Ralentir la maladie de Parkinson grâce à l’exercice physique

Apr 3, 2017 par

Une récente étude américaine publiée sur Journal of Parkinson’s disease révèle que 150 minutes d’exercice physique par semaine suffiraient à ralentir la maladie de Parkinson. Santé sur le Net fait le point.

sport parkinson

L’activité physique est bénéfique

L’étude américaine portait sur plus de 3000 patients atteints de la maladie de Parkinson. Les participants ont donc été suivis pendant 2 ans afin de déterminer l’impact d’une activité physique sur la qualité de vie et la mobilité des individus souffrant de la maladie. 3 visites au total étaient effectuées, au cours desquelles la qualité de vie et la mobilité du patient ont été évaluées via un questionnaire. Un test clinique de la locomotion et de l’équilibre était également réalisé.

A savoir ! Pour rappel, Parkinson est une maladie neurodégénérative qui se traduit par des tremblements au repos et des difficultés de mouvements.

Les données des patients pratiquant au moins 2.5 h par semaine d’activité physique et celles des patients n’exerçant aucun exercice physique ont ensuite été comparées. Après 2 ans de suivi, les résultats montrent que les personnes pratiquant au moins 2.5 h soit 150 minutes d’exercice par semaine voient leur qualité de vie ainsi que leur mobilité décliner moins vite que les patients pratiquant moins voire aucune activité. Ce constat est vrai, aussi bien pour les patients pratiquant déjà une activité sportive avant l’étude que pour ceux ayant débuté en cours d’étude.

De plus, les chercheurs ont constaté un bénéfice supérieur, sur la qualité de vie et la mobilité des patients, avec 30 minutes d’exercice physique en plus par semaine (soit l’équivalent de 3h par semaine).

Quels sports pour Parkinson ?

L’étude préconise donc au minimum 150 minutes d’exercice physique par semaine pour voir les effets bénéfiques sur la maladie de Parkinson, sans cependant statuer sur le type d’activité à considérer. Alors, quel sport un patient parkinsonien peut-il pratiquer ? Existe-t-il des sports à éviter pour ces patients ?

D’une manière générale, le choix de l’activité sportive doit se faire d’abord en fonction des préférences du patient et de ses possibilités motrices. En effet, certains handicaps peuvent parfois rendre la pratique d’un sport plus compliquée voire impossible. Donc, aucun sport n’est formellement interdit comme aucun n’est plus conseillé qu’un autre. Tout est une question de goût et de capacité.

Les activités aérobiques (stimulation de l’activité cardiaque), telles que la marche rapide, la natation, la danse ou encore la randonnée ont un effet positifs la rigidité musculaire, la lenteur motrice et sur l’humeur. D’autres sports comme les étirements et le taï-chi, plus axés sur la souplesse, permettent d’améliorer la mobilité, l’amplitude des mouvements et de réduire la rigidité musculaire. La posture et l’équilibre peuvent être travaillés par la pratique du yoga par exemple. Enfin, des exercices de renforcement (avec des poids) ou plus simplement des activités d’entretien ou de jardinage permettent de gagner de la force musculaire, et améliorent la posture et la marche.

Ainsi, des recherches ont déjà pu montrer que la danse, notamment le tango pouvait améliorer la mobilité des patients atteints de parkinson.

A savoir ! Avant la pratique de toute activité sportive, il est conseillé d’en parler avec son médecin.

En plus de contribuer au contrôle des symptômes de la maladie, la pratique d’une activité physique augmente le bien-être de la personne. Plus aucune raison, semble-t-il, pour sécher les cours de sport

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Charline D., Pharmacienne


Sources :
Regular exercice, quality of life, and mobility in Parkinson’s disease : a longitudinal analysis of national Parkinson foundation quality improvement initiative data. Rafferty M and al. Journal of Parkinson’s disease. Le 7 février 2017.
Effets du tango sur la mobilité fonctionnelle dans la maladie de Parkinson: une étude préliminaire. Hackney ME and al. J Neurol Phys Ther. Décembre 2007. doi: 10,1097 / NPT.0b013e31815ce78b.

Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
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