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Symptômes, diagnostic et traitement

Quels symptômes ?inflammation-4

Une inflammation peut se manifester de différentes manières. Elle peut être généralisée et se traduire par une altération de l’état général avec de la fièvre et de la fatigue, ou être locale.

Quelque soit le stimulus, les manifestations de la réaction inflammatoire sont proches. Cependant, la nature des cytokines produites (messagers chimiques du système immunitaire), l’intensité et la durée des symptômes pourront varier selon le stimulus.

Lorsque l’inflammation est locale, on peut observer des manifestations locales, c’est-à-dire au niveau du site d’agression. Dans ce cas, la peau est rouge, chaude, douloureuse et gonflée. Ces symptômes sont expliqués par un afflux sanguin plus important généré au site d’inflammation à cause de la dilatation des vaisseaux (sous l’action de médiateurs chimiques). La douleur est engendrée par la pression exercée sur les terminaisons nerveuses.

Lorsqu’une articulation est le siège de l’inflammation, on parle d’arthrite : l’articulation est gonflée à cause d’une surproduction de liquide articulaire. La peau en regard de l’articulation est rouge, chaude et le patient se plaint de douleurs. Ces symptômes sont beaucoup plus visibles sur une petite articulation, comme au niveau de la main et des pieds, que sur les grosses articulations (la hanche par exemple).

L’inflammation peut concerner tous les organes. En médecine, on qualifie l’inflammation d’un organe en lui ajoutant le suffixe « ite ». Ainsi, une méningite désigne l’inflammation des méninges, la membrane entourant le cerveau. La fonction de l’organe touché peut être affectée et diminuée.

Quel diagnostic ?

Une inflammation est d’abord diagnostiquée cliniquement par l’observation des 4 symptômes caractéristiques : la douleur, la chaleur, le gonflement et la rougeur.

Si nécessaire, l’examen clinique est complété par une prise de sang à la recherche des marqueurs de l’inflammation dans le sang. L’augmentation de la vitesse de sédimentation (VS supérieure à 10mm) et de la quantité de protéine C réactive (CRP supérieure à 5mg/l) témoigne d’une inflammation. A noter que les valeurs de référence pour ces deux paramètres peuvent varier d’un laboratoire à l’autre.

D’autres examens complémentaires peuvent être effectués afin de déterminer la cause de l’inflammation.

Quel traitement ?

inflammation-2La prise en charge d’une inflammation diffère selon sa cause et sa sévérité. Généralement, elle vise à diminuer les symptômes par l’utilisation d’anti-inflammatoires, dont l’aspirine et l’ibuprofène. Des corticoïdes (Cortancyl® et Solupred®) peuvent aussi être prescrits pour leur action anti-inflammatoire. Des nouvelles thérapies à base d’anticorps permettent de cibler et détruire les molécules en cause dans l’entretien de la réaction inflammatoire chronique.

Lorsque l’inflammation est liée à une infection, selon l’agent pathogène en cause, le médecin peut prescrire un antibiotique en cas d’infection bactérienne, un antifongique en cas d’infection par un champignon ou un antiviral en cas d’infection par un virus.

Enfin, l’application de froid permet de soulager la douleur et réduire l’œdème de l’inflammation.

Charline D., Docteur en pharmacie

– L’inflammation. SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE RHUMATOLOGIE. Consulté le 17 janvier 2020.
– SKS – Inflammation et maladies : clés de compréhension. INSERM. Consulté le 17 janvier 2020.