Dyshidrose : comprendre et traiter cette affection

Par |Publié le : 9 janvier 2026|Dernière mise à jour : 9 janvier 2026|5 min de lecture|

La dyshidrose est une maladie cutanée inflammatoire, souvent rattachée à l’eczéma, qui touche principalement les mains et les pieds. Souvent mal comprise, la dyshidrose soulève de nombreuses questions : quelles sont ses causes, quels facteurs peuvent la déclencher ou l’aggraver, comment poser un diagnostic fiable et quels traitements permettent de soulager durablement les symptômes ?

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Qu’est-ce que la dyshidrose ?

La dyshidrose est une affection cutanée inflammatoire qui correspond à une forme d’eczéma, plus précisément à l’eczéma dyshidrosique, également appelé pompholyx. Cette maladie de peau se caractérise par la formation de vésicules remplies de liquide clair, situées en profondeur dans l’épiderme.

L’aspect typique de la dyshidrose est vésiculeux, parfois bulleux, avec des lésions regroupées en nappes serrées. Les démangeaisons prurigineuses sont fréquentes et peuvent devenir douloureuses, surtout lorsque les bulles se rompent ou lors de la phase de desquamation.

Contrairement à une infection, la dyshidrose n’est pas contagieuse, mais elle peut évoluer vers une forme chronique, marquée par des poussées répétées.

Dyshidrose : symptômes et facteurs déclenchants

Les principaux symptômes de la dyshidrose

La dyshidrose se manifeste par des signes cutanés caractéristiques, qui apparaissent le plus souvent de façon brutale :

  • Petites vésicules remplies de liquide clair, parfois regroupées en bulles ;
  • Démangeaisons intenses pouvant devenir douloureuses ;
  • Évolution en plusieurs phases (phase vésiculeuse prurigineuse, dessèchement des lésions, desquamation et parfois fissures de la peau, voire des saignements superficiels dans les formes plus sévères)

Ces lésions apparaissent le plus souvent au niveau des mains, notamment sur la paume et les doigts, ainsi qu’au niveau des pieds, en particulier sur la plante et les orteils. Lors des formes plus sévères, l’inflammation peut altérer la qualité de vie.

Les facteurs déclenchants

Plusieurs facteurs déclenchants ou aggravants sont identifiés. La chaleur et la sudation importante, notamment en période estivale ou en cas de transpiration excessive, jouent un rôle fréquent. Le stress, d’origine psychologique, est également reconnu comme un facteur aggravant chez de nombreux patients. Un terrain atopique, avec des antécédents d’eczéma atopique ou de dermatite atopique, augmente le risque de développer cette affection.

D’autres éléments peuvent intervenir, comme le contact répété avec l’eau, les produits irritants, certains allergènes, notamment les métaux, ou encore la présence d’une mycose des pieds. Dans certains cas, aucune cause précise n’est retrouvée, la dyshidrose étant alors qualifiée d’idiopathique.

Diagnostic et évolution de la dyshidrose : tout savoir

Le diagnostic de la dyshidrose repose avant tout sur l’examen clinique. L’aspect vésiculeux, la localisation au niveau des mains et des pieds, ainsi que le caractère récurrent des poussées orientent généralement le médecin. Dans la majorité des cas, le dermatologue confirme le diagnostic, sans examen complémentaire.

Même si la dyshidrose n’entraîne pas de risque vital, son retentissement sur la qualité de vie peut être important, en raison des démangeaisons et des contraintes liées à la vie quotidienne ou au travail. Une reconnaissance précoce et un suivi médical adapté permettent toutefois de mieux contrôler l’évolution et de limiter les récidives.

Certaines situations nécessitent toutefois une consultation spécialisée plus approfondie. Lorsque les symptômes persistent, s’aggravent ou présentent un aspect inhabituel, des examens peuvent être envisagés afin d’écarter d’autres pathologies cutanées, comme une mycose, un eczéma de contact, un psoriasis palmaire ou plantaire, ou une infection cutanée.

L’évolution de la dyshidrose est le plus souvent marquée par une alternance de phases de rémission et de poussées. Chez certaines personnes, la maladie reste occasionnelle. Chez d’autres, elle peut devenir chronique, avec des épisodes répétés sur une longue période.

Comment traiter la dyshidrose ?

Le traitement de la dyshidrose repose sur une prise en charge adaptée à la sévérité des symptômes, à la forme de la maladie et à son évolution. L’objectif est de soulager l’inflammation et de prévenir les récidives. En phase de poussée, la prise en charge repose le plus souvent sur :

  • L’application locale d’une crème corticoïde, généralement à base de cortisone, afin de réduire l’inflammation et les vésicules ;
  • Un ajustement du traitement par le médecin ou le dermatologue lorsque les lésions sont étendues, douloureuses ou récidivantes ;
  • L’association d’une crème hydratante ou émolliente pour réparer la barrière cutanée après la phase vésiculeuse ;
  • Un traitement ciblé en cas de mycose ou de surinfection bactérienne associée.

Ces traitements permettent, dans la majorité des cas, de contrôler efficacement les symptômes, même lorsque la dyshidrose évolue vers une forme chronique. Il est également recommandé de privilégier une hygiène douce, en utilisant un savon doux non irritant, de bien sécher les mains et les pieds après chaque contact avec l’eau, en particulier entre les doigts et les orteils. Portez également des gants en coton lors des activités ménagères ou professionnelles exposant votre peau à des produits irritants.

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L'équipe Santé sur le Net