Ronrons, coups de pattes et nuits agitées : faut-il dormir avec son animal de compagnie ?

Par |Publié le : 13 mars 2026|Dernière mise à jour : 9 mars 2026|5 min de lecture|

À l’occasion de la Journée internationale du sommeil, une étude révèle que de nombreux Français partagent leur chambre avec leur animal. Une proximité qui ne fait pas toujours l’unanimité.

Les animaux de compagnie réduisent l'anxiété

Un ronron dans l’oreille, une truffe au pied du lit… et parfois un coup de patte à 3 heures du matin. En France, les animaux de compagnie s’invitent de plus en plus dans les chambres, voire directement sous la couette. À l’occasion de la Journée internationale du sommeil, ce vendredi 13 mars, une étude Ipsos réalisée en février 2026 pour Santévet montre à quel point les espaces de sommeil sont devenus…un vrai lieu de vie pour ces petites bêtes à quatre pattes.

Selon cette enquête menée auprès de 2 000 Français, près d’un Français sur deux (49 %) déclare que son chat ou son chien dort dans la même chambre que lui. Et certains franchissent même un pas supplémentaire : 32 % des propriétaires de chats et 19 % des propriétaires de chiens partagent carrément leur lit avec leur compagnon à quatre pattes.

Sans surprise, les jeunes adultes sont les plus adeptes de ces nuits à deux (ou trois). Chez les 18-24 ans, 62 % dorment dans la même pièce que leur animal. Une proximité qui reflète le lien très fort qui unit de plus en plus les Français à leurs compagnons. D’ailleurs, 80 % des propriétaires de chats ou de chiens considèrent leur animal comme un membre de la famille, même si ce chiffre baisse à 69 % après 65 ans.

« Ses ronronnements et sa respiration m’apaisent, et caresser son poil doux et chaud me réconforte »

« À travers cette enquête, nous avons souhaité mieux comprendre la place des chats et chiens au sein des foyers français. Cette démarche s’inscrit pleinement dans notre mission d’entreprise : nourrir le lien unique entre les animaux de compagnie et les humains. Les résultats démontrent que les 18-24 ans, plus particulièrement, nouent des liens extrêmement forts et fusionnels avec leurs animaux de compagnie, notamment en dormant dans la même pièce qu’eux, ce qui est symboliquement très parlant », explique Hugues Salord, président de Santévet dans un communiqué de presse.

Ronron ou insomniaque ?

Dans la vraie vie, dormir avec son animal peut être un véritable moment de tendresse… ou une petite épreuve nocturne. Laura, 35 ans, y voit plutôt des avantages. « Mon chien dort au pied de mon lit à même le sol et depuis que je l’ai adopté j’observe une différence sur mon sommeil. J’ai des nuits beaucoup plus apaisées. »

Même constat pour Pauline, 32 ans, qui partage ses nuits avec Charli. « J’apprécie particulièrement dormir avec ma petite chatte que j’adore. Ses ronronnements et sa respiration m’apaisent, et caresser son poil doux et chaud me réconforte. » Pour elle, la présence de son animal apporte même un sentiment de sécurité. « J’aime la savoir proche, ça me procure un sentiment de sécurité et d’amour. »

Quand l’amour perturbe le sommeil

D’autres propriétaires sont moins enthousiastes. Les animaux, eux, n’ont pas toujours les mêmes horaires que leurs maîtres. Lilou, 20 ans, en a fait l’expérience. « Je dors mieux sans mon chat parce qu’il bouge ou pire parfois il est sur moi et je n’ose pas le bouger du coup je reste coincée et je dors mal. »

C’est le cas également de Gabrielle, 40 ans. « J’ai adopté mon Berger Australien il y a un an et demi. Au départ, j’aimais qu’il dorme dans ma chambre mais il ne peut s’empêcher de gigoter la nuit ce qui est très dérangeant pour dormir. Depuis, il dort dans le salon et le sommeil de toute la famille est désormais de meilleure qualité. »

Des effets apaisants… prouvés

Malgré certaines nuits agitées, plusieurs spécialistes soulignent les effets positifs de la présence animale sur le sommeil et le moral. « Dormir avec son animal de compagnie renforce le lien affectif. Le chien se sent en sécurité près de son maître. Il aide à s’endormir plus facilement et à améliorer l’humeur selon des études. L’amour inconditionnel des toutous peut atténuer des épisodes dépressifs », explique le Dr Pierre Fabing, vétérinaire, sur Ici Poitou (anciennement France Bleu).

Les chats, eux aussi, ont leur petit pouvoir magique. « On parle même de ronronthérapie ». Le ronronnement, émis entre 20 et 50 hertz, aurait un effet relaxant, capable de diminuer le stress et de faciliter l’endormissement. Chez certaines personnes anxieuses, il contribuerait même à faire baisser la tension artérielle.

Quelques inconvénients à garder en tête

Mais dormir avec son animal de compagnie n’est pas toujours une bonne idée. Certains inconvénients doivent être pris en compte avant d’inviter son chien ou son chat sous la couette.

Sur le plan de l’hygiène, les animaux peuvent transporter des parasites comme les puces ou les tiques, susceptibles d’être transmis à l’humain. Il existe également un risque, bien que rare, de zoonoses, ces maladies transmissibles entre l’animal et l’homme.

Enfin, sur le plan comportemental, cette proximité permanente peut parfois favoriser certains troubles chez l’animal, comme la possessivité ou l’anxiété de séparation lorsqu’il est éloigné de son maître.

Alors, faut-il autoriser Médor ou Minou à squatter la chambre ? Tout dépend du dormeur… et du caractère de l’animal. Une chose est sûre. Entre ceux qui s’endorment bercés par un ronron et ceux réveillés par une patte sur le visage, les Français n’ont jamais été aussi bien accompagnés durant leur nuit. 

Sources
– Les propriétaires Français dorment avec leurs animaux. . Consulté le 09 mars 2026.
– Dormir avec son chien : bonne ou mauvaise idée ?. www.radiofrance.fr. Consulté le 09 mars 2026.

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Elodie Vaz
Elodie Vaz
Journaliste en santé, diplômée du CFPJ en 2023, Élodie, explore les empreintes que les maladies laissent sur les corps et, plus largement sur la vie humaine. Infirmière diplômée d’État en 2010, elle a passé douze ans au chevet des patients avant de troquer son stéthoscope contre un carnet de notes. Elle interroge depuis les liens qui unissent environnement et santé, convaincue que la vitalité du vivant ne se résume pas à celle des Hommes. Carte de presse numéro 143067