La cigarette électronique au peigne fin

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Rédigé par Charline D. et publié le 1 janvier 2022

La cigarette électronique, ou e-cigarette, est un dispositif, dont la forme peut évoquer une cigarette, qui permet la génération d’aérosols. Elle génère une fumée artificielle généralement aromatisée, et contenant ou non de la nicotine. Actuellement, la cigarette électronique est considérée comme une aide au sevrage tabagique. Cependant, des incertitudes perdurent concernant ses effets sur la santé.

Jeune femme avec une cigarette électronique

A propos de la réglementation

Près de 5% des Français ont déclaré utiliser quotidiennement la cigarette électronique en 2019 d’après Santé publique France.

Les cigarettes électroniques et les liquides contenant de la nicotine sont encadrés par la réglementation européenne depuis le 20 mai 2016. Les fabricants des produits concernés ont l’obligation d’en déclarer la composition exacte à l’ANSES qui la rend ensuite publique.

En plus d’assurer la transparence de la composition, ce cadre permet aussi de limiter la concentration en nicotine des liquides pour cigarettes électroniques à 20 mg/ml, et le volume des flacons de recharge à un volume maximal de 10ml.

Cigarette électronique : des substances à surveiller

Depuis sa présence sur le marché français en 2007, la cigarette électronique ne cesse d’inquiéter les autorités de santé. En effet, alors qu’une partie de la population l’a déjà adoptée, les incertitudes perdurent concernant l’utilisation de certaines substances (ne contenant pas de nicotine) qui échappent à la réglementation.

Le rôle de l’ANSES est de conduire divers travaux qui ont pour objectif d’améliorer les connaissances sur les produits de vapotage et d’en évaluer les risques. Récemment, l’organisme a émis une liste de substances à étudier en priorité. Cette dernière contient 1 775 substances au total, dont 106 prioritaires. Le formaldéhyde, l’acroléine et le plomb sont, par exemple, concernés.

Une enquête réalisée pour le compte de l’ANSES en 2020 révèle que 33% des vapoteurs auraient recours régulièrement voire quotidiennement au « Do It Yourself » qui consiste à reconstituer soi-même le liquide de vapotage en utilisant des aromes concentrés à diverses saveurs. Une pratique potentiellement dangereuse puisqu’aucun de ses produits ne sont soumis à la réglementation de 2016, notamment l’interdiction de certains ingrédients ou les obligations déclaratives des fabricants.

La volonté de l’ANSES est claire : élargir la réglementation aux divers liquides sans nicotine pouvant être consommés dans la cigarette électronique afin de garantir la sécurité des consommateurs.

Dans le but d’identifier l’intégralité des substances auxquelles les consommateurs sont exposés, la réglementation européenne actuelle devrait prochainement être étendue à tous les produits destinés au vapotage, avec ou sans nicotine, vendus prêt à l’emploi ou non.

Charline D., Docteur en pharmacie

Sources
– Cigarettes électroniques : quelles substances inhalées surveiller en priorité ? anses.fr. Consulté le 21 decembre 2021.

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