Dysarthrie

Diagnostic et traitement

Dysarthrie-diagnostic-traitementQuel diagnostic ?

Dans un premier temps, le diagnostic est clinique, autrement dit basé sur les symptômes. Ainsi, un médecin ou un orthophoniste peut interroger le patient à propos de ses symptômes et effectuer son examen clinique.

Le praticien peut parfois demander au patient d’accomplir des gestes simples, par exemple souffler une bougie, tirer la langue ou se mordre la lèvre afin d’évaluer la force des muscles en cause dans le langage ou dans leur mouvement.


Il peut également être demandé au patient de répéter des mots ou des phrases, de chanter, ou de compter afin de détecter un éventuel trouble de l’élocution.

Dans un second temps, des examens neuropsychologiques qui visent à évaluer la fonction cérébrale peuvent être effectués par un neuropsychologue ou un orthophoniste. Ces examens permettent de mieux appréhender le traitement à mettre en place et l’amélioration possible des symptômes.

En cas de mise en évidence d’une dysarthrie par l’examen clinique et les premiers tests, le bilan orthophoniste s’impose. Il vise à évaluer les troubles en réalisant :

  • L’anamnèse, autrement dit déterminer comment les difficultés ont commencé ;
  • L’examen des praxies bucco-faciales par la stimulation des joues, de la langue et des lèvres (par exemple en imitant le geste et le bruit du baiser, gonflant et aspirant les joues, ouvrant et fermant la bouche pour imiter un poisson, etc.) ;
  • L’intelligibilité de la parole par le calcul du pourcentage de consonnes audibles ;
  • L’évaluation de la voix ;
  • L’évaluation de la déglutition.

Enfin, des examens d’imagerie (TDM ou Tomodensitométrie et IRM ou Imagerie par Résonance Magnétique) sont réalisés dans le but d’identifier la cause de la dysarthrie.

Selon la cause, d’autres examens peuvent être nécessaires : analyses de sang, analyses d’urines, ponction lombaire, électroencéphalogramme ou EEG, etc.

Quel traitement ?

Le traitement des dysarthries est avant tout celui de la cause quand cela est possible.

Généralement, la prise en charge des dysarthries repose essentiellement sur l’orthophonie. Cette dernière implique la réalisation d’exercices respiratoires et musculaires associés à la répétition de phrases ou de mots. A noter que la prise en charge orthophonique doit être initié le plus rapidement possible après la survenue des premiers symptômes afin de garantir de meilleurs résultats.

Dans les cas de dysarthries sévères, l’utilisation d’un dispositif de communications (tableau à lettres ou à images, ordinateur) est recommandée.

Chez certains patients ataxiques, des troubles de la déglutition peuvent être associés. Ils sont essentiellement de type fausse-route et peuvent avoir lieu à n’importe qu’elle occasion, avec des solides, des liquides ou même la salive. Ce type de difficulté est souvent à l’origine d’anxiété et peut parfois entraîner une peur de s’alimenter. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’associer à la prise en charge par un orthophoniste, celle d’un diététicien. En effet, tandis que l’orthophoniste déterminera la nature du problème, l’existence ou non de fausses routes, la texture des aliments indiqués et la meilleure position du patient, le diététicien pourra, lui, évaluer le mode alimentaire du patient ainsi que l’apport d’aliments avec une texture adéquate.

– Dysarthrie. Larousse. Consulté le 11 juillet 2019.
– Dysarthrie. Le manuel MSD. Consulté le 11 juillet 2019.