audiométrie

L’audiométrie est un examen médical permettant d’évaluer la qualité de l’audition. Il est habituellement effectué par un médecin ORL. L’examen peut être demandé en cas de difficulté de compréhension du patient, par exemple lors d’une conversation, ou effectué dans le cadre d’un bilan de routine.

Définition et objectif de l’examen

L’audiométrie est la mesure de l’audition à l’aide d’instruments. Cet examen complète l’acoumétrie qui représente la mesure clinique de l’audition.

À savoir ! Contrairement à l’audiométrie, l’acoumétrie est une appréciation approximative de l’audition par un médecin. Cependant, cette première approche permet d’établir un diagnostic rapide de surdité chez un patient. Trois techniques sont utilisées :

  • L’étude des réactions du patient en fonction du son. Le médecin chuchote à l’oreille du patient puis parle normalement voire fort ;
  • L’évaluation de la perception des fréquences aiguës en demandant au patient d’écouter les aiguilles d’une montre ;
  • La différenciation entre une surdité de transmission (atteinte de l’oreille moyenne ou externe) et une surdité de perception (atteinte de l’oreille interne, de la voie auditive ou du cerveau) peut être effectuée par différents tests.

Dans tous les cas, l’acoumétrie ne représente qu’un premier test qui doit être complété par un examen audiométrique.

L’audiométrie est recommandée à tous âges, que ce soient les enfants, les adolescents ou les personnes âgées. Cependant, certains individus sont plus à risque, notamment les personnes régulièrement exposés à des bruits forts ou suivant un traitement connu pour présenter un risque d’altération de l’audition (par exemple certains antibiotiques).

Préparation et précautions

Une audiométrie ne doit pas être pratiquée sans qu’un examen clinique préalable de l’oreille par otoscopie ait été réalisé. Un nettoyage de l’oreille afin de retirer toute trace de cire présente doit également être effectué.

L’audiométrie ne nécessite aucune précaution particulière et ne comporte aucun risque pour le patient. De la fatigue peut cependant se faire sentir, notamment chez les personnes âgées, à la fin de la séance.

En début d’examen, un seuil d’inconfort est déterminé (seuil au delà duquel les sons entraînent une gêne voire une douleur chez le patient). Une fois le seuil à ne pas dépasser établi, le reste de l’examen est indolore.

Déroulement

L’audiométrie existe sous deux formes, tonale et vocale.

L’audiométrie tonale est réalisée en cabine insonorisée dans laquelle plusieurs sons de fréquences croissantes sont testés. Le patient appuie sur un bouton ou lève la main dès qu’il perçoit un son. Ce type d’audiométrie permet d’évaluer la conduction aérienne (grâce à des écouteurs) et osseuse (vibreurs placés à l’arrière de l’oreille).

À savoir ! La conduction aérienne fait référence au cheminement des sons dans l’air via le tympan et les osselets pour atteindre l’oreille interne. La conduction osseuse représente le cheminement osseux des sons (shuntant donc le tympan et les osselets).

L’audiométrie vocale complète la précédente. Elle est également effectuée en cabine insonorisée et permet d’évaluer la compréhension du patient à différentes intensités sonores. Ce test repose sur l’écoute de listes de mots et leur répétition.

Suites de l’examen

Les résultats de l’examen, que ce soit l’audiométrie tonale ou vocale, se présentent sous la forme d’un graphique, appelé audiogramme, avec des courbes représentant les capacités auditives du patient. On obtient deux courbes par oreille, l’une représentant la conduction osseuse et l’autre la conduction aérienne. L’interprétation de ces courbes permet d’évaluer différents paramètres dont le degré de perte auditive et le type de surdité.

On distingue 5 degrés de surdité :

  • Légère (perte comprise entre 20 et 40 dB ou décibels) ;
  • Modérée (perte comprise entre 40 et 70 dB) ;
  • Sévère (perte comprise entre 70 et 90 dB) ;
  • Profonde (perte supérieure à 90 dB) ;
  • Totale (aucune audition mesurable).

Il existe 3 types de surdité :

  • De transmission qui se traduit par une courbe de conduction osseuse meilleure que celle de la conduction aérienne ;
  • De perception qui se manifeste par des courbes de conduction aérienne et osseuse identiques ;
  • Mixte (un mélange des deux précédentes) lorsque les deux courbes sont affectées.

Charline D., Pharmacien

– Acoumétrie. Larousse. Consulté le 20 décembre 2017.
– Audiométrie. Larousse. Consulté le 20 décembre 2017.
– Audiométrie. Physimed. Consulté le 20 décembre 2017.
– L’audiométrie. Otologie. Consulté le 20 décembre 2017.