Echographie abdomino pelvienne

Une échographie abdomino-pelvienne est une technique d’imagerie médicale permettant de visualiser les organes localisés dans l’abdomen (ou « ventre » composé de l’estomac, les intestins, les reins, le foie, etc.) et le pelvis (petit bassin contenant la vessie et le rectum). Elle est basée sur l’utilisation des ultrasons.

Définition et objectifs d’une échographie abdominale

Une échographie est un examen médical reposant sur l’utilisation des ultrasons émis par la sonde de l’appareil, que l’on appelle un échographe. Les ultrasons sont un faisceau d’ondes sonores inaudibles envoyées par la sonde qui vont se réfléchir sur les parois des organes à analyser et produire un écho. Les images sont obtenues grâce au retour de cet écho. Les ondes réfléchies sont ainsi converties par un ordinateur en plusieurs teintes de gris pour former l’image.

A savoir ! Cet examen n’utilise pas de rayons X. Il est sans risque pour le patient.

L’échographie abdomino-pelvienne permet de visualiser l’ensemble des organes contenus dans l’abdomen et le pelvis, à savoir, le foie, la vésicule biliaire, les reins, la vessie, l’utérus et les ovaires chez les femmes et la prostate chez les hommes. En général, elle est le plus souvent utilisée pour établir le diagnostic d’une maladie (inflammation, tumeur, infection) ou suivre son évolution, pour suivre le déroulement d’une grossesse et pour guider le chirurgien dans certaines opérations.

On distingue 3 types d’échographie abdomino-pelvienne :

  • L’échographie transcutanée, c’est-à-dire au travers de la paroi abdominale et/ou pelvienne. La sonde est placée et déplacée sur la peau pour visualiser les organes ;
  • L’échographie par voie endocavitaire, où la sonde est introduite dans le vagin (pour visualiser les ovaires, l’utérus ou les trompes utérines) ou le rectum (pour visualiser la prostate) de façon à être plus proche des organes à analyser pour obtenir des images de meilleure qualité ;
  • L’écho-endoscopie est une échographie réalisée au cours d’une endoscopie digestive haute (exploration de la partie haute du tube digestif via un tube souple sur lequel est fixé une caméra). Dans ce cas, la sonde d’échographie est fixée sur l’endoscope et introduit par la bouche pour examiner les parois digestives (par exemple de l’œsophage ou de l’estomac) ou d’organes plus profonds comme le pancréas par exemple. Le patient peut être sous sédatifs ou légèrement anesthésié.

A savoir ! En 1794, Spallanzani, un biologiste italien, découvre pour la première fois l’existence des ultrasons en observant le vol des chauves-souris. En 1880, les frères Curie découvrent comment créer des ultrasons mais il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour qu’ils soient utilisés (Sonar pour la détection de sous-marins). Ce n’est qu’en 1951, que Wild et Reid invente l’échographe. La première échographie est réalisée en 1955 par le docteur Edler.

Précautions

Il n’existe pas de précaution particulière liée à l’échographie abdomino-pelvienne, mise à part le fait de signaler toute allergie au latex afin que l’équipe médicale puisse utiliser une protection de la sonde adaptée.

Préparation

Quelques consignes à respecter avant l’examen

Avant l’examen, le patient doit arriver à jeun depuis environ 3 heures en cas d’échographie abdominale. Pour une échographie pelvienne transcutanée, il ne faut pas avoir uriné pendant les 3 heures précédant l’examen. En effet, lorsque la vessie est pleine d’urine, les images sont de meilleure qualité. Si le patient a uriné, il devra boire abondamment (au moins 4 verres d’eau) dans l’heure précédant l’échographie.

Pour une échographie transvaginale ou transrectale, c’est l’inverse, la vessie doit être vide. Il est donc demandé d’aller uriner ou de procéder à un lavement avant l’examen.

A savoir ! Il est possible de prendre son traitement habituel.

