emphysème pulmonaire : alvéole de sang saturé d'oxygène dans les poumons

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Main qui écrase une dizaine de cigarettes (qui est la première cause de l'emphysème pulmonaire)Lorsqu’un emphysème est suspecté, plusieurs examens médicaux sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

Tout d’abord, le médecin interroge son patient et l’examine. Les questions posées au patient concernent un éventuel tabagisme (dans le cas ou le patient n’a pas de pathologies pulmonaires connues), ses symptômes (essoufflement, toux, etc.) et ses antécédents médicaux.

Ensuite, la gravité de l’essoufflement est évaluée par le médecin. Il peut éventuellement réaliser un test respiratoire ou spirométrie qui consiste à demander au patient de souffler le plus fort possible et le plus longtemps possible dans un tube relié à un appareil. Il peut être demandé au patient de réitérer l’opération après inhalation d’un médicament bronchodilatateur. Ce test mesure la capacité du patient à expirer tout l’air présent dans ses poumons : le VEMS ou le volume expiratoire maximal par seconde. Cet examen est indispensable pour évaluer le type d’essoufflement et l’importance de l’emphysème. Il conditionne la démarche thérapeutique à suivre.

La spirométrie peut être complétée par un autre test : la pléthysmographie. Il permet de calculer les volumes respiratoires, et notamment le volume pulmonaire résiduel, autrement dit la quantité d’air restant dans les poumons après l’expiration.

Enfin, une radiographie des poumons est réalisée afin de rechercher une distension du thorax. Un scanner thoracique permet de préciser les zones pulmonaires affectées par l’emphysème. Il est souvent utilisé pour suivre l’évolution, voir l’extension, de l’emphysème au fil du temps.

Un bilan cardiaque est systématique effectué dans le but d’évaluer le retentissement cardiaque de l’affection. Il comprend une échographie cardiaque et un électrocardiogramme.

À noter ! D’autres examens complémentaires, par exemple une prise de sang peuvent être réalisés afin de détecter d’éventuelles pathologies associées.

Quel traitement ?

Un emphysème pulmonaire est incurable. Les alvéoles dégradées n’ont pas la capacité de se régénérer. La prise en charge vise donc à ralentir l’évolution de la maladie et à limiter les complications.

La première des mesures indispensables est l’arrêt du tabac pour les fumeurs. En cas de dépendance, un traitement de substitution nicotinique peut être prescrit. Plusieurs dosages et plusieurs formes (patchs, gommes, spray, comprimés) de substituts existent pour accompagner chaque type de fumeur vers le sevrage. Ils permettent, en effet, de diminuer les symptômes de manque de nicotine, (irritabilité, troubles du sommeil, difficulté de concentration, etc.) et augmentent les chances de réussite dans l’arrêt du tabac.

Il faut également éviter : tous les lieux enfumés et de respirer des substances nocives (produits chimiques, allergènes). Une réorientation professionnelle doit parfois être envisagée.

La prise en charge vise ensuite à soulager le patient en traitant ses symptômes : activité physique régulière et adaptée, kinésithérapie respiratoire, médicaments bronchodilatateurs, corticostéroïdes (contre l’inflammation), antibiotiques (contre d’éventuelles infections), inhalation d’oxygène voire transplantation pulmonaire dans certains cas.

La vaccination antigrippale et antipneumococcique est préconisée.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Emphysème pulmonaire. LAROUSSE. Consulté le 27 avril 2020.
– Emphysème. CONCILIO. Consulté le 27 avril 2020.
– Symptômes et bilan d’une BPCO. AMELI. Consulté le 27 avril 2020.