Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

staphylocoques-traitementLe diagnostic d’une infection à staphylocoques est d’abord basé sur l’observation des symptômes et de leur contexte d’apparition. C’est le cas pour les infections cutanées dont le diagnostic repose uniquement sur l’appréciation des lésions par le médecin.

D’autres infections nécessitent des prélèvements (de sang ou des liquides infectés) afin de les envoyer à un laboratoire pour la mise en culture des échantillons. La mise en culture permet d’identifier et d’analyser les bactéries.  C’est un antibiogramme qui permet de déterminer précisément quelle bactérie est à l’origine des symptômes, et quel antibiotique sera le plus efficace.

En cas de suspicion d’une ostéomyélite (atteinte osseuse), des examens supplémentaires sont nécessaires : radiographie, tomodensitométrie (TDM), IRM ou scintigraphie osseuse et parfois une biopsie osseuse (prélèvement osseux sous anesthésie générale).


Quel traitement ?

A l’hôpital, seul l’isolement des patients et le respect de mesures d’hygiène très strictes permettent de lutter contre les souches hospitalières de staphylocoques et leur dissémination.  Le traitement d’une infection à staphylocoques peut être très complexe. Les mesures préventives sont donc primordiales, notamment dans un contexte hospitalier. Pour prévenir efficacement la transmission des bactéries, il faut procéder à un lavage soigneux des mains avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant à base d’alcool pour les mains.

À savoir ! Certains établissements de santé soumettent systématiquement les patients juste admis à un dépistage au staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM).

Actuellement, l’antibiothérapie reste le traitement de référence. L’antibiotique, généralement une pénicilline par voie orale, doit être pris pendant 7 à 10 jours.

Le plus souvent, les infections cutanées sont traitées par l’application d’antiseptiques et d’antibiotiques locaux.

A noter que les traitements visant à éradiquer les infections à staphylocoques sont difficiles en raison des nombreuses souches devenues multi résistantes aux antibiotiques. Selon les services hospitaliers, ce type de souches représente entre 20 et 50% des cas. Devant cette problématique, des approches vaccinales font aujourd’hui l’objet d’études scientifiques.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Staphylocoque. Institut Pasteur. Consulté le 5 aout 2019.
– Staphylocoque doré résistant à la méticilline (MRSA ou SARM). HPCI. Consulté le 5 aout 2019.
– Infections à staphylococcus aureus. Le manuel MSD. Consulté le 5 aout 2019.