Santé des petits voyageurs

Jun 7, 2017 par

Les voyages, quelle que soit la destination et bien qu’il n’existe pas de contre-indication liée à l’âge, ne sont pas sans danger. Il existe une multitude de risques liés à des pathogènes (Zika, paludisme, etc.), aux comportements à risque (tatouages et piercings, soins ou hospitalisations, etc.), aux transports, à l’environnement ou encore à l’alimentation.  Alors quand la tendance est aux escapades en famille, protégeons nos enfants.

Santé voyage enfants voyageurs

Voyager en famille

Le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH) dévoilait le 6 juin dernier ses nouvelles recommandations sanitaires pour 2017 concernant les voyageurs. Bien que l’accent soit mis particulièrement sur les maladies vectorielles telles que Zika ou le Paludisme, une partie importante est également consacrée aux précautions à prendre en fonction des personnes, dont les enfants.

Ce n’est pas une surprise, les petits sont plus fragiles que les adultes. Donc, lorsque l’on planifie un voyage avec eux, il est primordial d’en tenir compte et de prendre certaines précautions. Dans un premier temps, il est vivement conseillé de consulter son médecin traitant plusieurs semaines avant le départ afin d’échanger sur le projet et de faire le point sur les vaccinations de l’enfant (et du reste de la famille). Le médecin pourra également apporter son aide dans la constitution de la trousse à pharmacie pour le voyage.

A savoir ! Les régions à risque de paludisme sont à éviter. La raison : les enfants sont particulièrement exposés au paludisme grave. Deux tiers des décès liés au paludisme surviennent chez les moins de 5 ans. Si le voyage est maintenu, qu’un médicament antipaludéen soit recommandé ou non, l’enfant doit être protégé contre les piqûres de moustique (vêtements couvrants, insecticides, moustiquaire, etc.).

Un voyage bien anticipé et bien préparé permet de limiter les risques de pépins. Cependant, les parents doivent être particulièrement vigilants sur certains points comme l’exposition à des températures extrêmes, les dangers des transports, les risques de noyade ou lors de contact avec des animaux, mais aussi sur l’hygiène corporelle ou encore les accidents domestiques.

Quelques précautions pour nos enfants

Lors d’exposition au soleil et/ou à des températures élevées, il est conseillé de :

  • Protéger les enfants du soleil par l’application de crèmes solaires à haute protection, le port de vêtements longs et légers et le port d’un chapeau ou d’une casquette ;
  • Eviter les déplacements trop longs (risque de déshydratation et de coup de chaleur) ;
  • Faire boire aux enfants de l’eau ou des solutés de réhydratation très régulièrement ;
  • Porter des vêtements légers et perméables pour éviter le risque de sudamina (rétention de sueur responsable de petites cloques d’eau transparentes sur le corps et le visage).

A l’inverse, lors d’exposition au grand froid, pour lequel les enfants ont une moindre résistance, il est conseillé de :

  • Habiller chaudement (plusieurs couches de vêtements) le petit avec une dernière couche imperméable au vent et à l’eau ;
  • Penser à bien couvrir la tête, les mains et les pieds. La tête est une source importante de perte de chaleur. Les gelures peuvent provoquer un risque de trouble de la croissance et de déformations.
  • Eviter les porte-bébés. L’immobilité de l’enfant favorise l’hypothermie, et le portage : les gelures par compression des membres.

Concernant les transports, il est recommandé d’appliquer, autant que possible, les mesures de sécurité (ceinture, siège-auto, etc.).

A savoir ! Les enfants sont particulièrement exposés au risque du mal des transports, en particulier entre 2 et 12 ans. Afin de le prévenir, les enfants doivent limiter toute activité (comme la lecture) dans un véhicule en mouvement. Fermer les yeux ou encore regarder l’horizon peut les soulager. Il est également possible d’avoir recours à la médication en prenant conseil auprès de son pharmacien.

Par ailleurs, quel que soit le pays, il existe des risques d’hydrocution et de contraction de certaines pathologies comme des otites, gastro-entérite, etc. Il faut rester vigilant quant au risque de noyade (en raison de courants violents) ou encore d’envenimation (méduses, poissons venimeux, coraux). Il est important de garder à l’esprit que dans certains pays, les risques liés à la baignade peuvent être aggravés par l’absence de surveillance ou de moyens de secours. Il convient donc de se renseigner localement au préalable, tout en respectant les consignes de sécurité si elles existent.

De plus, les parents doivent être sensibilisés aux accidents domestiques, vite arrivés dans certains pays où les précautions ne sont pas les mêmes, voire inexistantes (produits pétroliers, chimiques, etc. à portée des enfants). Enfin, pour des raisons évidentes, il est également préférable d’éviter tout contact avec des animaux.

Lire aussiVaccins et voyages

Charline D., Pharmacien

– Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2017. BEH – Santé publique France. Le 6 juin 2017.
– Paludisme. OMS. Avril 2017.
– Conseils santé pour voyager avec des enfants. Gouvernement du Canada. Consulté le 7 juin 2017.
Charline D.
Pharmacienne.
Spécialiste dans le domaine des essais cliniques et passionnée de neurologie.
Aime le sport et la mode.
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