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Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Leishmaniose-diagnosticLe diagnostic de la leishmaniose cutanée nécessite des prélèvements d’échantillons du tissu infecté chez les individus présentant des lésions cutanées.

Des prélèvements de sang, de moelle osseuse, de foie ou de rate sont réalisés en cas de suspicion de leishmaniose viscérale.

Il est ensuite possible de procéder à un examen microscopique, à une mise en culture ou à des analyses ADN afin de mettre en évidence la présence de Leishmania.

A noter qu’il est possible de mettre en évidence une leishmaniose viscérale sur une prise de sang (détection des anticorps). Cependant, les résultats des tests de détection des anticorps peuvent être négatifs, notamment chez les individus affaiblis.


Quel traitement ?

A ce jour, il n’existe aucun vaccin ou traitement préventif contre la leishmaniose.

Le traitement de la leishmaniose dépend de plusieurs facteurs :

  • La forme de la maladie ;
  • L’espèce de Leishmania impliquée ;
  • La sensibilité du parasites au traitement ;
  • La région du monde où la personne a contracté l’infection ;
  • L’état du système immunitaire du patient ;
  • La voie d’administration du médicament et ses effets secondaires.

La prise en charge de la leishmaniose cutanée dépend de l’étendue de la maladie et de l’espèce parasitaire en cause. Pour les petites ulcérations qui ne laissent pas présager une leishmaniose muqueuse, la prise en charge consiste à appliquer du froid et du chaud sur les plaies et éventuellement si besoin un traitement antiparasitaire local.

Pour la leishmaniose muqueuse, il existe plusieurs molécules dont l’amphotéricine B. Une chirurgie réparatrice peut s’avérer nécessaire lorsque le nez ou le visage est défiguré par la maladie.

Concernant la leishmaniose viscérale, deux molécules sont privilégiées : l’amphotéricine B et la miltéfosine. Il n’est pas rare de devoir y associer des mesures nutritives, des transfusions ou des antibiotiques.


Prévention

La prévention de la leishmaniose repose sur le respect de mesures de protection contre les piqûres d’insectes. Cependant, les phlébotomes sont souvent résistants aux répulsifs et passent au travers des moustiquaires avec des mailles trop grandes.

Pour les voyageurs, il convient :

  • D’avoir recours à des répulsifs contenant du diéthyltoluamide ;
  • D’utiliser des moustiquaires adaptées aux fenêtres et au-dessus des lits ;
  • De porter des vêtements longs traités à l’insecticide ;
  • D’éviter les activités extérieurs du crépuscule jusqu’au matin.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Leishmaniose. Le manuel MSD. Consulté le 8 août 2019.
– Leishmaniose. Institut Pasteur. Consulté le 8 août 2019.
– Leishmaniose. Eureka Vidal. Consulté le 8 août 2019.