MST, les recommandations de 2017

Apr 18, 2017 par

Près d’un million d’individus contractent chaque jour une maladie sexuellement transmissible (MST ou IST). Chaque année, c’est donc 357 millions de personnes qui sont concernées par l’une des quatre MST les plus fréquentes (chlamydiose, gonorrhée, syphilis, trichomonase). Santé sur le Net fait le point sur ce qu’il faut retenir des nouvelles recommandations relatives à ces pathologies.

mst preservatif

Qu’est qu’une maladie sexuellement transmissible ?

Une MST ou maladie sexuellement transmissible (IST ou infection sexuellement transmissible) comme son nom l’indique est une pathologie ou infection transmise par voie sexuelle (rapport anal, vaginal ou oro-génital). La majorité d’entre elles se soigne facilement. En revanche, des complications graves sont possibles si elles ne sont pas traitées. Parmi les plus fréquentes :

  • La blennorragie gonococcique ou gonorrhée ou « chaude pisse » qui se traduit par des écoulements génitaux, des brûlures, de la fièvre et des douleurs abdominales. Si elle n’est pas prise en charge, elle peut provoquer une infection des articulations et une stérilité ;
  • La chlamydiose est généralement asymptomatique (pas de symptôme) mais risque d’entraîner une stérilité, un risque de grossesse extra-utérine et une atteinte possible de l’enfant à la naissance ;
  • Le papillomavirus peut provoquer des petites verrues au niveau des organes génitaux et risque de se compliquer en cancer de col de l’utérus ;
  • L’hépatite B se manifeste par de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre, une coloration foncée des urines, des nausées, des diarrhées et des maux de tête. La principale complication est le cancer du foie. Le risque de transmission au nouveau-né chez la femme enceinte est également important ;
  • L’herpès génital se traduit par des boutons douloureux sur les organes génitaux pouvant être associés à de la fièvre, des maux de tête, des douleurs abdominales et à la miction (émission d’urine). Le risque est l’atteinte du nouveau-né lors de l’accouchement ;
  • Les mycoplasmes et la trichomonase sont caractérisés par des écoulements génitaux, des brûlures et démangeaisons ;
  • La syphilis se manifeste par des petites plaques rouges sur la peau et les muqueuses. Sans traitement, elle provoque des atteintes au niveau du cerveau, des nerfs, du cœur, des yeux et des vaisseaux. Elle peut se transmettre également au nouveau-né dans le cas où elle touche une femme enceinte ;
  • Le VIH ou le sida.

MST : quelques mesures préventives

Selon les recommandations de la section MST/Sida de la SFD (Société française de dermatologie), la prévention des MST vise à promouvoir une sexualité responsable à moindre risque par une approche positive basée sur l’écoute, c’est-à-dire sans jugement, dans le respect de la confidentialité et sans engendrer de culpabilité.

Ainsi, les principales recommandations concernant la prévention sont :

  • L’utilisation d’un préservatif lors de rapport en dehors d’une relation de couple stable ;
  • L’incitation à des rapports sans pénétration ;
  • La diminution du nombre de partenaires sexuels ;
  • L’évitement des rapports ou l’utilisation systématique d’un préservatif en cas de symptômes évoquant une MST ;
  • La consultation d’un médecin dès l’apparition de symptômes ;
  • La promotion des différents dépistages (VIH, hépatites par exemple).

Ces actions préventives peuvent être menées soit de manière individuelle au cours d’une consultation médicale ou d’éducation thérapeutique, soit de manière collective via les campagnes adressées à la population. Elles reposent donc sur l’information et l’accompagnement au dépistage, particulièrement chez les personnes asymptomatiques, ainsi que sur l’aide des personnes ayant une MST à en informer leur partenaire.

Les moyens préventifs efficaces retenus par la SFD

Ces recommandations émises par 25 experts dermato-vénérologues de la SFD recensent plusieurs moyens efficaces permettant de se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles :

  • Le préservatif masculin ;
  • Le préservatif féminin ;
  • La digue dentaire (pour les pratiques oro-génitales ou oro-anales) ;
  • La prophylaxie (moyens médicaux pour limiter l’apparition d’une maladie) post-exposition au VIH ou pré-exposition au VIH ;
  • La circoncision masculine ;
  • Les vaccinations (pour l’hépatite A et B, le papillomavirus, méningocoque C).

Ainsi, les différents moyens de contraception tels que la pilule contraceptive, le stérilet, l’hystérectomie, etc. ne protègent absolument pas contre le risque de MST.

Charline D., Pharmacienne

Maladies sexuellement transmissibles – Les recommandations de la SFD. Le quotidien du médecin. Le 13 mars 2017.
Recommandations diagnostiques et thérapeutiques pour les Maladies Sexuellement transmissibles. Section MST/SIDA de la Société Française de Dermatologie. Février 2016.
Infections sexuellement transmissibles. OMS. Août 2017.
Le livre des infections sexuellement transmissibles. Inpes.santepubliquefrance. Consulté le 14 avril 2017.
Charline D.

Pharmacienne.

Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.

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