Revolver noir et marron chargé avec des cigarettes

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Illustration avec une cigarette allumée barrée, avec inscription "no smoke"Le diagnostic de la maladie n’est pas facile compte tenu des symptômes peu spécifiques de la maladie. Il repose donc sur un examen clinique précis complété par des examens d’imagerie.

Le diagnostic d’un syndrome de Buerger s’appuie sur des critères cliniques :

  • Un âge inférieur à 45 ans ;
  • Une consommation actuelle ou passée de tabac ;
  • La présence d’ischémie des extrémités ;
  • La mise en évidence d’une claudication (ou boiterie) ;
  • Une douleur au repos ;
  • Des ulcères ischémiques ou des gangrènes.

À noter ! Toute autre maladie (maladie auto-immune, diabète, etc.) pouvant être à l’origine des symptômes doit être écartée. Dans ce but, des analyses biologiques ou des échographies doppler artérielles et veineuses peuvent compléter le bilan.

Le diagnostic est complété par une artériographie.

Une artériographie est un examen d’imagerie médicale permettant d’étudier la morphologie des artères. Il s’agit d’une observation des vaisseaux et de leur fonctionnement aux rayons X. Le radiologue place dans l’artère d’intérêt un petit tuyau appelé cathéter pour y injecter un produit de contraste iodé permettant de rendre visibles les artères. L’examen dure environ 30 minutes à 1 heure. Le patient est relié à un tensiomètre (mesure de la tension) et à un électrocardiographe (surveillance cardiaque) afin de surveiller son état de santé pendant l’artériographie.

À savoir ! Un produit de contraste est un médicament injecté dans le corps permettant de rendre opaques et donc plus visibles certains éléments à l’image, en les fixant. Les produits de contraste sont généralement bien tolérés.

Une angiographie n’est pas anodine. C’est un examen invasif qui comporte des risques, principalement liés à l’injection de produit de contraste (allergie) et à la mise en place du cathéter (hémorragie, thrombose) et des contre indications.

Quel traitement ?

 Il n’existe aucun traitement spécifique pour la maladie de Buerger.

La première mesure qui a montré son efficacité est l’arrêt du tabac. Sa poursuite ou sa reprise entraîne une aggravation inéluctable de la maladie. En cas de dépendance, un traitement de substitution nicotinique peut être prescrit. Plusieurs dosages et plusieurs formes (patchs, gommes, spray, comprimés) de substituts existent pour accompagner chaque type de fumeur vers le sevrage. Ils permettent, en effet, de diminuer les symptômes de manque de nicotine, (irritabilité, troubles du sommeil, difficulté de concentration, etc.) et augmentent les chances de réussite dans l’arrêt du tabac. Lorsque la dépendance au tabac semble trop importante, le recours à une thérapie cognitivo-comportementale en complément doit être envisagée. De très bons résultats sont obtenus, bien que la motivation du patient reste l’élément indispensable pour un bon sevrage.

En cas d’ischémie, l’utilisation de vasodilatateurs tels que l’ilomédine en perfusion, à l’occasion d’une hospitalisation de plusieurs jours, peut soulager les douleurs du patient.

Des soins locaux spécialisés peuvent être nécessaire en cas de plaies afin de permettre leur cicatrisation sans complication. Ils consistent surtout en un nettoyage des plaies, à la pose de pansements adaptés et éventuellement au retrait des tissus nécrosés. Des antibiotiques peuvent être appliqués, si besoin, au niveau des plaies.

Pour la douleur, un traitement antalgique classique est prescrit par le médecin

À noter ! Le rôle des antiagrégants plaquettaires (comme l’aspirine) ou de la chirurgie de revascularisation ne font pas l’objet de recommandations.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Thromboangéite oblitérante. LE MANUEL MSD. Consulté le 10 mai 2020.
– Maladie de Buerger. ORPHANET. Consulté le 10 mai 2020.
– Maladie de Buerger. CENTRE DE REFERENCE DES MALADIES VASCULAIRES RARES. Consulté le 10 mai 2020.
– Maladie de Buerger. SNFMI. Consulté le 10 mai 2020.