Diagnostic et traitement

26 septembre 2019 par

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Diagnostic et traitement

Quel diagnostic pour la rhinopharyngite ?

Le diagnostic d’une rhinopharyngite est simple. Il repose uniquement sur la présence des symptômes caractéristiques, à savoir la congestion et l’écoulement nasal.

L’infection étant bénigne et guérissant spontanément, la consultation médicale n’est généralement pas nécessaire. En effet, elle n’est utile qu’en cas de complications.

Quels traitements ?

Dans la plupart des cas, une rhinopharyngite guérit en quelques jours, sans traitement. Certaines mesures permettent d’améliorer le confort, et limitent la contamination de l’entourage :

conseils en cas de fièvre et de douleurEn cas de fièvre et de douleur :

  1. Boire de l’eau régulièrement ;
  2. Ne pas surchauffer les pièces de l’habitation, maintenir la température entre 18 et 20°C ;
  3. Ne pas trop se couvrir
  4. Ne pas s’exposer à la fumée de cigarettes

En cas d’obstruction ou d’écoulement nasal :

  1. Utiliser des mouchoirs jetables et des solutions de lavage nasal ;
  2. Dormir la tête surélevée ;
  3. Éviter l’exposition à un espace climatisé qui assèche les  muqueuses ;
  4. Aérer régulièrement le logement.

Des gestes simples peuvent prévenir la transmission de la rhinopharyngite, tels que :

  1. Des mesures d’hygiène de base : Se laver régulièrement les mains, en particulier, après s’être ;
  2. Éviter le partage d’objets personnels avec un malade ;
  3. Éternuer dans son coude ou un mouchoir pour éviter les projections ;
  4. etc

Il est conseillé de se rapprocher de son médecin si :

  1. Les symptômes de la rhinopharyngite s’aggravent ou persistent (maux de tête intenses, vomissements, difficultés à avaler ou à respirer, conjonctivite, sinusite) ;
  2. La fièvre dépasse 38,5°C et persiste pendant plus de 3 jours ;
  3. La toux, l’obstruction ou l’écoulement nasal perdurent plus de 15 – 20 jours ;
  4. Des signes de complications apparaissent (douleur au niveau des oreilles, gonflement des paupières, etc.)
  5. Des pathologies chroniques sont présentes (diabète, BPCO, mucoviscidose, immunodépression).

La prise en charge d’une rhinopharyngite non compliquée peut justifier un traitement symptomatique pour améliorer le confort : antipyrétique (Paracétamol, Ibuprofène, etc.) et solutions de lavage nasal (pipettes de sérum physiologique ou sprays d’eau de mer). Le paracétamol est l’antalgique de première intention. Il doit néanmoins être utilisé à la plus petite dose et le moins longtemps possible. Il ne faut pas dépasser 1g par prise chez l’adulte, et attendre 6 heures entre deux prises. Il est contre-indiqué en cas d’allergie ou d’insuffisance hépatique. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène) ainsi que les corticoïdes par voie générale ne sont pas indiqués en première intention. Ils exposent, en effet, à des risques de complications infectieuses graves.

Les vasoconstricteurs par voie générale comme par voie nasale permettent de réduire la congestion nasale et améliorent la respiration. Ils ne sont pas recommandés avant 15 ans. Par ailleurs, ils ne sont pas dénués de risques, ils exposent à un risque plus important d’AVC, de troubles cardiaques, d’hypertension artérielle, etc. Ils ne doivent donc pas être utilisés plus de 5 jours ou être associés entre eux. Il est nécessaire de demander l’avis du pharmacien avant de les utiliser.  Les vasoconstricteurs sont contre-indiqués en cas de grossesse, d’allaitement, d’hypertension artérielle, d’antécédents d’épilepsie, d’AVC ou de convulsions.

Les antitussifs et les fluidifiants bronchiques sont formellement contre-indiqués avant l’âge de deux ans.

La prescription d’antibiotiques n’est pas justifiée. Il n’a, en effet, aucune efficacité démontrée, ni sur la durée des symptômes, ni pour la prévention des complications. Le traitement antibiotique n’est indiqué qu’en cas de rhinopharyngite associée d’emblée à une complication bactérienne.

Une vigilance accrue est nécessaire en cas de facteurs de risques de complications bactériennes.

Publié le 4 janvier 2016. Mis à jour par Charline D., Docteur en pharmacie, le 3 juin 2021.

Sources
– Rhinopharyngite de l’adulte. ameli.fr. Consulté le 3 juin 2021.
– Rhinopharyngite aiguë et angine aiguë de l’adulte. has-sante.fr. Consulté le 3 juin 2021.
Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
Aime le sport et la mode.
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