apraxie

Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

En premier, le diagnostic de l’apraxie repose sur l’examen clinique du patient, à savoir l’étude de ses symptômes.

Des tests neuropsychologiques permettent d’évaluer la fonction cérébrale du patient pour compléter le diagnostic clinique. Le médecin demande à son patient de réaliser ou d’imiter certaines tâches apprises et fréquemment exécutées comme utiliser des ciseaux ou une brosse à dents.

L’étude des symptômes et l’exécution de simples tests permettent d’écarter d’autres troubles aux manifestations similaires. Ainsi, le diagnostic d’apraxie n’est certain qu’une fois l’absence de déficits moteurs, de troubles de la coordination, de troubles du tonus musculaires ou de déficits sensoriels certifiée.

Des examens d’imagerie, par exemple, la tomodensitométrie (TDM) ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent être prescrit afin de déterminer l’origine de la lésion cérébrale.

Quel traitement ?

Lorsqu’il est possible, le traitement de l’apraxie nécessite le traitement de sa cause. Sinon, l’apraxie ne dispose d’aucun traitement médical spécifique permettant de soigner ce trouble ou même d’en ralentir la progression. En effet, souvent l’apraxie est secondaire à des pathologies dont le traitement est encore inconnu, par exemple les démences (dont la maladie d’Alzheimer). Dans certains cas, le dysfonctionnement cérébral est curable, notamment en cas d’exposition à des toxiques qu’il suffit alors de cesser.

Une prise en charge par une équipe de kinésithérapeutes et d’ergothérapeutes permet au patient d’apprendre à pallier ses déficits. Elle permet également de rendre l’environnement de la personne apraxique plus sûr et plus adaptés à ses besoins grâce à la mise en place de dispositifs spécifiques. Une rééducation peut être efficace sur l’apraxie lorsque cette dernière est secondaire à un accident vasculaire cérébral. Les résultats dépendent cependant de l’importance de la lésion et son ancienneté.

Un suivit par un orthophoniste peut aussi être utile pour les patients atteints d’apraxie verbale. Il leur est demandé au cours des séances de s’entraîner à produire certains sons. En cas d’apraxie trop sévère, il peut être enseigné au patient à communiquer grâce à l’utilisation d’un tableau de lettres ou d’images, ou via un dispositif électronique.

Charline D., Docteur en pharmacie

– Apraxie. Larousse.Consulté le 9 juillet 2019.
– Apraxie. MSD Manuel.Consulté le 9 juillet 2019.