Infections Sexuellement Transmissibles en forte hausse

Jul 26, 2018 par

Les infections sexuellement transmissibles ou IST sont des infections dues à des bactéries, virus et parasites et transmises par voie sexuelle. En France, leur fréquence est en augmentation et traduit un retour des comportements sexuels à risque.

infections sexuellement transmissibles

D’après les résultats de l’enquête LaboIST publiée par Santé publique France, les diagnostics d’infections sexuellement transmissibles dues aux bactéries Chlamydia et à gonocoque connaissent un boom très inquiétant. Elle révèle notamment que les jeunes de 15-24 ans restent particulièrement touchés par ces IST.

Des chiffres qui ont triplé

Les infections à Chlamydia et à gonocoque constituent un problème de Santé publique en raison de leur transmissibilité, de leur fréquence, de leurs complications (douleurs pelviennes chroniques, infections génitales hautes, infertilité…) malgré la disponibilité du diagnostic et de traitements.

En 2016, le nombre de personnes diagnostiquées pour une infection à Chlamydia a été estimé à 267 097, soit un taux de 419 pour 100 000 habitants tandis qu’il était de 76 918 en 2012. Une prédominance de l’infection est constatée chez les femmes. Les jeunes femmes de 15-24 ans sont les plus touchées avec un taux de 2271/100 000.

Pour les infections à gonocoque, le taux de diagnostic était de 15 067 en 2012 contre 49 628 en 2016. L’infection prédomine chez les hommes et les 15-24 ans sont, là encore, les plus concernés par cette IST.

Chez les moins de 25 ans, la prédominance s’explique en partie par le multi-partenariat et les changements de partenaires.

Les résultats montrent que le nombre de diagnostics d’infections à Chlamydia et à gonocoque en 2016 a triplé par rapport à l’année 2012.

L’agence de santé rappelle que ces infections sont très contagieuses et peuvent causer des complications : douleurs chroniques, stérilité, fragilisation des muqueuses et augmentation du risque de contamination par le VIH, transmission mère-enfant.

Selon Santé Publique France, plusieurs éléments permettent d’expliquer cette augmentation :

  • Une sous-estimation possible en 2012 compte tenu du type de laboratoires sollicités.
  • Une amélioration des pratiques de dépistage et de la sensibilité des tests diagnostiques utilisés.
  • Une augmentation de l’incidence.

Le dépistage, un acte simple et efficace

Le dépistage est l’unique moyen d’établir un diagnostic. Simple et sans douleur, il consiste en un prélèvement local indolore, à l’entrée du vagin chez la femme, par un recueil d’urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme. En cas de résultat positif, un traitement antibiotique rapide et indolore est généralement prescrit pour une infection à chlamydia. Dans le cas d’une infection à gonocoque, un traitement local (crèmes) peut être associé à l’antibiotique.

Un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme peuvent vous conseiller et vous prescrire un test de dépistage des IST. Vous pouvez également vous rendre dans les Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) et les Centres de Planification ou d’Éducation Familiale (CPEF).

Le poids très important des infections à Chlamydia et à gonocoque mis en évidence par cette étude souligne l’importance de l’utilisation du préservatif et du dépistage en cas de rapports sexuels.

Pour mieux ancrer l’usage du préservatif dans les habitudes de vie des jeunes, Santé publique France a également lancé une campagne digitale : « Un préservatif ça peut te sauver la vie. Gardes-en toujours sur toi ».

Alexana. A, Journaliste scientifique

– Infections sexuellement transmissibles (IST) : préservatif et dépistage, seuls remparts contre leur recrudescence. Santé publique France.
Alexana A.
Journaliste scientifique spécialisée en biotechnologie.
Passionnée par le domaine de la santé et les nouvelles technologies du digital.
Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée.