Le devenir de la PMA depuis le premier bébé-éprouvette

Apr 24, 2019 par

En 1982, naissait le premier bébé-éprouvette français, suite à une conception par fécondation in vitro. Depuis, la procréation médicalement assistée (PMA) s’est largement développée dans les pays occidentaux et concerne un nombre croissant de couples chaque année.

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Qu’est-ce que la PMA ?

La Procréation Médicalement Assistée (PMA) ou Assistance Médicale à la Procréation (AMP) regroupe l’ensemble des techniques médicales utilisées pour aider un couple à concevoir un enfant. La plus ancienne méthode utilisée était l’insémination artificielle, qui consiste à déposer le sperme au niveau de l’utérus pour favoriser la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule. Dans ce cas, la fécondation a lieu naturellement, dans l’utérus de la femme.

En 1978, un premier enfant naît au Royaume-Uni grâce à une nouvelle technique, la fécondation in vitro (FIV). Les ovocytes de la femme sont prélevés au cours d’une intervention et mis en contact avec le sperme. Dans ce contexte, la fécondation a lieu en laboratoire, en dehors du corps féminin, d’où le nom de bébés-éprouvettes donné aux bébés conçus par cette méthode. Les embryons qui se développent suite à la fécondation sont réimplantés dans l’utérus quelques jours après. En France, le premier bébé-éprouvette est né en 1982.

La PMA de 1982 à 2019

Depuis les années 1980, la PMA (Procréation Médicalement Assistée ) a connu de nombreuses évolutions, à la fois sur le plan technologique et médical, mais aussi en termes quantitatifs. En effet, aujourd’hui, environ 350 000 bébés sont conçus chaque année par FIV en France et un enfant sur 30 naît chaque année grâce à la PMA. Suite à l’essor des problèmes de fertilité féminine et masculine, de plus en plus de couples ont recours aux techniques de PMA pour devenir parents. De plus, la PMA ne concerne plus seulement les couples hétérosexuels. Les femmes seules, ou les couples homosexuels féminins, se tournent de plus en plus souvent vers la PMA pour concevoir un enfant.

Parallèlement, les progrès techniques et médicaux ont permis au fil des années d’améliorer les chances de succès des techniques de PMA. Si l’insémination artificielle et la FIV restent les deux techniques les plus utilisées actuellement, d’autres techniques ont vu le jour et se développent depuis quelques années :

  • La FIV-ICSI, qui est une FIV associée à une Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde, permet d’augmenter le taux de fécondation, en sélectionnant les meilleurs spermatozoïdes et en les injectant directement dans les ovocytes ;
  • Le DPI, ce qui signifie Diagnostic Pré-Implantatoire, permet de sélectionner des embryons sur un critère génétique. Cette technique est uniquement et strictement réservée aux familles présentant des maladies génétiques incurables. Elle permet aux parents de concevoir des enfants, en bonne santé, non porteurs des anomalies génétiques.
  • Le don de gamètes, de deux types :
    • Un don de sperme peut être indiqué en cas de stérilité masculine, pour une femme seule ou encore pour un couple homosexuel féminin ;
    • Un don d’ovocytes, en particulier pour les femmes atteintes de ménopause précoce ou d’insuffisance ovarienne sévère ;
  • Le don d’embryons, lorsque les deux membres du couple présentent des problèmes de fertilité importants ou en cas de risque majeur de transmettre une maladie génétique.

À savoir ! Actuellement, la loi française n’autorise le recours aux techniques de PMA que pour les couples hétérosexuels.

En trente ans, la PMA a permis à de nombreux couples de devenir parents. Son évolution a été marquée par les progrès techniques et médicaux, mais aussi par l’évolution de la société. Aujourd’hui, elle ne permet pas encore de répondre à tous les problèmes de fertilité, mais elle offre des chances supplémentaires de conception pour toutes les personnes souffrant d’infertilité !

Estelle B., Docteur en Pharmacie

– Procréation Médicalement Assistée (PMA). Service Public.fr. Consulté le 24 avril 2019.
– Assistance Médicale à la Procréation. INSERM. Consulté le 24 avril 2019.
Estelle B.
Pharmacienne
Spécialiste de l'information médicale et de l'éducation thérapeutique du patient.
Passionnée par les domaines de la santé et de l'environnement marin.
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