La rhinite allergique est une inflammation de la paroi nasale conséquente à une réaction immunitaire immédiate, déclenchée par un allergène respiratoire : pollen, graminées, poil, acarien, poussière etc.
allergènes respiratoire responsables de la rhinite allergique

Comment reconnaît-on une rhinite allergique ?

Les symptômes de la rhinite allergique sont multiples. La présence de deux de ces symptômes doit faire penser à une rhinite allergique : rhinorrhée (écoulement nasale), congestion nasale, pression des sinus, éternuements, larmoiements, démangeaisons nasales, buccale, oculaire, conjonctivite, perturbation du sommeil.

La rhinite allergique peut être saisonnière, c’est a dire provoquée par l’augmentation d’un allergène spécifique pendant une période donnée, la plus connue est le rhume des foins : allergie aux pollens des graminées. Les rhinites allergiques peuvent aussi être apériodique: si l’allergène est présent toute l’année : poils de chat, chiens, acariens, poussières…

conseil médecinIl est important de prendre en charge son allergie et suivre un traitement adapté. En particulier, si l’allergie provoque une gêne respiratoire, il faut consulter un médecin rapidement.

Diagnostic et traitement de la rhinite allergique

Après un interrogatoire du patient, le médecin pourra préconiser un test cutané (prick test, patch test) pour identifier des allergènes responsables. Le traitement sera adapté en fonction de la sévérité des symptômes et a pour double objectif de soulager les patients et d’améliorer leur qualité de vie.

  1. Éviction de l’allergène
    Lorsque cela est possible, il convient d’éviter l’allergène responsable de la réaction immunologique (poils de chat, chien). Cette mesure n’est pas toujours réalisable, en particulier lorsque l’allergène n’est pas saisonnier (acariens) ou difficile a éviter (pollens)
  2. Traitements médicamenteux
    Le traitement de première ligne pour les rhinites allergiques légères est la prise d’antihistaminiques H1, il vise à traiter les symptômes des allergies. Les antihistaminiques se fixent sur les récepteurs de l’histamine, l’empêchant ainsi de s’y fixer. La prise de corticoïdes est recommandée en traitement de deuxième ligne pour les rhinites allergiques légères, et en première intention pour les allergies respiratoires modérées à sévères. Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires, qui ont pour action d’atténuer la composante inflammatoire de la réaction allergique. Il convient de ne pas stopper brutalement le traitement de corticoïde mais de diminuer la prise de manière progressive. Les antihistaminiques et les corticoïdes sont des traitements symptomatiques mais ne permettent de supprimer l’allergie. Pour certains allergènes, le médecin pourra proposer une désensibilisation visant à réapprendre au système immunitaire à ne pas réagir face à certains allergènes. Cette immunothérapie repose sur l’exposition du système immunitaire à une dose croissante d’allergène. En pratique, le patient doit prendre des gouttes ou des cachets tous les jours sur une période donnée, pour le rhume des foins, cela peut être quelques semaines avant le début de la saison des pollens. Cette thérapie n’est pas efficace pour tous les patients, et son seuil de protection est de trois à cinq ans.

Focus sur le rhume des foins

L’association d’une rhinite allergique et conjonctivite doit faire penser à une pollinose : une allergie au pollen, dont la plus fréquente est le rhume des foins.

Le rhume des foins est une allergie saisonnière due au pollen des graminées, cette allergie est concomitantes à l’augmentation du pollen dans l’air. Les symptômes sont ceux d’une rhinite : écoulement nasale, démangeaisons nasales, buccales, essoufflement, et d’une conjonctivite allergique : démangeaisons oculaires, larmoiements. On estime que 10 a 20 % de la population française est affectée par ce type d’allergie.

Les rhinites allergiques sont des terrains favorables pour le développement d’un asthme, c’est pour cela qu’il convient de prendre en charge ses allergies. L’information aux patients doit être renforcé à cet égard.

Rhinite allergique et révention

  1. Suivre le calendrier des pollens disponibles ici
  2. Éviter, quand cela est possible, de s’exposer à l’allergène : la quantité de pollens présente dans l’air dépend de la saison et de la région.
  3. Protéger ses yeux en portant des lunettes de soleil
  4. Aérer les chambres tous les jours, en soirée (attention au vent qui draine les pollens)

Le réseau national de surveillance aérobiologique met à disposition des infographies pour reconnaître les différents types d’arbres :

Reconnaître les différents types d’arbres

Asthme allergique

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique provoquée par une réaction d’hypersensibilité des bronches à certains allergènes ou facteurs irritants. Cette pathologie fait partie des hypersensibilités allergiques immédiates. En 2006, 4,15 millions de français souffraient d’asthme (INVS), et en 2011, 926 personnes sont décédées suite à des complications sévères. L’asthme diminue la qualité de vie des patients s’il n’est pas bien maîtrisé, il est donc important de consulter si vous en présentez les symptômes.

