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Symptômes, diagnostic et traitement

Quels symptômes ?

coronavirus-traitement-diagLes infections à SRAS-CoV et à MERS-CoV peuvent ne provoquer aucun symptôme chez certaines personnes, ou induire une fièvre modérée avec de la toux chez d’autres. Parfois, ces infections dues à la Covid-19 peuvent être à l’origine d’une détresse respiratoire aigüe et entraîner le décès du patient.

Les premiers symptômes ne sont pas caractéristiques :

  • Fièvre ;
  • Douleurs musculaires (type courbatures) ;
  • Maux de tête ;
  • Fatigue.

Les symptômes respiratoires se manifestent entre 2 et 7 jours plus tard (pour le SRAS-CoV) et entre 5 et 15 jours (pour le MERS-CoV) par une toux sèche, des difficultés respiratoires, un manque d’oxygène et une dégradation de l’état général (diarrhées, troubles hépatiques ou urinaires, étourdissements, etc.).

Les cas sévères évoluent vers une détresse respiratoire qui impose des soins intensifs (ventilation assistée, oxygénothérapie) dans un service spécialisé. D’autres complications peuvent apparaître tels que des troubles du rythme cardiaque, une insuffisance rénale ou une surinfection.

Les symptômes de l’épidémie actuelle sont semblables aux autres coronavirus. L’infection débute par des maux de tête, des douleurs musculaires et de la fatigue. La fièvre et les signes respiratoires surviennent dans un second temps, entre 2 à 3 jours après les premiers symptômes. D’après les données chinoises, il s’écoule environ 1 semaine avant une éventuelle admission à l’hôpital.

A noter ! d’autres symptômes associés peuvent être présents : perte brutale du goût et de l’odorat (sans obstruction nasale) ou désorientation (surtout chez les personnes âgées). Par ailleurs, des symptômes dermatologiques ont été détectés, certaines personnes peuvent développer des rougeurs, des éruptions ou même, plus rarement, des engelures.

Quel diagnostic de la Covid-19 ?

Le diagnostic de la COVID-19 est systématiquement réalisé en cas de forte suspicion de la maladie, autrement dit en cas de signes de détresse respiratoire pour lesquels aucune étiologie n’a pu être identifiée. Cependant, aujourd’hui, il est possible de réaliser le test quelle que soit la situation (présence ou absence de symptômes, voyage ou autre).

Il existe trois types de tests : les tests virologiques, les tests antigéniques et les tests sérologiques.

Le test virologique, ou test « PCR » (polymerase chain reaction), recherche la présence du matériel génétique de virus dans l’organisme. Il peut être réalisé à partir d’un prélèvement naso-pharyngé (gorge-nez-nasopharynx) à l’aide d’un écouvillon passé par le nez. Ce prélèvement est rapide et simple à réaliser, mais peu agréable pour le patient. Le test « PCR » peut également être fait à partir d’un prélèvement salivaire mais le prélèvement naso-pharyngé reste la méthode de référence car plus précise. Les résultats sont disponibles en quelques heures.

Le test antigénique permet de détecter les protéines du virus dans l’organisme. Il est également fait suite à l’analyse d’un prélèvement naso-pharyngé qui sera simplement mélangé à un réactif puis déposé sur une bandelette. Selon la couleur observée, on peut déterminer la présence ou l’absence du virus. Ce test réalisé en pharmacie permet d’avoir un résultat en moins d’une heure mais reste moins sensible et donc moins fiable que le test « PCR ».

Enfin, le test sérologique a pour but de rechercher les anticorps spécifiques produits par l’organisme en réponse à l’infection. Il est réalisé, en laboratoire, à partir d’un échantillon de sang. Ce test permet de savoir si l’on a déjà été infecté par le SARS-CoV-2 mais ne donne pas d’indication sur l’immunité contre une nouvelle infection ou sur le fait que l’on est contagieux.

Comment prévenir la propagation de la maladie ?

Afin de limiter la progression de la pandémie, de nombreuses mesures restrictives ont été mises en place telles que le couvre-feu, le confinement ou la fermeture des frontières.

Cependant, face au virus, les mesures les plus efficaces restent les gestes barrières :

  • La distanciation physique avec des distances d’au moins 1 ou 2 mètres avec un tiers ;
  • Le port du masque ;
  • Le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou leur nettoyage avec un produit hydroalcoolique ;
  • La couverture systématique du nez et de la bouche quand on tousse ou éternue ;
  • L’utilisation de mouchoirs à usage unique qui seront jetés immédiatement ;
  • Eviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux ;
  • L’aération régulière des espaces fermés ;
  • L’isolement en cas de symptômes.

Quels traitements contre la Covid-19 ?

