Lymphogranulomatose

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Lymphogranulomatose-2Il est primordial de dépister une IST. Une fois le diagnostic établi, il est nécessaire de procéder immédiatement à la mise en place des mesures permettant d’éviter la transmission de l’infection et le soulagement du patient.

Une lymphogranulomatose vénérienne peut être diagnostiquée par le médecin traitant, un médecin de CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) ou un dermatologue-vénérologue lorsque les symptômes sont caractéristiques.

Le diagnostic nécessite :

  • Une analyse des écoulements (au niveau de l’urètre, l’anus et la gorge) lorsqu’ils existent ;
  • Une analyse d’urine pour mettre en évidence la présence de la bactérie ;
  • Une analyse de sang pour mettre en évidence les anticorps contre la bactérie.

Les prélèvements sont effectués par écouvillonnage (en frottant la lésion ou le pus avec une sorte de « coton tige ») sous anuscopie ou rectoscopie en cas anorectite (inflammation de l’anus et du rectum) ou par ponction au niveau d’un ganglion.

Le ou les partenaires sexuelles du patient doivent également être dépistés afin d’éviter toute réinfestation.

À savoir ! Prévenir les infections sexuellement transmissibles est capital. La prévention repose sur l’utilisation du préservatif masculin ou féminin.

Quel traitement ?

Le traitement de la lymphogranulomatose vénérienne est simple, mais il est plus long que pour les autres maladies sexuellement transmissibles comme la chlamydia, par exemple. Il doit être initié le plus rapidement possible, sans attendre les résultats.

Le traitement repose sur la prise d’un antibiotique, la doxycycline généralement ou l’érythromycine, pendant 3 à 6 semaines. Lorsque celui-ci est débuté avant la 3ème phase de la maladie, il n’y a pas de séquelles. Les rapports sexuels ne sont pas conseillés pendant la durée du traitement.

Après guérison, un suivi étroit doit être poursuivi les 6 mois suivants. A noter que le traitement n’immunise pas contre une nouvelle contamination, et ne dispense donc pas des mesures préventives.

Au-delà du traitement médicamenteux, il est nécessaire d’appliquer certaines mesures pendant la durée du traitement afin d’en assurer l’efficacité :

  • Utilisation de préservatifs ;
  • Respecter la prescription du médecin même lorsque les symptômes ont disparu ;
  • Effectuer une visite de contrôle chez le médecin lorsque le traitement est terminé ;
  • Demander à son ou ses partenaires de suivre le traitement également ;
  • Contacter ses anciens partenaires pour leur conseiller un dépistage.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Lymphogranulomatose vénérienne (maladie de Nicholas-Fabre).LE MANUEL MSD. Consulté le 14 janvier 2020.
– La lymphogranulomatose vénérienne. Société nationale française de colo-proctologie.SNFCP. Consulté le 14 janvier 2020.
– La LGV, c’est quoi ? Sida Info Service.SIDA INFO SERVICE. Consulté le 14 janvier 2020.
– LGV (Lymphogranulomatose Vénérienne).ENIPSE. Consulté le 14 janvier 2020.