Facteurs prédisposants

L’asthme peut apparaître à tout âge. Il existe des facteurs de risques prédisposant au développement de l’asthme :

  1. Être fumeur
  2. Prédisposition génétique familiale
  3. Allergie pré existante
  4. Bronchiolites à répétition pendant l’enfance.

Crise d’asthme

La crise se caractérise par la présence des symptômes suivants : gêne respiratoire (dyspnée aiguë), toux sèche et respiration sifflante.

Chez les personnes non-asthmatiques, l’air circule facilement de la cavité buccale / nasale vers la trachée, puis dans les bronches, les bronchioles et enfin dans les alvéoles pulmonaires pour assurer les échanges gazeux avec les hématies.

Chez les asthmatiques, les bronches sont enflammées, irritées à cause du contact avec l’allergène, en réponse le tissu bronchique secrète du mucus de manière anormale réduisant le passage de l’air dans les alvéoles pulmonaires. En cas de crise, les muscles lisses qui entourent le tissu bronchique se contractent, diminuant davantage le passage de l’air dans les alvéoles pulmonaires ce qui provoque une dyspnée. Chez les adultes, on assistera à une diminution de la fréquence respiratoire, chez les enfants, il y a une augmentation de la fréquence respiratoire (polypnée).
Sans traitement approprié, la crise d’asthme pourrait durer plusieurs heures. La fréquence et la sévérité des crises est variable selon les patients. Si les crises d’asthme apparaissent plus souvent en début d’après-midi ou durant la nuit, il n’est pas encore possible de prédire la survenue d’une crise.

Causes

Il est important de pouvoir identifier la ou les causes déclencheurs des crises afin de mettre en place une action préventive.
Les facteurs déclenchant sont des allergènes saisonniers (pollens), des allergies respiratoires (poils, acariens, poussières, moisissure), des facteurs irritants (tabagisme, pollution de l’air, humidité excessive, peinture) et le stress.

Diagnostic

Le diagnostic sera posé après un interrogatoire clinique du patient : fréquence des gênes respiratoires, sévérité des crises, antécédents familiaux et exploration fonctionnelle des symptômes : respiration sifflante, encombrement bronchique.
Afin de confirmer le diagnostic, le médecin proposera des tests respiratoires pour évaluer l’atteinte bronchique, et des tests cutanés (prick test, patch test ou test intradermique) pour identifier les allergènes responsables de l’asthme.

Traitement

Le traitement repose sur une série de mesures qui permettront d’améliorer la qualité de vie des patients, une prise en charge sur le long terme de leurs symptômes et une diminution de la fréquence des crises.

  • Éviction de l’allergène : une absence de contact avec l’allergène reste le traitement préventif le plus recommandé
  • Les traitements médicamenteux visent d’une part à prévenir/diminuer la survenue des crises, c’est le traitement de fond et d’autre part a soulager de manière immédiate les symptômes de la crise asthmatique.
  • Le traitement de fond se compose de corticoïdes pris sous forme d’inhalateur et d’antagonistes des leucotriènes. L’objectif est de diminuer l’inflammation bronchique et la sensibilité allergique.

bronchodilatateursLes bronchodilatateurs agissent rapidement pour relâcher les muscles lisses qui entourent le tissu bronchique. Leur utilisation est recommandée pour interrompre la crise asthmatique, ou avant un exercice physique. Le médecin traitant du patient, ou le pharmacien, doivent expliquer et montrer au patient comment bien utiliser son inhalateur.
Un asthme bien contrôlé ne devrait pas nécessiter une utilisation fréquente des bronchodilatateurs, si cela est le cas, le traitement de fond doit être révisé.

La prévention de l’asthme

La prévention passe par l’évitement de l’allergène.

Allergènes intérieurs :

  1. Lavez régulièrement le linge de maison, les peluches des enfants
  2. Aérez les chambres (de préférence le soir et en absence de vent)
  3. Utilisez un déshumidificateur pour les pièces humides, elles sont propice au développement de moisissure et d’acariens
  4. Équipez matelas, coussins de housse anti-acariens
  5. Nettoyez régulièrement les sols, bouches d’aération, les rideaux
  6. Retirez les tapis, peluches
  7. Limitez les contacts avec les chats, chiens

Allergènes extérieurs :

  1. Limitez le contact avec des facteurs irritants : lors des pics de pollution, faites l’impasse sur les balades. Stockez les produits irritants à l’extérieur (peinture, produit de nettoyage)
  2. En période de pollinisation : privilégiez les promenades après la pluie, lorsque la quantité de pollens est plus basse. Lavez vos cheveux et vos habits après la promenade.
  3. Restez informes sur les calendriers polliniques et prévoyez vos activités extérieures en fonction.
  4. Ne vous exposez pas à la fumée de cigarette