trichomonase

Diagnostic et traitement

trichomonase diagnosticQuel diagnostic ?

Une trichomonase est suspectée chez une femme lorsqu’elle présente une vaginite, et chez un homme lorsqu’il souffre d’une urétrite. Le diagnostic est d’autant plus probable que les symptômes persistent après un bilan et un traitement des autres infections possibles comme la gonococcie ou l’infection à Chlamydia.

Ainsi, chez une femme, le diagnostic est à la fois clinique, autrement dit, il repose sur les symptômes, et microscopique à partir de prélèvements vaginaux. L’examen microscopique est la méthode la plus simple, et elle permet de tester simultanément la trichomonase et la vaginose bactérienne qui ont des symptômes similaires.

Chez l’homme, en plus de l’étude des symptômes lorsqu’ils existent, le diagnostic repose également sur des tests urinaires et l’analyse microscopique de prélèvements urétraux. Comme pour toute maladie sexuellement transmissible, des tests complémentaires sont effectués afin d’éliminer d’autres MST fréquentes comme la blennorragie ou l’infection à Chlamydia.

Quel traitement ?

La trichomonase se traite par des antibiotiques. Il est primordial de traiter également le partenaire du ou de la patiente également afin de ne pas risquer une réinfestation.

La prise unique de métronidazole ou de tinidazole par voie orale est efficace chez 95% des femmes lorsque le partenaire est aussi pris en charge. Chez les hommes, en revanche, une prise des mêmes molécules sur 5 à 7 jours est conseillée.

Si l’infection persiste malgré le traitement, une seconde cure est préconisée : soit en prise unique, soit sur 5 jours.

À savoir ! Le traitement de la trichomonase est contre-indiqué chez la femme enceinte. Par ailleurs, l’allaitement doit être suspendu pendant 24h qui suivent la prise du traitement.

Une abstinence sexuelle est nécessaire pendant toute la durée du traitement.

Quelle prévention ?

Il n’existe pas de vaccin pour prévenir la trichomonase.  La seule méthode efficace de prévention est le port de préservatif, féminin ou masculin, à chaque rapport sexuel.

D’autres mesures préventives peuvent être adoptées en complément du port du préservatif :

  • L’évitement des pratiques sexuelles dites dangereuses, par exemple le changement fréquent de partenaires, les rapports sexuels avec des prostituées ou les rapports sexuels avec des partenaires ayant eux-mêmes d’autres partenaires sexuels ;
  • La circoncision (essentiellement pour limiter le VIH) ;
  • Le diagnostic et le traitement rapide afin d’éviter la propagation à d’autres individus ;
  • L’identification des partenaires sexuels de la personne infectée.

En cas de relation avec plusieurs partenaires, ou lorsque l’arrêt du préservatif est souhaité, il est conseillé de se faire dépister.

Pour se renseigner au sujet des IST, plusieurs structures existent :

  • Les centres régionaux d’information et de prévention du sida (CRIPS) ;
  • Les bureaux d’information jeunesse (BIJ) ;
  • Les espaces santé jeunes.

Charline D., Docteur en pharmacie.

– Trichomonase. Le manuel MSD – Version pour les professionnels de la santé. msdmanuals. Consulté le 18 octobre 2019.
– Maladies transmises sexuellement : La trichomonase. Ontario Ministry of health. Consulté le 18 octobre 2019.
– Trichomonas. Depistage.be. Consulté le 18 octobre 2019.
– MST/IST. Améli. Consulté le 18 octobre 2019.
– Maladies sexuellement transmissibles (MST). Le manuel MSD. Consulté le 18 octobre 2019.