fiche-vih-sida
Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus responsable de la destruction des cellules immunitaires. A long terme, l’infection aboutit à l’apparition du syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) : très affaibli, le système immunitaire n’est plus capable de protéger le patient de nouvelles infections, dites opportunistes. En 2018, près de 38 millions de personnes dans le monde vivaient avec le VIH, et 1,7 millions de personnes s’étaient nouvellement contaminées. On estimait le nombre de décès à 770 000.  En France, en moyenne 6000 individus sont découverts séropositifs chaque année.

Histoire, épidémiologie et origine

Découverte du virus

fiches-definition-sidaLe VIH est responsable d’une pandémie depuis plus de trente ans. C’est en 1981 que les premiers malades sont identifiés : cinq jeunes hommes homosexuels atteints d’une pneumocystose, une grave maladie pulmonaire, sont identifiés à Los Angeles. Ceci alerte le Centre de Contrôle des Maladies (CDC) des États-Unis.

Infographie Santé sur le Net

Le SIDA en France

Il apparaît rapidement que d’autres cas de décès associés à des maladies opportunistes sont identifiés, notamment parmi les usagers de drogues pratiquant les injections par voie intraveineuse. Dans certaines régions d’Afrique ainsi qu’en Haïti, l’hécatombe touche toutes les populations. La Chine est affectée en 1982 et cela ébranle le monde entier, désormais sujet à une véritable pandémie.

À savoir ! Une pandémie est une épidémie couvrant une très large zone géographique. Dans le cas du VIH, la pandémie est mondiale puisque le virus est présent partout.

Le VIH est identifié en 1983 par une équipe de chercheurs français composée des Pr Françoise Barré-Sinoussi, Luc Montagnier et Jean-Claude Chermann de l’Institut Pasteur de Paris. Pour cette découverte, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montaigner sont conjointement récompensés par le Prix Nobel de Médecine en 2008, vingt-cinq ans après l’isolement du VIH.

À savoir ! Le Prix Nobel est une récompense internationale visant à récompenser les personnes ayant fait des découvertes de haute importance pour le bénéfice de l’humanité.

Épidémiologie et transmission

Avec plus de 32 millions de morts dans le monde depuis le début de la pandémie, le VIH est un problème de santé publique majeur. En 2018, 38 millions de personnes vivaient avec le VIH, dont 5% d’enfants.

L’Afrique est la région du monde la plus touchée par le virus. Elle abrite, en effet, plus des deux tiers des individus séropositifs, soit près de 26 millions de personnes. En France, près de 6 000 personnes découvrent leur séropositivité chaque année.

À savoir ! La séropositivité définit la présence, au sein de l’organisme, d’anticorps dirigés contre un pathogène donné. Le terme « séropositif » n’est donc pas spécifique au VIH mais peut être utilisé dans le cadre d’autres infections.

Le VIH se transmet par le sang, le lait maternel et les sécrétions génitales. Il y a donc risque de contamination en cas de :

  • Rapports sexuels non protégés. Ce risque est majoré par la présence d’une autre infection sexuellement transmissible ;
  • Partage d’aiguilles, de seringues ou de matériels d’injection lors de l’injection de drogues ;
  • D’injections, de transfusions sanguines à risque, de gestes médicaux impliquant de couper ou de percer la peau dans des conditions non stériles ;
  • Piqûres accidentelles avec du matériel contaminé ;
  • Transmission de la mère infectée à l’enfant.

Origines du virus

Il existe deux variantes du VIH, notées VIH-1 et VIH-2. Les équipes de recherche s’accordent sur l’hypothèse selon laquelle le virus aurait été transmis du singe à l’Homme de façon accidentelle.

Le VIH-1 est subdivisé en 4 variants génétiques : M (responsable de 99% des infections par le VIH-1), N, O et P. Ce virus est à l’origine de la grande majorité des infections dans le monde. Les variants M et N ont été transmis à l’Homme par le chimpanzé lors de la chasse ou de la préparation de la viande simienne. Les variants O et P, quant à eux beaucoup moins répandus, proviennent du gorille.

Le VIH-2 n’est que très peu répandu hors d’Afrique et aurait été transmis à l’Homme par une autre espèce de singe, le mangabey. En Europe, il est très peu présent et est responsable d’environ 1% de toutes les infections à VIH.