Pourquoi dort-on moins bien quand il fait froid ? Les effets du climat sur le sommeil
Lorsque les températures baissent, beaucoup constatent une dégradation de la qualité de leur sommeil : endormissement plus long, réveils nocturnes fréquents, sensation de fatigue au réveil. Ce phénomène n’est pas anecdotique. Le froid influence directement nos mécanismes physiologiques et biologiques du sommeil, mais aussi certains paramètres environnementaux et comportementaux propres à l’hiver. Même si l’idée de s’endormir sous une couette bien chaude paraît instinctivement rassurante lorsque le froid s’installe, cette sensation de confort ne suffit pas toujours à garantir un sommeil de qualité.

Les effets physiologiques du froid sur le sommeil
Le sommeil est étroitement lié à la thermorégulation. Pour s’endormir, la température corporelle centrale doit légèrement diminuer. Toutefois, dans un environnement trop froid, le corps active des mécanismes de thermogenèse afin de maintenir sa température interne. Cette mobilisation énergétique peut fragmenter le sommeil et augmenter les micro-réveils nocturnes.
Par ailleurs, le froid favorise le resserrement des voies respiratoires et l’assèchement des muqueuses, ce qui peut accentuer les ronflements, l’inconfort respiratoire et, chez certaines personnes, aggraver des troubles comme l’apnée du sommeil. La qualité globale du repos s’en trouve alors altérée.
L’impact du froid et de l’hiver sur le mental et le rythme circadien
En hiver, la diminution de l’exposition à la lumière naturelle perturbe le rythme circadien. La production de mélatonine (hormone du sommeil) et de sérotonine (impliquée dans la régulation de l’humeur) peut être désynchronisée. Ce déséquilibre hormonal est susceptible d’entraîner des troubles de l’humeur, une baisse d’énergie en journée et des difficultés à maintenir un cycle veille-sommeil stable.
Ces effets sont d’autant plus marqués lorsque l’exposition à la lumière naturelle est insuffisante, notamment chez les personnes passant beaucoup de temps en intérieur.
Comment améliorer la qualité du sommeil en hiver
Même si l’hiver représente un défi pour le sommeil, plusieurs leviers permettent d’en limiter les effets :
- Maintenir une température de chambre adaptée
Une chambre fraîche mais confortable reste idéale. Les données scientifiques convergent vers une température comprise entre 16 et 19 °C, favorisant l’endormissement sans déclencher une réponse excessive de thermorégulation. - Adapter sa literie aux nuits froides
Une isolation thermique suffisante est essentielle : couette chaude, couvertures adaptées et vêtements de nuit appropriés. Un matelas de qualité, offrant un bon soutien, contribue également à réduire les micro-réveils liés à l’inconfort. - Augmenter l’exposition à la lumière naturelle
Sortir le matin, ouvrir largement les rideaux dès le réveil ou recourir à une lampe de luminothérapie en cas de déficit lumineux permet de resynchroniser l’horloge biologique. - Maintenir une activité physique régulière
Même modérée et pratiquée en intérieur, l’activité physique améliore la qualité du sommeil, réduit le stress et favorise un endormissement plus rapide. - Instaurer une routine de détente avant le coucher
La gestion du stress est déterminante : relaxation, étirements doux, lecture ou bain chaud aident à préparer le corps et l’esprit au sommeil. - Veiller à la qualité de l’air intérieur
Un air trop sec peut nuire au confort respiratoire. Maintenir une humidification adéquate de la chambre contribue à un sommeil plus paisible, en particulier en période de chauffage.
En conclusion
Le froid n’empêche pas de bien dormir, mais il impose des ajustements précis. En comprenant ses effets sur la thermorégulation, le rythme circadien et l’environnement de sommeil, il est possible de mettre en place des stratégies efficaces pour préserver un repos réparateur. Un sommeil de qualité reste un pilier essentiel de la santé physique, mentale et du bien-être général, quelle que soit la saison.
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