Les documents à emmener

Avant de se rendre à l’examen, il faut bien vérifier que les papiers suivants sont prêts :

  • L’ordonnance ;
  • Le courrier remis par le médecin prescripteur ;
  • La liste des traitements en cours ;
  • Le dossier radiologique (scanner, radiographie, etc.)
  • Le compte-rendu d’une éventuelle chirurgie.

Déroulement de l’examen

Une échographie dure en moyenne 10 à  30 minutes. L’examen est indolore et inoffensif (puisqu’il n’utilise pas de rayons X). L’hospitalisation du patient est inutile et une anesthésie n’est pas nécessaire, sauf dans le cas particulier de l’écho-endoscopie. Elle est réalisée par un radiologue, bien que les sages-femmes soient également habilitées à effectuer des échographies dans le cadre d’une grossesse.

Avant de procéder à l’examen en lui-même, le médecin procède à un interrogatoire sur l’état de santé du patient, et sur les traitements passés et en cours. Il est important que le patient puisse lui signaler toute prise médicamenteuse.

L’échographie transcutanée

L’examen se déroule dans une pièce sombre et la vessie du patient doit être pleine. Le patient prend place sur la table d’examen soit sur le dos, soit sur le côté. Le médecin va ensuite appliquer un gel au niveau du ventre afin de favoriser le contact peau-sonde et donc la transmission des ultrasons. Enfin, il va placer la sonde sur la peau et la déplacer en exerçant une légère pression. L’arrêt de la respiration quelques secondes peut être nécessaire et demandé par le praticien.

Le gel est retiré lorsque l’examen est terminé et le patient est libre d’aller uriner.

L’échographie transvaginale

Avant de procéder à l’examen, il est demandé à la patiente de vider sa vessie et de retirer un éventuel tampon périodique. Par ailleurs, il est conseillé de signaler toute allergie au latex afin d’utiliser une protection de sonde sans latex.

La patiente est invitée à s’allonger sur le dos, les genoux pliés en gardant les pieds sur la table. La petite sonde (taille d’un doigt), d’abord lubrifiée, est ensuite introduite dans le vagin. Le médecin déplace la sonde selon ses besoins pour observer les organes. Les mouvements de la sonde peuvent provoquer de l’inconfort chez la patiente, voire dans de rares cas  provoquer un malaise (sans gravité).

L’échographie transrectale

Avant de procéder à l’examen, il est demandé au patient de vider sa vessie et de signaler toute éventuelle allergie au latex afin d’utiliser une protection de sonde sans latex.

Le patient est allongé sur la table, le plus souvent sur le côté gauche avec les genoux repliés à la poitrine. Afin de limiter le désagrément lors de l’introduction de la sonde, médecin va procéder à la lubrification du canal anal. Puis, il introduit la petite sonde (taille d’un doigt), d’abord lubrifiée également, dans le rectum du patient. Le médecin déplace la sonde selon ses besoins pour observer les organes. Les mouvements de la sonde peuvent provoquer de l’inconfort chez le patient, voire dans de rares cas provoquer un malaise (sans gravité).

Les suites de l’examen

Les échos produits par les ultrasons, lors de l’échographie, sont enregistrés par un ordinateur qui va les convertir en images exploitables. Les clichés sont ensuite visionnés sur l’écran par le médecin qui enregistre les images sur lesquelles il prévoit de mesurer certains paramètres.

Le médecin interprète les résultats, puis les explique au patient. Il s’agit d’une première approche puisque le médecin envoie par la suite son compte-rendu d’examen au patient ainsi qu’au médecin prescripteur. Il peut, en fonction des résultats, prescrire des examens complémentaires si besoin.

A savoir !  Il n’existe aucune complication liée à la réalisation d’une échographie transcutanée, endovaginale ou transrectale. Pour écho-endoscopie, en revanche, les complications possibles sont en lien avec l’anesthésie et l’endoscopie.

Charline D., Pharmacien

– Déroulement d’une échographie adbomino-pelvienne.  Ameli. Le 7 juin 2017.
– Echographie abdominale. Harmonie-prevention. Le 2 juillet 2014.