ordinateur pour effectuer une reconstitution en deux ou trois dimensions.

L’appareil est composé d’une table ou lit d’examen, sur lequel le patient va prendre place. La table glisse ensuite dans un anneau contenant un émetteur-récepteur à rayons X. Le patient n’est donc pas « enfermé » dans l’appareil comme c’est le cas pour une IRM. L’anneau tourne autour du patient, et à chaque tour réalise une image de l’intérieur du corps. En assemblant l’ensemble des clichés, une image en 2 ou 3 dimensions peut être créée.

Pour une meilleure visibilité des tissus, le scanner peut nécessiter l’injection par voie intraveineuse ou l’absorption par voie orale d’un produit de contraste (substance rendant certains éléments opaques à l’image, et donc plus visibles, en les fixant), généralement à base d’iode.

Le scanner a l’avantage de fournir des données très précises sur la partie du corps à étudier. Il est souvent envisagé pour la recherche de lésions invisibles à l’échographie ou à la radiographie classique.

L’uroscanner permet ainsi de visualiser précisément plusieurs structures du système urinaire, des reins à la vessie. Il permet également lorsqu’une tumeur est présente, d’en déterminer les principales caractéristiques. Il peut aussi être utilisé pour contrôler l’efficacité de certains traitements (notamment dans les cancers) ou pour surveiller l’évolution d’une anomalie.

Précautions

Il est fortement recommandé lors de la prise d’un rendez-vous pour un uroscanner d’avoir l’ordonnance sous les yeux afin de formuler le plus clairement possible la demande d’examen.

En cas de grossesse, avérée ou suspectée, ou d’allaitement, le scanner est contre-indiqué (sauf avis contraire du médecin). Il faut donc penser à le signaler à l’interlocuteur.

Par ailleurs, le recours aux produits de contraste iodé est fréquent et normalement bien supporté. Cependant, certaines réactions graves sont possibles d’où l’intérêt de faire connaître à l’interlocuteur l’existence d’allergie (particulièrement, quand elle est liée à certains médicaments), d’urticaire, d’eczéma ou d’asthme. Les mesures nécessaires seront ainsi mises en œuvre pour garantir le bon déroulement du scanner, notamment par la prescription d’un traitement antiallergique de prévention.

Préparation

Un uroscanner n’est pas un examen douloureux. Il n’y a éventuellement que l’injection du produit de contraste (généralement en perfusion) qui puisse générer de la douleur lors de l’insertion de l’aiguille, généralement au niveau du pli du coude. Cependant, une prémédication à visée calmante peut être proposée aux enfants ou aux adultes en cas d’angoisse.

Quelques consignes à respecter avant l’examen selon le type de scanner

Bien que dans la majorité des cas, il est possible de boire, manger ou prendre ses médicaments comme d’habitude, certains examens nécessitent d’être à jeun. Si c’est le cas, il ne faudra pas boire ni manger ou fumer durant les 3h précédant la séance.

À savoir ! En cas d’injection de produit de contraste, il est tout de même conseiller de faire un repas léger afin d’éviter la survenue de nausées.

Les documents à emmener

Avant de se rendre à l’examen, il faut bien vérifier que les papiers suivants sont prêts :

  • La prescription du scanner
  • La carte vitale ;
  • La carte de mutuelle ;
  • Les ordonnances des traitements en cours ;
  • Les éventuels résultats des précédents examens (prise de sang, radiographie, etc.)
  • Le compte-rendu d’une éventuelle chirurgie.

Au rendez-vous

Le médecin va commencer par un interrogatoire sur l’état de santé du patient, avant de le conduire dans la cabine de préparation afin qu’il retire tous objets métalliques (bijoux, ceinture, etc.) voire certains vêtements.

Si un produit de contraste est nécessaire, une perfusion intraveineuse (le plus souvent) est installée afin de procéder à l’administration du produit.

Des réactions lors de l’injection du produit de contraste sont possibles. Elles sont généralement temporaires et sans gravité : sensation de chaleur dans le corps, goût bizarre dans la bouche, nausées voire vomissements, hématome à la piqûre, fuite du produit sous la peau.

Dans de rares cas, les troubles sont plus préoccupants : troubles rénaux, réaction allergique (urticaire, asthme, eczéma) ou troubles cardio-respiratoires. Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant des antécédents d’allergie (à l’iode ou autre médicament), ayant déjà eu ce type de réaction lors d’un précédent examen ou chez les patients atteints de pathologies rénales chroniques, pulmonaires ou cardiaques.

Déroulement de l’examen

Pendant toute la durée de l’examen, l’équipe médicale est présente et installée derrière une vitre (protection contre les rayons X). La communication est possible à tout moment grâce aux micros et l’équipe est prête à intervenir en cas de problème.

L’examen en lui-même dure entre 10 et 15 minutes sous la surveillance du radiologue. Le patient doit rester immobile sur le lit de l’appareil avec les bras soit le long du corps soit derrière la tête, selon la zone étudiée. Le lit bouge afin que la partie du corps à étudiée se trouve à l’intérieur d’un large anneau. Dans cet anneau, un émetteur-récepteur à rayons X va tourner autour du patient afin d’obtenir le cliché. Afin d’obtenir des images de qualité, le patient doit bloquer sa respiration sur les instructions du médecin. Ce dernier qui surveille le déroulement du scanner sur un écran d’ordinateur contrôle la prise des clichés.

A la fin de l’examen, la perfusion est retirée et le patient doit comprimer quelques minutes le point d’introduction de l’aiguille pour limiter la formation d’un hématome. Le patient peut ensuite aller se rhabiller et retrouver ses effets personnels dans la cabine.

Suites de l’examen

Une fois l’uroscanner terminé, il est possible que le radiologue ait eu le temps d’analyser rapidement les images et puisse expliquer au patient les premiers résultats. Lorsque l’interprétation prend plus de temps, les résultats sont communiqués par l’intermédiaire du médecin traitant.

Le médecin ayant prescrit l’examen recevra un compte-rendu d’examen par courrier avec les clichés sur papier et sur un CD-ROM. C’est donc le médecin prescripteur de l’uroscanner qui est chargé de la prise en charge du patient qui découle directement des résultats de l’examen.

Le patient peut rentrer immédiatement chez lui. Dans le cas où un produit de contraste a été administré, il sera précisé au patient de boire 2L d’eau durant le reste de la journée afin d’éliminer le produit de l’organisme.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Uroscanner. CSE. Consulté le 15 novembre 2018.
– Déroulement d’un scanner. Ameli. Le 30 mars 2017.
– Scanner. Imagerie médicale – centre de radiologie de Neuilly-Puteaux. Consulté le 15 novembre 2018.
– Comprendre le scanner. FNCLCC. 2004.