Symptômes, Diagnostic et traitement

Quels symptômes ?

Les lymphomes débutent généralement de manière sournoise. Il n’est donc pas rare que la maladie soit découverte fortuitement à l’occasion d’un autre examen comme une radiographie, par exemple.

Certains symptômes sont caractéristiques des lymphomes :

  • Un gonflement des ganglions lymphatiques qui débute le plus souvent au niveau du cou, ou parfois à plusieurs endroits en même temps. Au toucher, les ganglions sont fermes, ne dégonflent pas spontanément (à l’inverse de ceux qui apparaissent suite à une infection), et sont peu voire pas douloureux. Selon le ganglion atteint, les symptômes associés peuvent varier, par exemple au niveau du cerveau, il peut y avoir des maux de tête, ou au niveau de l’œsophage, des difficultés de déglutition ;
  • Des signes généraux : fatigue, pâleur, démangeaisons parfois. Des sueurs nocturnes, de la fièvre et une perte de poids peuvent être aussi présents et signalent la nécessité d’un traitement rapidement ;
  • Un gonflement de la rate (ou splénomégalie) parfois associé à une sensation de satiété et d’oppression dans l’abdomen ;
  • Une anémie associée à une tendance aux saignements.

Quel diagnostic ?

Le diagnostic est évoqué sur l’histoire de la maladie, et la détection à l’examen clinique d’un gonflement des ganglions et de certains organes comme la rate ou le foie.

Des analyses de sang et de la moelle osseuse sont ensuite réalisées. Une biopsie (prélèvement d’un échantillon de tissu pour être étudiée au microscope) d’un ganglion est nécessaire pour confirmer le diagnostic.

La sévérité de la maladie est évaluée grâce à un examen d’imagerie médicale : la tomographie par émissions de positrons (TEP). D’autres imageries sont parfois nécessaires.

Quel traitement ?

Le traitement d’un lymphome repose principalement sur une chimiothérapie et/ou une radiothérapie. La stratégie thérapeutique choisie dépend de plusieurs critères dont l’âge du patient, le type de cancer, la sévérité et l’étendue de la maladie.

Parfois, une intervention chirurgicale est programmée pour retirer une rate trop gonflée.

Actuellement, le pronostic d’un lymphome de Hodgkin est plutôt favorable, le taux de guérison avoisine les 80%. Concernant les lymphomes non Hodgkiniens, le pronostic dépend de la forme. Ils ont en général un bon pronostic lorsque la thérapie est adaptée. Une rémission est souvent obtenue, même si les récidives sont possibles.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Le lymphome – système lymphatique. FONDATION CONTRE LE CANCER. Consulté le 28 janvier 2020.
– Le lymphome – Général. FONDATION CONTRE LE CANCER. Consulté le 28 janvier 2020.