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Symptômes, diagnostic et traitement

Quels symptômes ?

cancer-thyroide-examen-medicalLe cancer de la thyroïde ne provoque pas de symptômes particuliers. Il est généralement découvert fortuitement à l’occasion d’un examen clinique, d’une échographie, d’une intervention pour un autre motif, du suivi d’un goitre (volume de la thyroïde augmenté) ou d’un nodule de la thyroïde déjà connus.

Dans les rares cas où des symptômes existent, ils se manifestent par :

  • L’apparition d’un nodule au niveau de la thyroïde ;
  • Une augmentation rapide du volume d’un goitre ou nodule déjà existant ;
  • L’apparition d’un ganglion au niveau du cou ;
  • Des troubles de la voix ;
  • Des difficultés à déglutir et/ou à respirer.

A noter ! Le cancer médullaire de la thyroïde, c’est-à-dire la forme familiale, implique une élévation du taux de calcitonine (hormone sécrétée par les cellules C de la thyroïde pour favoriser l’élimination du calcium et du phosphore de l’organisme) dans le sang. Ainsi, les personnes à risque bénéficient d’une surveillance régulière de ce paramètre.

Quel diagnostic ?

A l’occasion d’une consultation, le médecin interroge son patient sur divers points : ses antécédents médicaux de la thyroïde, l’existence d’une éventuelle irradiation ou d’une carence en iode, la présence d’autres pathologies et ses symptômes. Un examen clinique complet est ensuite réalisé avec palpation de la thyroïde et recherche de ganglions au niveau du cou.

Pour confirmer son diagnostic, le médecin prescrit des examens complémentaires :

    • Des analyses sanguines afin de repérer un éventuel dysfonctionnement de la thyroïde. La Thyréostimuline ou TSH est dosée. Un taux anormalement bas de cette dernière indique une hyperthyroïdie, tandis qu’un taux anormalement élevé indique une hypothyroïdie. Les hormones thyroïdiennes peuvent également être dosées en complément ;
    • Un dosage de la calcitonine et un bilan phosphocalcique si le médecin suspecte un cancer médullaire de la thyroïde ;
    • Une échographie de la thyroïde et du cou ;
    • Une cytoponction, autrement dit un prélèvement indolore de cellules du nodule afin de les analyser au microscope. Cette analyse dite anatomopathologique permet de préciser le type de cancer thyroïdien.

D’autres examens peuvent parfois être nécessaires : scintigraphie thyroïdienne, IRM, scanner, etc.

Quel traitement ?

La prise en charge d’un cancer de la thyroïde dépend du type de cancer, de ses caractéristiques et de l’état de santé du patient. Plusieurs traitements sont envisageables : chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie.

Le premier traitement est l’intervention chirurgicale. C’est la thyroïdectomie totale, la totalité de la glande thyroïde est retirée voire certains ganglions lymphatiques. Les suites opératoires sont bonnes, quelques symptômes peuvent survenir : fatigue, gène pour avaler, enrouement ou enraidissement du cou.

Dans certains cas, l’intervention chirurgicale peut être complétée par un traitement par voie orale à l’iode radioactif. Il permet de détruire les potentielles cellules thyroïdiennes restantes. Pour ce traitement, le patient est hospitalisé pendant quelques jours.

A noter ! La radiothérapie externe est quant à elle peu prescrite pour ce type de cancer. De même, la chimiothérapie est peu utilisée dans les cancers de la thyroïde, sauf en cas de cancer anaplasique ou lorsque le cancer ne répond pas aux autres traitements.

Après le retrait de la glande thyroïde, un traitement hormonal est mis en place dans le but de compenser l’absence de sécrétion naturelle d’hormones thyroïdiennes. Ce sont des hormones thyroïdiennes de synthèse (lévothyroxine) à prendre à vie.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Cancers de la thyroïde. LE MANUEL MSD. Consulté le 6 avril 2020.
– Cancer de la thyroïde. AMELI. Consulté le 6 avril 2020.