Seconde infection Covid-19 par un variant : quelle protection ?

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Rédigé par Estelle B. et publié le 2 avril 2021

Désormais, le variant britannique (scientifiquement dénommé le variant B.1.1.7) est devenu majoritaire dans les nouvelles contaminations par le SARS-CoV2. Quelle est l’efficacité des anticorps neutralisants, présents dans le sang des patients déjà infectés, sur les nouveaux variants ? Une récente étude, publiée dans la revue scientifique Nature Medicine, apporte quelques éléments de réponse.

Risque de seconde infection Covid-19 par un variant

Quel est le risque pour une personne ayant déjà contracté la Covid-19 avec la souche sauvage du SARS-CoV2 de développer à nouveau la maladie en étant contaminé par l’un des nouveaux variants du virus ? Cette question est capitale, à la fois pour les patients concernés et pour les autorités de santé publique. Pour tenter de répondre à cette question, plusieurs équipes de recherche françaises ont uni leurs efforts.

Les chercheurs ont étudié l’effet des anticorps neutralisants, présents dans le sang de personnes déjà infectées ou vaccinées contre la Covid-19, sur deux nouveaux variants actuellement en pleine expansion en France et dans le monde :

  • Le variant dit britannique (variant B.1.1.7) ;
  • Le variant dit sud-africain (variant B.1.351).

La sensibilité de ces deux variants aux anticorps neutralisants a été comparée avec celle de la souche sauvage du SARS-CoV2.

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Un variant britannique sensible aux anticorps neutralisants

Pour évaluer la sensibilité des virus, les chercheurs ont travaillé directement sur les souches virales sauvages et sur les nouveaux variants britanniques et sud-africains. Ils ont également collecté des sérums de patients atteints trois, six ou neuf mois auparavant par la Covid-19 et contenant des anticorps capables de neutraliser le coronavirus. Ils ont développé un nouveau test de neutralisation des virus par les anticorps, rapide et semi-automatisé.

Les données collectées ont révélé que 79 sérums de patients sur les 83 testés étaient capables de neutraliser le variant britannique du coronavirus. Cette capacité de neutralisation, d’environ 95 %, était similaire à celle observée avec la souche sauvage du virus. La même quantité d’anticorps neutralisants était nécessaire pour atteindre la neutralisation.

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Un variant sud-africain capable d’échapper aux anticorps neutralisants

Quant au variant sud-africain, sa sensibilité aux anticorps neutralisants s’est révélée réduite, puisque seulement 40 % des sérums étaient capables de neutraliser le variant. De plus, il fallait une concentration six fois supérieure en anticorps neutralisants dans le sérum pour parvenir à neutraliser le variant sud-africain, par rapport à la souche sauvage.

Ces nouvelles données indiquent que le variant britannique réagit de manière similaire à la souche sauvage, après une première contamination et dans une moindre mesure après la vaccination contre la Covid-19. En revanche, le variant sud-africain s’avère beaucoup moins sensible aux anticorps neutralisants, suggérant une réinfection possible, surtout chez les patients ayant des faibles taux d’anticorps ou ayant été malades plus anciennement. Enfin, la vaccination contre la Covid-19 serait moins protectrice face au variant sud-africain.

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Estelle B., Docteur en Pharmacie

Source
– Covid-19 : analyse de la sensibilité des variants anglais (b.1.1.7) et sud-africain (b.1.351) aux anticorps neutralisants anti-sars-cov-2. pasteur.fr. Consulté le 1 avril 2021.

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