Laitages « allégés » : quels risques pour la Maladie de Parkinson ?

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Rédigé par Delphine W. et publié le 5 juillet 2017

La maladie de Parkinson est la deuxième pathologie neurodégénérative la plus fréquente en France. Cette maladie est la conséquence d’une destruction progressive de neurones. Des traitements médicamenteux existent actuellement afin de limiter les symptômes de la maladie. Les chercheurs continuent leur quête sur ces traitements, ainsi que sur les facteurs de risque potentiels de la maladie …

Parkinson - Laitages allégés

De nouvelles recherches sur les facteurs de risques de la maladie de Parkinson

L’alimentation est un facteur de risque de nombreuses maladies. C’est pourquoi des chercheurs américains se sont intéressés aux relations éventuelles entre alimentation et la maladie de Parkinson. Une étude a été publiée dans « The medical journal of the American Academy of Neurology” sur la relation entre une consommation importante de produits laitiers faibles en matière grasse et le développement de cette maladie neurodégénérative.

Il s’agit de la plus grande étude s’intéressant de près à la consommation de laitages et de ses effets potentiels sur le développement de la maladie de Parkinson. Afin de mener à bien ces recherches, les scientifiques ont suivi une cohorte d’individus, sur une durée de 25 ans. Au total, 80 736 femmes et 48 610 hommes ont été impliqués. Parmi cette population, 1 036 individus ont développé  la maladie de Parkinson.

En s’intéressant d’un peu plus près au régime alimentaire de ces patients, les chercheurs ont découvert un lien entre la consommation de laitages (fromage, yaourts, crème glacée, beurre, etc.) et le risque parkinsonien. Et particulièrement si ces produits laitiers renferment une faible teneur en matière grasse.

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Attention aux laitages faibles en matière grasse !

Les résultats étaient significatifs. En effet, aucun lien entre une consommation en produits laitiers riches en matière grasse (le lait entier en est un exemple) et le développement de la maladie de Parkinson n’a été retrouvé. A contrario, les patients, dont la consommation en laitages pauvres en matière grasse s’élevait au minimum à trois fois par jour, présentaient 34 % de risque supplémentaire d’être atteints d’une telle pathologie. Toutefois, une consommation en produits laitiers « allégés » inférieure à cette quantité (3 fois par jour) ne serait pas un facteur de risque.

Les scientifiques soulignent également que les résultats de cette étude ne démontrent aucunement que les produits laitiers pauvres en matière grasse sont à l’origine de la maladie de Parkinson. Seule l’association entre une consommation importante et quotidienne en laitages « allégés » pourraient être un facteur de risque de la maladie. A la suite de ces trouvailles, les recherches se poursuivent tant sur le développement de nouveaux médicaments que sur la découverte de facteurs de risque.

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Delphine W., Ergonome spécialisée en Santé au travail.

– Does consuming low-fat dairy increase the risk of Parkinson’s disease?. American Academy of Neurology (AAN). ScienceDaily. Le 7 juin 2017.
Maladie de Parkinson. Jean-Christophe Corvol., and al. INSERM. Février 2015. 

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