L’aspirine confirme son rôle dans la prévention du cancer du foie et de l’ovaire

Nov 3, 2018 par

Il y a quelques années, des études menées sur un groupe de femmes aux Etats-Unis ont montré que la prise quotidienne d’aspirine sur une période de 6 ans ou plus permettaient de réduire les risques de cancers colorectaux et gastro-intestinaux.

Deux nouvelles études menées aux Etats-Unis renforcent l’idée que cette dernière pourrait avoir un rôle préventif sur le cancer du foie et de l’ovaire. Les résultats obtenus sont en faveur du rôle protecteur de la prise régulière de médicament contre le risque d’’apparition de ces deux cancers.

aspirine

Les deux dernières études Aspirine – Cancers

La première étude porte sur plus de 200 000 femmes. L’étude a été menée sur 30 ans et 1054 cancers de l’ovaire ont été recensés. Chez les femmes ayant pris des faibles doses d’aspirine pendant au moins un an, une réduction de 23% du risque d’apparition de cancer de l’ovaire a été observé. Chez les femmes ayant pris des doses d’aspirine plus fortes (supérieures à 100 mg par jour), cette réduction du risque ne se confirme pas).

Plus la prise de ce médicament s’étend dans le temps, plus la réduction du risque d’apparition de cancers de l’ovaire est Importante.

Concernant la seconde étude, 4 millions de personnes y ont participé et 108 cancers du foie ont été recensés. Dans le tableau ci-dessous est présenté le pourcentage de réduction de survenue de cancer en fonction de la dose de ce médicament.

Doses par semaineRéduction du risque de  survenue du cancer
Moins de 1,5 g13 % (non significatif)
Entre 1 ,5 et 5 g49 %
Plus de 5 g51 %

Lorsque les durées de prises d’aspirine sont supérieures à 5 ans, le risque d’apparition du cancer est significativement réduit.

Comment s’expliquerait cet effet préventif de l’aspirine ? L’acide acétyl salicylique (nom chimique de l’aspirine) a une action anti-inflammatoire hors, on sait que des processus inflammatoires participent à l’oncogenèse et favorisent l’apparition de cancers et leur développement.

Cependant, cette explication reste une hypothèse qui ne semble pas se confirmer. En effet, deux autres études ont montré que le risque de survenue du cancer du foie n’était pas réduit par la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et que le risque de cancer de l’ovaire était même plus élevé chez les patients traités par des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Il faut garder en tête que le cancer de l’ovaire rester mortel : ce mauvais pronostic est dû à un diagnostic trop tardif et une résistance à la chimiothérapie.

À savoir ! Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont une action anti-inflammatoire mais également antalgique (diminution de la douleur) et antipyrétique (pour faire baisser la fièvre).

L’aspirine, quels risques ?

Il faut rester vigilant à la prise d’aspirine qui présente un risque hémorragique non négligeable chez les patients atteints de pathologies hépatiques chroniques. L’aspirine peut provoquer des saignements importants aves risque d’anémies car cette molécule possède des propriétés fluidifiantes du sang et cela même à faible dose. Une à deux hémorragies graves sur 1000 patients sont ainsi constatées ce n’est pas négligeable !

Léa G.  Journaliste scientifique

– L’aspirine confirme son effet prophylactique contre le cancer du foie et de l’ovaire.Le Quotidien du Médecin.
– Aspirin and Chemoprevention—Have We Arrived? Jawa Oncologu Jamanetwork.com
Léa G.
Rédactrice scientifique
Passionnée par la virologie, l’immunologie et les enfants.
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