IRML’IRM ou imagerie par résonance magnétique est un examen médical basé sur l’utilisation de champs magnétiques. Il permet d’obtenir des clichés du corps humain en deux ou trois dimensions. Cette technique est employé quotidiennement, mais en quoi consiste-t-elle ?

Définition et objectifs de l’IRM

L’IRM ou imagerie par résonance magnétique est un examen permettant de créer des images précises d’un organe ou d’une partie du corps. Il est particulièrement prescrit pour visualiser certains tissus mous comme le cerveau, la moelle épinière, les viscères, les muscles, les tendons, etc.

Cet appareil se présente comme un grand tunnel de près de 2 mètres de long au sein duquel une table vient se glisser. Pour cet examen, le patient est donc totalement « enfermé » dans l’appareil. Le dispositif est composé d’un gros aimant qui émet des ondes électromagnétiques en direction du patient.  Ces ondes réagissent directement avec l’un des composants du corps humain : l’hydrogène, présent dans toutes les molécules d’eau constituant notre organisme. Ces molécules d’eau en vibrant sous l’action des ondes, vont émettent des signaux captés par une caméra de l’appareil. Ces signaux sont ensuite retranscrits en images. De cette manière, une multitude de clichés du corps sont réalisés et visualisés sur un écran d’ordinateur sous forme de coupes. Ces images sont ensuite interprétées par un radiologue.

A savoir ! Cet examen n’utilise pas de rayons X. Il est sans risque pour le patient.

Lors de l’examen, l’injection d’un produit de contraste (substance, souvent à base de gadolinium, rendant certains éléments plus blancs à l’image, et donc plus visibles) peut être nécessaire pour obtenir une image de meilleure qualité.

Précautions

Il est fortement recommandé lors de la prise d’un rendez-vous pour une IRM d’avoir l’ordonnance sous les yeux afin de formuler le plus clairement possible la demande d’examen.

En cas de grossesse, avérée ou suspectée, ou d’allaitement, il faut le préciser à l’interlocuteur, car des modalités spécifiques sont prévues dans ce cas. En général, toute IRM au cours des 3 premiers mois de grossesse est évité afin de limiter les risques potentiels pour le fœtus.

Il faut signaler lors de la prise de rendez-vous, toute présence de matériel métallique, quel qu’il soit, présent dans le corps (pacemaker, prothèses, etc.) car dans certains cas, l’IRM est contre-indiquée.

A savoir ! L’IRM, en raison de la force magnétique importante générée, peut endommager certains appareils. Elle est donc contre-indiquée dans les cas suivants :

  • Pacemaker ;
  • Défibrillateurs cardiaques implantables ;
  • Prothèses ;
  • Patchs transdermiques ;
  • Cathéters ;
  • Pompes implantables ;
  • Valves cardiaques ;
  • Neurostimulateurs ;
  • Clips chirurgicaux dans le cerveau ;
  • Eclats métalliques dans les yeux.

Par ailleurs, le recours aux produits de contraste est fréquent et normalement bien supporté. Cependant, certaines réactions graves sont possibles d’où l’intérêt de faire connaître à l’interlocuteur la présence d’allergie (particulièrement, quand elle est liée à certains médicaments), d’urticaire, d’eczéma ou d’asthme. Les mesures nécessaires seront ainsi mises en œuvre pour garantir le bon déroulement de l’IRM, notamment par la prescription d’un traitement antiallergique de prévention.

Il est également conseillé d’indiquer la présence d’une claustrophobie (ne pas supporter d’être enfermé) en raison des conditions de l’examen. Des précautions pourront ainsi être adoptées par l’équipe médicale pour éviter tout malaise.

Pour finir, la présence d’un tatouage doit être signalée. En effet, une peau tatouée peut parfois être brûlée lors de l’examen quand elle est dans la zone à analyser. Ces brûlures peuvent être évitées en plaçant des bandes ou sacs de glace sur le tatouage.

Préparation à l’IRM

Tout d’abord, une IRM n’est pas un examen douloureux. Il n’y a éventuellement que l’injection du produit de contraste (généralement en perfusion) qui puisse générer de la douleur lors de l’insertion de l’aiguille. Cependant, l’examen nécessitant une immobilité totale, un sédatif peut être prescrit aux enfants afin qu’ils restent calmes.

