Diagnostic et traitement

Quel diagnostic ?

Le diagnostic d’une dysphagie est clinique.

Le patient est interrogé sur les circonstances (durée, modalité de survenue) de survenue des symptômes. Il lui est demandé de répertorier les aliments ou boissons qui lui posent problème, et de décrire la localisation du blocage. Le médecin recherche également d’éventuels antécédents, notamment une pathologie susceptible de provoquer une dysphagie. Un examen général du patient comprend une évaluation nutritionnelle, et un suivi du poids du patient.

Un examen neurologique complet doit aussi être réalisé.

A Savoir ! Bien que toute dysphagie doive faire l’objet d’une consultation, certains éléments doivent amener à consulter en urgence : des symptômes d’obstruction complète, une dysphagie associée à une perte de poids ou un déficit neurologique récent.

L’examen clinique étant rarement suffisant, il est souvent confirmé par une endoscopie digestive haute.  Il permet d’observer la partie supérieure de l’appareil digestif, à savoir l’œsophage, l’estomac et le duodénum (partie haute de l’intestin grêle). On parle également d’ « endoscopie gastroduodénale » ou de « fibroscopie gastroduodénale ». L’examen est réalisé à jeun et sous anesthésie locale ou générale à l’aide d’un endoscope (tube souple muni d’une caméra et d’une lampe). Parfois, cet instrument est utilisé pour réaliser un prélèvement, l’ablation d’une tumeur ou d’un corps étranger ou la coagulation de vaisseaux sanguins (traitement pour stopper les hémorragies).

Parfois, d’autres examens d’imagerie peuvent être utiles en complément :

  • Une radiographie avec ingestion d’un produit de contraste ;
  • Un TOGD (Transit oeso-gastro-duodénal).

Quel traitement ?

 Le traitement de la dysphagie dépend de sa cause.

En effet, lorsqu’il est possible, la prise en charge du patient repose sur le traitement de la maladie ou du trouble sous-jacent, ou la suppression d’un traitement en cause.

Une rééducation musculaire peut être proposée au patient. Elle est effectuée par un ergothérapeute ou un orthophoniste, et repose sur la pratique d’exercices utiles au renforcement des muscles impliqués dans la mastication et la déglutition.

 Lorsque la dysphagie ne peut pas être traitée, la prise en charge vise à limiter les symptômes et les difficultés du patient, et à prévenir les complications. L’une des mesures proposées est l’adaptation de la texture des aliments. Souvent, les problèmes de fausse route se manifestent avec les liquides. Ainsi, il est préférable de :

  • Boire à la cuillère afin de limiter les quantités ingérées ;
  • D’épaissir les liquides avec des poudres épaississantes.

Par ailleurs, les repas peuvent être ressentis comme longs et fatiguants pour les patients et donc engendrer une diminution des apports alimentaires. Pour prévenir la dénutrition et la perte de poids, il est conseillé de fractionner les repas, plutôt 5 repas que 3.

 Charline D., Docteur en pharmacie

– Dysphagie. LE MANUEL MSD. Consulté le 28 janvier 2020.
– La dysphagie. ONMEDA. Consulté le 28 janvier 2020.
– Qu’est-ce que la dysphagie ? NESTLE HEALTH SCIENCE. Consulté le 28 janvier 2020.