Un sommeil toujours plus court et de moindre qualité chez les Français
Un sommeil toujours plus court et de moindre qualité chez les Français, c’est le constat de la nouvelle enquête annuelle menée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance. Et parmi les facteurs responsables de cette dégradation du sommeil figurent des facteurs environnementaux tels que le bruit, la pollution lumineuse ou encore la chaleur. Zoom sur les conclusions de cette enquête inédite qui révèle l’impact négatif potentiel de l’environnement sur la qualité du sommeil et l’état de santé global.

Un sommeil plus court et de moindre qualité
Selon la dernière enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), menée auprès de 1 006 personnes âgées de 18 à 65 ans, 42 % des Français estiment que bien dormir représente le premier pilier de santé. Mais au-delà de ce début de prise de conscience de l’importance du sommeil sur la santé et le bien-être, le sommeil des Français continue de se détériorer.
L’enquête révèle ainsi qu’il est toujours plus court et de moindre qualité avec :
- Une durée moyenne de 6 h 50 en semaine et de 7 h 48 le week-end, soit 14 minutes de moins que l’an dernier.
- Une personne interrogée sur 4 qui dort moins de 6 heures par nuit.
- 4 personnes sur 10 concernées par des troubles du sommeil.
- Près d’une personne sur deux qui se réveille fatiguée.
Or, il faut savoir que cette dette de sommeil accumulée durant la semaine n’est que partiellement compensée durant les jours de repos. 83 % des Français se lèvent en effet toujours ou souvent à la même heure, y compris durant le week-end, et cette stabilité se fait parfois au détriment d’une récupération de sommeil suffisante.
L’impact de l’environnement sur la qualité du sommeil
Cette enquête révèle également l’impact non négligeable de l’environnement sur le sommeil des Français. C’est ainsi que des facteurs environnementaux tels que la pollution lumineuse, le bruit, la chaleur (notamment en période de canicule) ou encore l’utilisation excessive des écrans participent à la dégradation de la qualité du sommeil.
Il en est de même avec le manque d’exposition à la lumière naturelle qui concerne 71 % des Français, avec moins d’une heure quotidienne passée à l’extérieur durant la semaine.
En altérant la qualité du sommeil, ces facteurs environnementaux impactent également de façon négative la santé mentale, les performances cognitives ou encore la santé cardiovasculaire des Français.
Dès lors, il s’avère essentiel de ne pas considérer le sommeil comme une simple problématique individuelle mais comme un véritable enjeu de santé publique. Des interventions collectives visant à préserver la qualité du sommeil pourraient ainsi être envisagées comme l’adaptation des horaires d’école et de travail ou encore la gestion de l’exposition lumineuse artificielle au sein de l’espace public.
De la nécessité d’améliorer les comportements individuels
En attendant que de tels leviers collectifs soient mis en place pour protéger le sommeil des Français, l’amélioration des comportements individuels reste essentielle. L’Institut national du sommeil et de la vigilance recommande donc d’adopter cinq réflexes simples au quotidien afin de mieux dormir :
- S’exposer chaque matin à la lumière du jour pendant au moins 1 heure.
- Le soir, privilégier un éclairage chaud et tamisé et éviter les lumières blanches et froides.
- Éteindre les écrans la nuit et se tenir loin de son smartphone.
- Rafraîchir la chambre dont la température doit idéalement se situer entre 18 et 20°C.
- Limiter les nuisances sonores (comme celles des appareils électroménagers) et utiliser si besoin des protections auditives.
– Le sommeil : un pilier essentiel de la santé, miroir de nos rythmes et de nos environnements de vie. L’Institut national du sommeil et de la vigilance. institut-sommeil-vigilance.org. Consulté le 15 mars 2026.
Cet article vous a-t-il été utile ?