Quelques consignes à respecter avant l’examen

Dans la majorité des cas, une IRM ne se fait pas à jeun, il est donc possible de boire de l’eau, manger ou prendre ses médicaments comme d’habitude.

Il est conseillé de porter une tenue confortable en évitant les morceaux de métal comme les boutons ou fermetures éclaires métalliques. Par ailleurs, les vêtements noirs et synthétiques peuvent perturber l’image, il est donc préférable de les éviter.  Enfin, il faut retirer les bijoux ou tout autre ornement métallique, proscrire les pommades, déodorants ou autre produit sur la zone à explorer.

Les documents à emmener

Avant de se rendre à l’examen, il faut bien vérifier que les papiers suivants sont prêts :

  • La carte vitale et/ou la carte de mutuelle ;
  • La prescription de l’IRM ;
  • Les ordonnances des traitements en cours ;
  • Les éventuels résultats des précédents examens (prise de sang, scanner, radiographie, etc.)
  • Le compte-rendu d’une éventuelle chirurgie.

Au rendez-vous

Le médecin va commencer par un interrogatoire sur l’état de santé du patient (traitements en cours, port d’un dispositif métallique), avant de le conduire dans la cabine de préparation afin qu’il retire tous les objets métalliques (bijoux, ceinture, etc.).

Si un produit de contraste est nécessaire, une perfusion intraveineuse (le plus souvent) est installée afin de procéder à l’administration du produit.

L’injection de produit à base de gadolinium est fréquente et généralement bien supportée. Cependant, comme pour tout médicament, le risque zéro n’existe pas et certaines réactions sont possibles. Le plus souvent, elles sont temporaires et sans gravité, par exemple : sensation de chaleur dans le corps, goût bizarre dans la bouche, nausées voire vomissements, hématome à la piqûre, fuite du produit sous la peau.

Dans de rares cas, les troubles sont plus préoccupants : troubles rénaux, réaction allergique (urticaire, asthme, eczéma) ou troubles cardio-respiratoires. Ils sont plus fréquents chez les personnes ayant des antécédents d’allergie (urticaire, asthme, eczéma, allergie médicamenteuse), ayant déjà eu ce type de réaction lors d’un précédent examen ou chez les patients atteints de pathologies rénales chroniques, pulmonaires ou cardiaques.

Déroulement de l’examen

L’IRM dure entre 15 et 30 minutes. Il est effectué par un technicien en radiologie puis les images obtenues sont analysées par le radiologue responsable.

Pendant toute la durée de l’examen, l’équipe médicale est présente et installée derrière une vitre. La communication est donc possible à tout moment grâce aux micros.

Pendant toute la durée de l’examen, le patient est allongé sur la table de l’appareil. La zone à examiner se trouve au centre du cylindre. Lorsque l’appareil se met en route, la table se glisse dans le tunnel contenant l’aimant de l’IRM. L’intérieur de l’appareil est éclairé et ventilé. Il est indispensable, afin d’obtenir des images de qualité, que le patient reste immobile pendant l’examen. Il est également nécessaire que le patient bloque sa respiration à certains moments sur les instructions du technicien.

Par ailleurs, la machine étant bruyante (comparable à un marteau-piqueur), des protections auditives peuvent être proposées.

Les suites de l’examen

Une fois l’IRM terminée, il est possible que le radiologue ait eu le temps d’analyser rapidement les images et puisse expliquer au patient les premiers résultats. Lorsque l’interprétation prend plus de temps, les résultats sont communiqués par l’intermédiaire du médecin traitant.

Le médecin ayant prescrit l’examen recevra un compte-rendu d’examen par courrier avec les clichés sur papier et sur un CD-ROM.

Le patient peut rentrer immédiatement chez lui. Dans le cas où un produit de contraste a été administré, il sera précisé au patient de boire 2L d’eau dans le reste de la journée afin d’éliminer le produit de l’organisme.

Charline D., Pharmacien

– Déroulement d’une IRM. Ameli. Le 5 mai 2017.
– IRM et cancer. INCa. Consulté le 21 septembre 2017.