Sport et prise de médicaments : compatible ?

Mar 20, 2017 par

Pratiquer une activité physique régulière est indispensable dans le maintien d’une bonne hygiène de vie et d’un bon état de santé général. Il n’en demeure pas moins que la prise de certains médicaments n’est pas toujours compatible avec la pratique de sports. En effet, la prise de certains traitements pourrait entraîner des douleurs articulaires, musculaires, et autres effets indésirables, combinés à la pratique sportive, Santé sur le Net mène l’enquête.

sport medicament

Médicaments et baisse des performances, il faut en parler !

Lors de la prise d’un traitement, il est indispensable de faire part à son médecin si un quelconque changement apparaît (douleurs, baisse ou augmentation des performances, sensation de soif excessive, etc.), et de consulter la notice pour prévenir certains de ces effets indésirables.

Des études ont montré que les interférences entre traitement thérapeutique et pratique sportive concernaient davantage les sportifs de haut niveau, ou les personnes pratiquant des sports risqués comme la plongée ou l’escalade. Ces interférences provoqueraient une baisse des performances du sportif.  Mais, prise de médicaments et pratique sportive sont-ils vraiment compatibles… ?

Lire aussiSport sur ordonnance

Quels médicaments pour quels effets indésirables ?!

Santé sur le Net a mené l’enquête, et voici les conclusions :

  • Ceux entraînant des troubles digestifs

Ces troubles sont associés à des nausées, des diarrhées, des maux d’estomac, etc. Des symptômes qui peuvent même parfois passer presque inaperçu dans la vie quotidienne puisque qu’ils peuvent durer quelques heures comme quelques jours. Ils peuvent néanmoins se trouver très gênant en période de compétition, et compromettre les performances du sportif. Ces médicaments, aux effets indésirables, sont largement retrouvés : antiinflammatoires, antalgiques, aspirine, anticoagulants, et bien d’autres.

  • Ceux entraînant des problèmes de coagulation sanguine

Certains traitements pris dans le cadre de problème de coagulation sanguine, peuvent se révéler très problématique avec la pratique de sports brutaux tels que le rugby et les sports de combat. En effet, les personnes pratiquant ces sports doivent porter une attention particulière en cas de saignements importants pour éviter l’hémorragie.

  • Ceux entraînant des déficiences visuelles

Il s’agit notamment des  traitements antidépressifs, des antihistaminiques, de quelques antipsychotiques ou encore des antiparkinsoniens.

  • Ceux entrainant vertiges, troubles de l’équilibre et étourdissements

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les traitements contre l’hyper-tension, ou encore contre l’épilepsie peuvent entraîner ce type de troubles. Ils sont alors à considérer avec précautions dans la pratique de nombreux sports.

S’ajoute à ceux-là, les médicaments induisant une diminution de la vigilance, des difficultés de concentration ou encore des douleurs au niveau des pieds et des mains. L’Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé a notamment mis en place des pictogrammes visant la prévention, sur l’emballage des médicaments impactant la vigilance.

Médicaments et atteinte de la motricité

Plus important encore, dans le cadre de la pratique sportive, les médicaments pouvant engendrer des problèmes musculaires et tendineux :

  • Des crampes

Les antibiotiques, les diurétiques ou encore les traitements contre l’excès de cholestérol entre autres provoque ce trouble musculo-squelettique, qui se manifeste par des contractions musculaires involontaires plus ou moins douloureuses.

  • Des tendinites, des douleurs musculaires et articulaires

Les antibiotiques (de la famille des quinolones) sont aussi à risque d’augmenter L’apparition de douleurs musculaires et/ou articulaires.

  • Diminution de l’activité de l’organisme et du tonus musculaire

L’association somnifères ou anxiolytiques et pratique sportive, risquerait de développer ces effets secondaires.

A savoir ! Les antibiotiques de la famille des quinolones sont largement prescrits dans le cadre d’infections urinaires, génitales, intestinales, etc.

Ces conséquences relatives à la prise de certaines molécules médicamenteuses ne doivent pas être négligées dans le cadre d’une pratique sportive conséquente. Il est alors important de bien prendre connaissance de la notice d’utilisation de chaque médicament prescrit avec ou sans ordonnance. Enfin, si une baisse importante des performances est remarquée, la discussion avec son médecin est alors nécessaire.

Delphine W., Ergonome spécialisé en Santé au Travail


Sources :
Profil de sécurité des quinolones administrées par voie générale – Point d’Information. ANSM. Publié le 15 octobre 2015.
Les médicaments à l’origine de troubles locomoteurs. Eurekasante. Publié le 12 janvier 2015.

Delphine W.

Étudiante ergonome spécialisée en santé au travail.

Spécialiste dans la santé, le bien-être et l’adaptation de l’environnement de travail à l’Homme.

Passionnée par le sport, intéressée par la cuisine et captivée par l’écriture.

Rédige un contenu scientifique fiable avec des sources vérifiées en respect de notre charte HIC.


Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée.