Jambes sans repos : la découverte d’un nouveau mécanisme pathologique

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Rédigé par Estelle B. et publié le 20 novembre 2022

Selon les estimations, entre 7 et 10 % de la population mondiale souffre du syndrome des jambes sans repos ou impatiences. Pourtant, malgré la prévalence importante de cette affection, les mécanismes responsables restent encore mal compris à ce jour. Des chercheurs ont suggéré l’implication de l’adénosine dans le développement des impatiences. Santé sur le net fait le point sur la découverte d’un nouveau mécanisme pathologique des Jambes sans repos.

Jambes sans repos mécanisme

Quels mécanismes à l’origine du syndrome des jambes sans repos ?

Alors qu’il concerne près d’une personne sur dix, encore peu de choses sont connues sur le syndrome des jambes sans repos, une affection qui peut profondément altérer la qualité de vie du patient et de son entourage. En effet, non seulement ce syndrome altère la durée et la qualité du sommeil, mais il augmente également :

Dans les impatiences, autre nom donné au syndrome des jambes sans repos, l’inactivité et le repos, en particulier la nuit, provoquent les symptômes et le patient doit obligatoirement bouger pour se sentir mieux. Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans cette affection ne sont pas clairement connus, même si les chercheurs supposent que plusieurs mécanismes entrent en jeu.

Jambes sans repos mécanisme, le mécanisme de l’adénosine pointée du doigt

Parmi l’un des mécanismes évoqués pour expliquer le syndrome des jambes sans repos, la carence en fer est l’une des hypothèses les plus étudiées. Des chercheurs ont suggéré un nouveau mécanisme impliquant un autre composé, l’adénosine.

À savoir ! L’adénosine est un composé présent à l’état naturel dans l’organisme. Il s’agit également d’un médicament vasodilatateur, utilisé dans le traitement des tachycardies (accélérations anormales du rythme cardiaque)

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont travaillé sur un modèle animal, le rat. Ils ont mis en évidence des niveaux d’adénosine trop faibles à l’extérieur des cellules, chez les rats présentant un syndrome des jambes sans repos.

Vers de nouveaux traitements des impatiences

Selon leurs données, l’un des mécanismes pathogénétiques du syndrome des jambes sans repos pourrait faire intervenir les récepteurs de type A1 de l’adénosine.

À savoir ! Il existe plusieurs types de récepteurs de l’adénosine A1, A2 et A3, qui sont présents dans différentes régions de l’organisme et qui assurent différentes fonctions. La caféine du café agit par exemple sur les récepteurs de types A1 et A2

Des études complémentaires sont évidemment nécessaires pour confirmer chez l’homme l’implication de l’adénosine dans le développement et les symptômes du syndrome des jambes sans repos. Si les résultats obtenus chez le rat se confirment, de nouvelles stratégies thérapeutiques, capables d’agir spécifiquement sur les récepteurs de type A1 de l’adénosine, pourraient être développées pour le traitement des impatiences.

Estelle B., Docteur en Pharmacie

Sources
– The Adenosine Hypothesis of Restless Legs Syndrome. liebertpub.com.

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