Dermatose nodulaire contagieuse : pourquoi il n’existe aucun risque pour l’homme

Par |Publié le : 2 février 2026|Dernière mise à jour : 27 janvier 2026|4 min de lecture|

Depuis plusieurs mois, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) fait régulièrement l’objet d’articles et d’alertes dans les médias, notamment à la suite de foyers détectés en Europe. Cette maladie animale, encore peu connue du grand public, suscite parfois des inquiétudes, en particulier sur un éventuel risque pour la santé humaine. Pourtant, les autorités vétérinaires internationales sont formelles : la dermatose nodulaire contagieuse ne se transmet pas à l’homme.

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La dermatose nodulaire contagieuse n’est pas une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible de l’animal à l’homme. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, cela s’explique par le fonctionnement même des virus. « Les virus sont dépendants des cellules de leur hôte pour se multiplier. Dans le cas de la dermatose nodulaire contagieuse, rien n’indique que le virus soit compatible avec les cellules humaines ».

Chez les animaux infectés, la maladie se manifeste par de la fièvre, l’apparition de nodules cutanés parfois douloureux, une baisse de l’état général, une diminution de la production de lait, des troubles de la reproduction et, dans les formes les plus sévères, par la mort. Ces symptômes expliquent l’inquiétude des éleveurs et l’impact économique important de la maladie dans les zones touchées.

Aucun risque pour la santé humaine

La dermatose nodulaire contagieuse n’est pas une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmissible de l’animal à l’homme. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, cela s’explique par le fonctionnement même des virus. « Les virus sont dépendants des cellules de leur hôte pour se multiplier. Dans le cas de la dermatose nodulaire contagieuse, rien n’indique que le virus soit compatible avec les cellules humaines ».

À ce jour, aucune donnée scientifique ne montre une capacité du virus à infecter l’être humain, que ce soit par contact avec un animal malade ou par la consommation de produits d’origine animale comme le lait ou la viande. « Les humains ne sont pas exposés à un risque d’infection, y compris par le contact direct avec des animaux infectés ou par la consommation de produits issus de ces animaux », rappelle l’OMSA.

Une transmission limitée au monde animal

La dermatose nodulaire contagieuse se transmet principalement entre animaux, selon des mécanismes bien identifiés. Il s’agit avant tout d’une maladie transmise par des insectes piqueurs, comme certaines mouches, moustiques ou tiques, qui véhiculent le virus d’un animal à l’autre. Le contact direct entre animaux infectés peut également jouer un rôle secondaire.

Cette particularité explique pourquoi la maladie ne concerne pas l’homme : les modes de transmission reposent sur des vecteurs et des interactions spécifiques au monde animal.
« La propagation du virus dépend largement de l’activité des insectes vecteurs, plus importante lors des périodes chaudes », précise l’OMSA.

Le changement climatique, en modifiant la répartition géographique et la période d’activité de ces insectes, favorise l’extension de la maladie vers de nouvelles régions. C’est dans ce contexte que la France, l’Italie et l’Espagne ont signalé leurs premiers cas en 2025.

Pourquoi ces épisodes inquiètent-ils le public ?

Les premiers foyers observés dans des pays jusque-là indemnes expliquent en partie l’émotion suscitée par cette maladie. « Ces épisodes ont mis en évidence la nécessité d’une surveillance renforcée et d’une coordination internationale », souligne l’OMSA.

À cela s’ajoutent les conséquences économiques importantes pour les filières d’élevage : baisse de production, restrictions de mouvements des animaux, perturbation des échanges commerciaux. Ces impacts peuvent indirectement toucher les consommateurs et alimenter des inquiétudes.

L’OMSA met également en garde contre la désinformation. « Les fausses informations, notamment sur la sécurité des produits alimentaires ou sur la vaccination, peuvent créer une anxiété injustifiée et nuire aux efforts de contrôle de la maladie », rappelle l’organisation.

Des mesures de contrôle bien établies

La gestion de la dermatose nodulaire contagieuse repose sur une combinaison de mesures vétérinaires strictes : surveillance, restrictions de mouvements, contrôle des insectes vecteurs et vaccination.

Lorsqu’un foyer est détecté, les autorités vétérinaires mettent en place des quarantaines et limitent les déplacements des animaux afin d’éviter la propagation du virus. « La vaccination constitue un outil efficace pour prévenir la diffusion de la maladie et en réduire l’impact », indique l’OMSA.

Des campagnes bien coordonnées, associées à des mesures de biosécurité, ont permis à plusieurs pays de maîtriser rapidement les foyers et de limiter les pertes économiques.

Face à la médiatisation de la dermatose nodulaire contagieuse, l’Organisation mondiale de la santé animale rappelle qu’il « est essentiel de s’appuyer sur des informations scientifiques fiables et validées ». Elle met d’ailleurs à disposition du public et des professionnels des ressources pédagogiques et des données actualisées.

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Peggy Cardin
Peggy Cardin
Journaliste spécialisée en santé
Peggy Cardin-Changizi Journaliste spécialisée en santé depuis plus de vingt ans. Elle traite des sujets de prévention, de santé publique et de médecine au quotidien, avec pour objectif de rendre l'information médicale claire, fiable et accessible à tous. Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC.