Panorama de la santé en 2025 en France : les observations de l’OCDE
Chaque fin d’année, l’ODCE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, publie un Panorama de la santé de chacun de ses pays membres, partenaires et pays candidats à l’adhésion. Focus sur les principaux indicateurs du système de santé français en 2025.

Etat de santé et facteurs de risques pour la santé
En France, l’espérance de vie s’établit à 83 ans, soit 1,9 an au-dessus de la moyenne de l’OCDE.
La mortalité évitable s’élève à 114 pour 100 000 en France contre 145 pour la moyenne des pays appartenant à l’OCDE de 145.
Les facteurs de risque pris en compte par l’OCDE sont tabagisme, obésité, consommation d’alcool et sédentarité.
Sur ces points du tabac et de l’alcool, les Français sont plutôt mauvais élèves :
- La prévalence du tabagisme quotidien en France est de 23,1 % contre 14,8 % pour la moyenne de l’OCDE
- La consommation d’alcool est supérieure à la moyenne de l’OCDE, à 10,4 litres par habitant en France contre 8.5.
En revanche, pour l’activité sportive et l’obésité, les Français affichent de meilleurs indicateurs comparativement à la moyenne de l’OCDE :
- 27 % des adultes en France ne pratiquent pas suffisamment d’activité physique, contre 30 % en moyenne dans l’OCDE ;
- La prévalence de l’obésité autodéclarée s’établit à 14 % en France, ce qui est inférieur à la moyenne de l’OCDE de 19 %.
Du côté de la pollution atmosphérique, soulignons que la population française est exposée en moyenne à 9.5 microgrammes de particules ambiantes (PM2.5) par mètre cube contre 11,2 microgrammes dans les pays membres de l’OCDE, en moyenne.
Accès aux soins, qualité des soins
Soulignons tout d’abord que dans l’Hexagone, l’ensemble de la population est couvert pour un ensemble de services de base, alors que 98 % de la population est couverte en moyenne dans les pays de l’OCDE. La France déploie en effet une couverture santé universelle.
Pour le contentement par rapport à l’accès aux soins, 60 % des Français se disent notamment satisfaits de la disponibilité de soins de qualité, contre 64% dans les pays de l’OCDE. En parallèle, 4,1 % des Français expriment des besoins non satisfaits en matière de soins de santé, contre 3,4 % en moyenne dans l’OCDE.
Par ailleurs, des opportunités clés émergent pour améliorer l’efficacité et la qualité des soins : l’optimisation des parcours de soins, la réorganisation des métiers de la santé, ainsi que l’adoption des solutions numériques. Le rapport note par exemple qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE, seulement 13 % des consultations se font désormais par téléconsultation, un levier encore très important pour rendre le système plus efficient et accessible.
Dépenses de santé et moyens mis en oeuvre
En moyenne, La France dépense 6 330 euros par habitant pour la santé, soit plus que la moyenne de l’OCDE qui est de 5 120 euros en moyenne. Cela équivaut à 11.5 % du PIB, contre 9,3 % en moyenne dans l’OCDE.
Sur le budget de la prévention, la France consacre 2,3 % de ses dépenses courantes en santé à la prévention, ce qui est inférieur à la moyenne de l’OCDE qui est de 3.4 %. Un chiffre qui est en constante baisse depuis la pandémie de COVID-19.
Pour les moyens humains, retenons que la France met à disposition :
- 3,9 médecins en exercice pour 1 000 habitants en France (moyenne de l’OCDE : 3,9) ;
- 8,8 infirmiers sont en exercice pour 1000 habitants (moyenne de l’OCDE : 9,2).
- 2,8 travailleurs du secteur des soins de longue durée pour 100 personnes âgées de 65 ans et plus (moyenne de l’OCDE de 5) ;
- 92 pharmaciens pour 100 000 habitants, contre 86 en moyenne dans l’OCDE.
Pour les moyens techniques regroupant infrastructures sanitaires et équipements, la France compte :
- 5,4 lits d’hôpitaux pour 1 000 habitants, ce qui est supérieur à la moyenne de l’OCDE de 4,2 ;
- 44 scanners, appareils d’IRM et scanners TEP par million d’habitants en France (moyenne de l’OCDE de 51).
En conclusion, les projections du rapport montrent que les dépenses publiques de santé pourraient augmenter d’en moyenne 1,5 point de PIB d’ici 2045 si le système reste inchangé. La clef majeure, pour permettre à la population de vieillir en bonne santé et de préserver le système de santé, est notamment de renforcer les politiques de prévention.
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