Une consommation de sucre accrue par le réchauffement climatique ?

Par |Publié le : 26 mai 2026|Dernière mise à jour : 18 mai 2026|3 min de lecture|

La consommation générale de sucres au sein de la population ne cesse de croître, tant à l’échelle nationale que mondiale. Un phénomène qui devrait être accentué dans les années à venir par le réchauffement climatique. C’est ce que suggère une récente étude sino-américaine. On fait le point.

Sucre réchauffement climatique

Les sucres : omniprésents dans notre alimentation

Omniprésents dans l’alimentation, les sucres tels que le glucose, le galactose, le fructose, ou encore le saccharose sont à consommer avec modération. Un apport excessif en sucres contribue en effet à la prise de poids et à l’augmentation du taux de lipides et d’urée dans le sang avec des risques non négligeables pour la santé (surpoids, obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, cancers, caries dentaires etc.).

À savoir !Les sucres peuvent également être présents dans les aliments sous d’autres appellations comme « sucre inverti », « sirops de glucose et de fructose », « jus concentrés », « sirops de fruits », « moûts », « miel » etc.

De ce fait, l’Anses recommande de ne pas consommer plus de 100 g de sucres totaux par jour (hors lactose et galactose) pour les adultes et les adolescents de 13 à 17 ans, 75 g par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et 60 g par jour pour les enfants de 4 à 7 ans.

Or, force est de constater que la consommation générale de sucres au sein de la population ne cesse de croître. C’est que révèle la récente alerte de l’Organisation mondiale de la santé selon laquelle la consommation de boissons sucrées au sein de la population adulte a augmenté de 16 % dans le monde entre 1990 et 2018 ! Et le phénomène de réchauffement climatique global ne devrait pas aider lutter contre cette surconsommation, selon une récente étude sino-américaine.

Une consommation de sucres accrue par le réchauffement climatique ?

Menée entre 2004 et 2019 auprès de 40 0000 à 60 000 ménages américains, cette étude a en effet montré un lien entre la hausse des températures et la surconsommation de sucres par les populations défavorisées (populations à faibles revenus et/ou peu diplômées). Cette augmentation de la consommation de sucres s’est révélée exponentielle, particulièrement entre 24 et 30 °C et impliquait notamment la consommation de boissons sucrées réfrigérées.

Les auteurs de cette étude prédisent que d’ici 2095, une hausse des températures de plus de 5 °C en moyenne devrait pousser ces populations à consommer quotidiennement 3 grammes de sucres en plus, soit 10 % au-dessus des recommandations de l’American Heart Association. Notons que cette tendance n’a pas été observée chez les ménages les plus aisés en capacité de consommer des produits frais et de s’équiper de climatiseurs.

De l’importance de lutter contre la surconsommation de sucres

Au regard des enjeux sanitaires existants, il semble indispensable de poursuivre la lutte contre la surconsommation de sucres à travers :

  • Une communication renforcée auprès de la population.
  • Une taxation sur le sucre étendue à un panel plus large de produits alimentaires.
  • Un meilleur étiquetage des produits alimentaires à base d’édulcorants.
  • Un meilleur accès à l’eau potable fraîche et gratuite.

Les plus jeunes doivent également être protégés au maximum contre les méfaits d’une consommation excessive de sucre. C’est le sens de la proposition de loi « Génération sans sucre » qui ambitionne de réduire l’exposition des enfants aux sucres ajoutés ainsi qu’aux aliments ultra-transformés via des mesures de restriction de la publicité ou l’interdiction de sucres ajoutés dans les préparations destinées aux nourrissons.

Sources
– Le réchauffement climatique augmente la consommation de sucre. www.inserm.fr. Consulté le 22 avril 2026.
– Sucres dans l’alimentation. www.anses.fr. Consulté le 22 avril 2026.

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Deborah L.
Pharmacienne. Spécialisée dans les domaines de la santé, de la nutrition et de la cosmétologie. Passionnée par l'écriture, elle sait allier la rigueur scientifique à la beauté de notre langue. Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC.