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Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ? hypotension-orthostatique-traitement

Le diagnostic est clinique. Elle repose sur la présence des symptômes ainsi que sur la mesure de la pression artérielle.

L’hypotension orthostatique est diagnostiquée grâce à la mise en évidence d’une diminution importante de la pression artérielle, et plus précisément :

  • Une diminution de la pression artérielle systolique supérieure ou égale à 20 mmHg ;
  • Et/ou une diminution de la pression artérielle diastolique supérieure ou égale à 10 mmHg.

La pression artérielle et la fréquence cardiaque sont mesurées après au moins 5 minutes de repos en position allongée, et 1 à 3 minutes après le passage en position debout (ou assis, selon les cas).

Dès le diagnostic établi, la cause de l’hypotension orthostatique est systématiquement recherchée. Le médecin détermine la durée et la sévérité des symptômes. Les éléments déclencheurs et les antécédents médicaux familiaux sont également étudiés.

Des examens complémentaires peuvent être prescrits : Électrocardiogramme (ou ECG), dosage de la TSH, glycémie, etc. En cas de suspicion de dysfonction végétative, le test de la table basculante  peut être pratiqué. Lors de ce test le patient est tenu sur une table motorisée par des sangles. La table est inclinée en position couchée pendant 15 minutes puis en position verticale (simulant la position debout) pendant 45 minutes afin d’étudier les symptômes.

Quel traitement ?

Le traitement de l’hypotension orthostatique dépend de son origine, si elle est connue ou pas. Ainsi, lorsque la chute de la pression artérielle est liée à la prise d’un médicament, il suffit souvent de diminuer le dosage de ce dernier.

Dans la majorité des cas, la prise en charge d’une hypotension orthostatique est non médicamenteuse.

Ainsi, il est recommandé de rester assis quelques secondes au lever avant de se mettre debout. Il est également utile :

  • d’augmenter la quantité d’eau ingérée quotidiennement ;
  • d’éviter la station debout prolongée ;
  • de limiter la consommation d’alcool ou l’exposition à la chaleur ;
  • de surélever la tête de lit d’une dizaine de degrés ;
  • de conserver une activité physique ;
  • d’utiliser des bas ou des chaussettes de contention ;
  • de préférer la position assise pour se doucher ou aller aux toilettes.

Dès que les symptômes apparaissent, il est possible de les diminuer en interrompant le lever, serrant une balle de manière répétée dans la main, d’agripper ses deux mains devant la poitrine et les écarter avec vigueur. Enfin, il existe d’autre façon de faciliter le retour veineux, par exemple en croisant les pieds et en serrant les jambes l’une contre l’autre, en inclinant le buste vers l’avant ou en s’accroupissant.

Pour les hypotensions artérielles sévères de la midodrine peut être prescrite. L’usage de cette molécule est, cependant, restreint en raison de ses effets secondaires (hypertension).

Charline D., Docteur en pharmacie

– Hypotension orthostatique idiopathique. ORPHANET. Consulté le 2 mars 2020.
– Hypotension orthostatique. LE MANUEL MSD. Consulté le 2 mars 2020.
– Hypotension orthostatique. VIDAL. Consulté le 2 mars 2020.