oxyurose

L’oxyurose appartient à la famille des parasitoses intestinales qui sont très fréquentes dans le monde. Ces maladies sont dues à la présence d’un parasite au niveau du tube digestif. Dans l’oxyurose, les parasites en question sont des vers. La solution : un traitement adapté et des mesures d’hygiène strictes.

Oxyurose : définition

L’oxyurose est une parasitose dite « ubiquitaire » très fréquente, particulièrement chez les enfants en âge d’aller à l’école, causée par un petit vers rond nommé Enterobius vermicularis. Ces parasites également connus sous le nom d’oxyures mesurent entre 4 et 9 millimètres de long.

La contamination se fait par ingestion d’œufs présents dans le milieu extérieur. Une fois dans l’intestin, les œufs éclosent sous l’action des sucs gastriques et libèrent des larves. Ces dernières vont subir plusieurs mues successives avant de devenir adultes. Lorsque l’âge mature est atteint, les vers mesurent environ 5 millimètres pour les mâles et 10 à 15 millimètres pour leurs homologues féminins. Les femelles fécondées migrent vers l’anus, où elles vont se nicher pour y déposer leurs œufs, ce qui génère des démangeaisons anales. Ce processus permet l’auto-infection par les mains.

Cette affection est principalement rencontrée chez l’enfant. Elle est favorisée par la vie en collectivité (par exemple école, garderie, fratrie, etc.)

A savoir ! Avant de mourir un ver femelle peut pondre jusqu’à 10 000 œufs.

Symptômes

En général, un individu porteur d’Enterobius vermicularis présente typiquement un prurit (démangeaison) anal, le soir ou au coucher. Il peut être associé à des lésions péri-anales de grattage. Des diarrhées, douleurs abdominales ou encore certaines manifestations nerveuses (par exemple irritabilité et cauchemars) sont fréquentes. Par ailleurs, les oxyures peuvent parfois déclencher une appendicite ou provoquer une vulvite (inflammation de la vulve) ou une cystite chez les petites filles. Le portage asymptomatique (aucun symptôme) de l’infection est cependant également fréquent.

Diagnostic

Le diagnostic d’oxyurose est posé, le plus souvent, par l’observation de vers femelles blancs sur les selles. L’examen du « scotch® test » peut également être utilisé. Il consiste à mettre un adhésif autour de l’anus afin de recueillir les œufs pour les analyser au microscope.

Traitement

Les médicaments utilisés sont très efficaces. Ils appartiennent à la famille des benzimidazolés (Albendazole, Flubendazole) et peuvent être prescrits soit sous forme de comprimés, soit sous forme de solution buvable.

En raison du cycle parasitaire et pour éviter la réinfestation ou l’auto-infestation, il faut effectuer un nouveau traitement 2 à 3 semaines après le premier.

Il est conseillé de traiter en même temps tous les membres d’une même famille ou collectivité. En parallèle, il est recommandé de respecter quelques mesures d’hygiène simples afin de limiter le risque de réinfestation, comme :

  • Couper les ongles courts et les brosser ;
  • Changer le linge de lit ;
  • Aspiration des sols.

Charline D., Pharmacien

– Parasitoses digestives : giardose, amoebose, téniasis, ascaridiose, oxyurose. Chapitre 3 – Item 168 – UE 6. Abrege d’hepato-gastro-enterologie et de chirurgie digestive. Consulté le 13 septembre 2017
– Oxyurose. Le gouvernement du grand-duché du Luxembourg. Consulté le 13 septembre 2017.
– Oxyurose. Association française des enseignants de parasitologie et mycologie. 2014.