Comment bien préparer sa peau au retour des UV ?
Les premiers rayons du soleil donnent envie de profiter du beau temps. Mais les niveaux d’UV augmentent bien avant l’été. Avant de s’exposer au printemps, quelques précautions s’imposent. Quel est l’impact des UV sur la santé ? Comment bien préparer sa peau avant les premières expositions ? Et comment prévenir les coups de soleil pour limiter les risques ? On fait le point.

Quel est l’impact des UV sur la peau ?
Le soleil est souvent associé à la bonne humeur et à la vitalité. Mais ses rayons ultraviolets exercent une pression constante sur la peau. Lorsqu’elle est exposée aux UV, la peau produit davantage de mélanine pour tenter de se protéger. Le bronzage est donc une réaction de défense.
À court terme, une exposition excessive provoque des coups de soleil. À plus long terme, les UV génèrent des radicaux libres qui dégradent le collagène, accélèrent le vieillissement cutané et peuvent altérer l’ADN des cellules. C’est ce mécanisme qui, répété au fil des années, augmente le risque de cancers de la peau. En France, leur nombre a plus que triplé entre 1990 et 2023, avec environ 17 900 nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués chaque année.
Tout le monde n’est pas égal face au soleil. Les personnes à peau claire sont les plus vulnérables. Mais aucun phototype n’échappe aux risques liés à l’exposition aux UV.
Comment préparer sa peau au retour des UV ?
Si aucune préparation ne met la peau totalement à l’abri des UV, certaines habitudes permettent de renforcer ses défenses naturelles avant les premières expositions. Idéalement, il faut commencer trois à quatre semaines avant l’exposition au soleil.
Les aliments riches en antioxydants (fruits et légumes colorés, fruits à coque, huiles végétales) apportent vitamines C et E, bêta-carotène et sélénium. Ces nutriments aident à neutraliser les radicaux libres générés par le soleil. Une peau bien hydratée est aussi plus résistante. Boire suffisamment d’eau et appliquer quotidiennement une crème hydratante contribue à maintenir la barrière cutanée en bonne condition avant les premières chaleurs.
Un gommage doux hebdomadaire complète cette préparation. Il élimine les cellules mortes, unifie le teint et favorise un bronzage plus homogène. Il convient ensuite d’attendre quelques jours avant de s’exposer, le temps que la peau se reconstitue. Enfin, les premières expositions doivent rester courtes, 10 à 15 minutes maximum, de préférence le matin ou en fin d’après-midi. La peau a besoin de temps pour s’adapter progressivement.
Les cabines UV ne préparent pas la peau, elles l’agressent. Les rayonnements UV artificiels sont classés cancérogènes certains par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) depuis 2009. Leur utilisation avant 30 ans augmente le risque de mélanome de 75 %, selon l’Assurance Maladie.
Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène donnent un teint hâlé, mais ne confèrent aucune protection contre les UV. À fortes doses, certains représentent même un surrisque de cancer du poumon chez les fumeurs et ex-fumeurs.
Les autobronzants colorent la peau sans stimuler la mélanine. Ils n’offrent aucune protection solaire.
Le bronzage « de base » n’est pas protecteur. Même bronzée, la peau reste vulnérable aux UV.
Comment bien se protéger lors des premières expositions ?
Préparer sa peau en amont est utile, mais cela ne dispense pas d’une protection rigoureuse au moment de l’exposition. Quelle que soit la qualité de la peau, les UV restent agressifs et les risques de coups de soleil, et à terme de cancers cutanés, demeurent réels.
La protection repose sur plusieurs gestes complémentaires :
- Appliquer une crème solaire minimum indice 30, de préférence 50 pour les enfants et les peaux claires, 30 minutes avant l’exposition. La renouveler toutes les deux heures et après chaque baignade. Vérifier qu’elle protège des UVA et des UVB ;
- Porter des vêtements couvrants, en tissus avec filtre anti-UV, manches longues, chapeau à larges bords et lunettes de soleil ;
- Éviter l’exposition entre 12 h et 16 h, quand l’intensité des UV est maximale, surtout pour les enfants ;
- Protéger particulièrement les enfants, leur peau fine et leur système pigmentaire encore immature les rendent plus vulnérables. Les coups de soleil pendant l’enfance figurent parmi les principaux facteurs de risque de mélanome à l’âge adulte ;
- Vérifier ses traitements médicamenteux, antibiotiques, anti-inflammatoires et traitements contre l’acné peuvent provoquer des réactions cutanées en cas d’exposition solaire.
Aucun de ces gestes ne suffit seul. C’est leur combinaison qui garantit une protection efficace.
Le retour du soleil fait du bien, à condition de l’aborder avec les bons réflexes. Préparer sa peau en amont, appliquer une protection adaptée et éviter les heures les plus intenses : ces habitudes simples permettent de profiter du beau temps tout en limitant les risques réels. Car les dommages liés aux UV ne se voient pas toujours immédiatement, mais ils s’accumulent, année après année.
– Institut national du cancer, Épidémiologie des cancers cutanés. www.cancer.fr. Consulté le 17 mars 2026.
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