PokémonGo est-il vraiment mauvais pour la santé ?
Alors que le phénomène PokémonGo s’intensifie depuis plusieurs semaines, Santé sur le Net vous apporte des éclaircissements sur cette application plébiscitée par Michelle Obama. Favoriserait-elle l’addiction aux jeux sur smartphone ou, au contraire, pourrait-elle permettre une amélioration de la santé de ses utilisateurs ?
Pokémon : Un phénomène qui n’est pas nouveau
Il y a maintenant plus de vingt ans Pikachu, Salamèche, Rattata et bien d’autres animaient la cour de récréation de la génération Y, exit les billes et la marelle. Leur seule préoccupation : acquérir de nouvelles cartes Pokémon et la nouvelle Game Boy Nintendo pour jouer avec leurs héros favoris.
Capturés, échangés et évolués ces petites bêtes imaginaires ont pris peu à peu de la place au sein de la vie des enfants puis des adolescents. L’argument largement entendu par la génération Y était que non, « les jeux vidéos ce n’est pas bon pour la santé et que l’on risque de frôler la crise d’épilepsie ».
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Déjà, deux clans s’affrontaient : la jeune génération qui voyait le phénomène Pokémon comme une petite révolution, et la génération des parents qui ne voyaient dans le progrès que l’asservissement de la jeune génération pourtant pleine d’avenir. Il a été prouvé par des scientifiques que rester trop longtemps devant un écran sans bouger était mauvais pour la santé, notamment pour le développement cérébral de l’enfant selon l’étude d’une scientifique britannique Susan Adele Greenfield.
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La frénésie passée, Pokémon a peu à peu disparu de nos écrans pour réapparaître en version 2.0 avec Pokémon Go.
PokémonGo : Qu’en est-il vraiment ?
Le pour
L’on pourrait penser de prime abord que Pokémon Go (application téléchargée plus de 30 millions de fois) rejoint son ancêtre dans l’asservissement de ses utilisateurs. En effet, l’addiction aux jeux est de plus en plus critiquée et pourrait causer un renfermement sur soi-même, ainsi qu’un phénomène de surconsommation de tous les services associés, d’où un asservissement à la consommation de ses plus fervents utilisateurs.
Plus de sport

Plus de sociabilisation
Au delà du fait que « bouger c’est bon pour la santé », l’aspect sociabilisant de l’application permet également à l’utilisateur de rencontrer de nouveaux dresseurs dans les arènes de combat. Dorénavant, le dresseur n’est plus seul devant son écran, Pokémon Go est un véritable Leitmotiv pour sortir prendre l’air, avec une amélioration de la santé mentale dans certains cas : une jeune maman américaine a constaté que Ralphie, son fils autiste, peut désormais engager une conversation grâce à la chasse aux Pokémons.
Lutte contre le diabète et l’obésité

Le contre

D’autres études sont en cours, notamment aux niveaux neurobiologiques et sociétaux pour définir le réel impact de Pokémon Go sur la santé de ses utilisateurs.
Une utilisation avec modération

A noter également, que de nombreux accidents de la route ont été provoqués par l’utilisation de l’application Pokémon Go, Santé sur le Net vous rappelle que toute utilisation au volant d’un téléphone portable trouble la concentration et augmente le risque d’accident.
Enfin, au lieu de prendre une pause cigarette, privilégiez la pause Pokémon Go !
Elise T., Rédactrice.
Etude Withings : les chiffres qui révèlent que Pokémon GO rend actif. Communiqué de presse. 4 Août 2016.
Pokémon Go, la santé augmentée ? Les échos. 26 Août 2016.
Yates, et al. Pokémon Go could ease Type 2 diabetes burden.University of Leicester. 25 Juillet 2016.
Pokémon Go see the world in its splendor. The New York Times. 14 Juillet 2016.
Greenfield. What impact are technologies such as computer games, the Internet and social media having on the brain? Is mind change the new climate change? The guardian. 15 Juillet 2013.
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