Il n’existe pour l’instant, aucun traitement curatif dont l’efficacité est démontrée. Divers médicaments sont en cours d’évaluation dans le cadre d’essais cliniques.

Pour l’instant, les seules mesures sont symptomatologiques. En cas, de symptômes évoquant le coronavirus, il est conseillé de rester chez soi en évitant tout contact. Il est possible de bénéficier d’une téléconsultation médicale. Dans tous les cas, il ne faut pas se rendre dans un cabinet médical sans avoir appelé au préalable. En cas d’aggravation des symptômes, c’est-à-dire de difficultés respiratoires et de signes d’étouffement, il faut contacter le SAMU.

A noter ! Plusieurs études (plus de 1500 essais cliniques) sur de potentiels traitements sont actuellement en cours dans le pays et dans le monde.

Ces études concernent principalement des médicaments déjà utilisés pour d’autres pathologies, on parle de repositionnement thérapeutique. Plusieurs pistes sont explorées :

  • Les antiviraux dont le but est de bloquer l’entrée ou la multiplication du virus dans les cellules ;
  • Les immunomodulateurs qui vont moduler la réponse immunitaire dont le dérèglement est à l’origine des complications ;
  • L’immunothérapie dont le but est de stimuler les défenses immunitaires.

A ce jour, seuls les corticoïdes ont montré une efficacité en réduisant de plus 30 % la mortalité dans les formes graves de COVID-19.

Malgré toutes ces études, aucun traitement curatif efficace n’a été mis en évidence. La recherche s’est donc focalisée sur la vaccination.

Qu’en est-il de la vaccination  ?

Grâce à une coopération mondiale et une levée de fond sans précédents, de nombreux projets de vaccins ont pu voir le jour et ce en très peu de temps. En effet, en février 2021, on dénombre 237 projets de vaccins contre la COVID 19 dans le monde, 48 vaccins sont actuellement en phase d’essai clinique et 11 sont en phase III.

Deux vaccins sont commercialisés en France : le Comirnaty® du laboratoire Pfizer/bioNTech depuis le 27 décembre 2020 et le COVID-19 Vaccine Moderna® du laboratoire Moderna, depuis le 11 janvier 2021. Ils sont contre-indiqués chez les patients allergiques à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans les vaccins. Leurs effets indésirables fréquents sont ceux observés avec d’autres vaccins à savoir : douleur et/ou rougeur au point d’injection, fièvre, maux de tête et fatigue. Ces vaccins ont le désavantage d’avoir des conditions de conservation extrêmes (- 72°C puis au réfrigérateur pendant 5 jours et -20°C puis au réfrigérateur pendant 30 jours, respectivement).

Début février 2021,  deux vaccins supplémentaires sont en cours d’évaluation après la réalisation d’essais cliniques de phase III : les vaccins des laboratoires AstraZeneca et Janssen qui seront à conserver au réfrigérateur.

La campagne vaccinale a commencé le 27 décembre 2020, en France. La première phase concernait :

  • A partir du 27 décembre 2020 : les personnes âgées résidant en établissement et les personnels soignants de plus de 65 ans ou à risque
  • A partir du 4 janvier 2021 : les professionnels de santé de plus de 50 ans ou à risque et les personnes vulnérables en situation de handicap.
  • Depuis le 18 janvier 2021 : les personnes âgées de 75 ans et plus et toute personne avec une pathologie conduisant à un très haut risque de forme grave de la maladie.

Une seconde phase commencera en février, elle concernera les personnes âgées de 65 à 74 ans, ainsi que les professionnels du médico-social âgés de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités.

Enfin pour une troisième phase, à partir du printemps, la vaccination sera ouverte à l’ensemble de la population.

Au 31 janvier 2021, on compte près d’un million et demi de doses administrées en France, ce qui est peu face aux 70% recommandés par l’OMS afin d’atteindre l’immunité collective.

Le 31/03/20 par Charline D., Docteur en pharmacie
Actualisé le 02/02/21 par Sabrina R., Docteur en biologie

– Maladie COVID-19 (nouveau coronavirus). INSTITUT PASTEUR. Consulté le 31 mars 2020.
– Infection à coronavirus. SANTÉ PUBLIQUE FRANCE. Consulté le 31 mars 2020.
– Les coronavirus. ANSES. Consulté le 31 mars 2020.
– Coronavirus : chiffres clés et évolution de la COVID-19 en France et dans le Monde Santé publique France. santepubliquefrance.fr. Consulté le 2 février 2021.
– Coronavirus et Covid-19 Du simple rhume au syndrome respiratoire aigu sévère. inserm.fr. Consulté le 2 février 2021.
– COVID-19. vaccination-info-service.fr. Consulté le 2 février 2021.