Cancer et téléphone portable : un risque moindre

May 12, 2016 par

cancer et téléphone portable

En France, 97% de la population possède un portable. Des scientifiques australiens ont cherché à vérifier si l’utilisation du téléphone mobile est en lien avec l’augmentation des diagnostics de cancers du cerveau. Un pays où 94% de la population possède un mobile.

Pas de lien évident avec le téléphone mobile

Le marché des téléphones portables a commencé à progresser en Australie dès l’année 1987. Pour connaitre leur influence sur le développement du cancer du cerveau, les chercheurs ont comparé le nombre d’apparitions de cancers avec l’émergence de l’utilisation des téléphones mobiles.

Pour cela, ils ont segmenté la population en quatre tranches d’âge : de 20 à 39 ans, de 40 à 59 ans, de 60 à 69 ans et de 70 à 84 ans. L’étude des données épidémiologiques a montré un résultat sans appel : il n’y a pas eu d’augmentation significative des cancers dans toutes les tranches d’âge, excepté celle des personnes âgées de 70 à 84 ans.

Ce groupe montre bel et bien une augmentation de diagnostics de cancers du cerveau. Cependant, d’après les travaux, cette augmentation commence dès 1982. Or, l’utilisation des téléphones portables n’a débuté qu’en 1987. Un décalage qui serait en fait dû à l’amélioration – au début des années 1980 – des techniques de diagnostic avec l’utilisation de la tomodensitométrie ou d’autres techniques d’imagerie médicale.

Les scientifiques rappellent tout de même que cette étude ne prend pas en compte le taux d’utilisation des téléphones portables, ce qui pourrait influencer les résultats.

Et pour une forte utilisation ?

D’autres études mettent en cause l’usage excessif du téléphone portable. Des études cas-témoins montrent que la forte utilisation du téléphone mobile a une incidence sur l’apparition de cancer du cerveau.

A savoir ! Une étude cas-témoins est une comparaison épidémiologique de patients malades et de patients sains. Elle permet de mettre en valeur l’influence de facteurs dans le développement d’une maladie.

Pour pondérer ces résultats, il est important de signaler que les personnes atteintes du cancer ont tendance à exagérer leur utilisation ultérieure du téléphone. Les patients souffrants se focalisent souvent sur certains facteurs pour trouver des explications à leur maladie.

Clémence R. Pharmacienne


Sources :
S Chapman, L Azizi, Q Luo, F Sitas, Has the incidence of brain cancer risen in Australia since the introduction of mobile phones 29 years ago? Avril 2016
D Mascret, Téléphone portable et cancer du cerveau : le risque confirmé, Le Figaro Santé, 13 mai 2014

Clémence R.
Pharmacienne.
Passionnée par la neuropsychiatrie et la e-santé.
Aime l’univers de la musique et de la photographie.
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