Viande et santé, quel lien ?

Apr 24, 2017 par

Avec une consommation avoisinant les 5,5 tonnes par année, les français sont friands de viande ! Des recherches scientifiques sur les bienfaits et/ou méfaits nutritionnels ont appuyé le risque cancérigène, dans le cadre d’une consommation trop importante en viande rouge et en charcuterie (OMS, 2015). Dans quelle mesure notre consommation de viande représente-t-elle un danger pour la santé ?

viande et sante

Manger trop de viandes, quels risques pour la santé ?

C’est dans le cadre d’une « alerte » émise par l’association 60 millions de consommateurs que cette question se pose …

Il est bien connu que viandes rouges et charcuteries sont riches en acides gras insaturé trans (un des composants des lipides, soit de la matière grasse). Or, ce type d’acides gras est responsable entre autre d’un risque accru de pathologies cardiovasculaires, notamment via une augmentation du « mauvais cholestérol ».

A savoir ! On différencie le « bon cholestérol », du « mauvais cholestérol ». Dans le premier cas, celui-ci est mesuré au travers du taux de HDL, dans le second par la mesure du taux de LDL.

Ce risque est notamment relié à une consommation excessive en viande rouge et en charcuterie, dont les apports journaliers sont supérieurs à 2 % de l’apport énergétique total. Malgré une diminution visible de la consommation en acides gras trans, l’ANSES recommande de limiter notre consommation de charcuterie et de viandes riches en graisse.

Un autre impact sanitaire, relatif à une consommation excessive en viande, est le risque cancérigène. En effet, certains produits carnés  ont été classés cancérigènes de Groupe I pour les viandes transformées et de Groupe 2A pour la viande rouge.

En savoir plus sur la classification des agents cancérigènes

Ceci signifie que des études épidémiologiques ont démontré un lien entre la consommation de viande rouge et le risque de développer un cancer. Le type de cancer le plus souvent retrouvé est le cancer colorectal. Par ailleurs, le cancer du pancréas et celui de la prostate ont également été mis en avant dans ce lien de causes à effets.

A savoir ! Les viandes « transformées » correspondent à des produits carnés ayant subi un processus de salaison, de maturation, de fermentation, etc. On y retrouve par exemple : les saucisses, le jambon, le corned-beef, les sauces à base de viande, etc.

 Vers un végétarisme à différents niveaux …

Impliqués dans la défense des animaux, inquiets pour leur santé ou encore pour toutes autres raisons, les français consomment de moins en moins de viande ! En effet, entre 2003 et 2010, cette consommation s’est vu diminuée de près de 15 %. La France reste, tout de même, un des plus gros consommateurs : avec une consommation deux fois plus importante que la moyenne mondiale.

Si certains souhaitent simplement diminuer leur consommation en viande, d’autres s’orientent vers une forme de végétarisme. Parmi celles-ci, nous retrouvons notamment :

  • Les lacto-ovo-végétariens : excluant tous les types de viandes (rouge et blanche), le poisson et les crustacés ;
  • Les lacto-végétarien : excluant tous les types de viandes (rouge et blanche), le poisson, les crustacés  et les œufs ;
  • Les ovo-végétarien : ne mangeant ni viandes, ni crustacés, ni poisson et ni produits laitiers ;
  • Les pesco-végétarien : ne consommant plus de viandes (ni rouge, ni blanche), mais continuant à manger du poisson, des crustacés et des œufs ;
  • Les pollo-végétariens : excluant de leur alimentation la viande rouge, le poisson et les crustacés mais qui conservent une alimentation contenant de la volaille ;
  • Les végétaliens : excluant tout produit d’origine animale et se nourrissant exclusivement de produits d’origine végétale.

Il n’en demeure pas moins que chacun de ces différents régimes alimentaires possèdent leurs bienfaits et leurs limites. Un équilibre alimentaire est alors à rechercher afin d’apporter l’ensemble des nutriments nécessaires au bon développement de notre organisme et au maintien d’un bon état de santé général.

Delphine.W., Ergonome spécialisée en Santé au travail.

Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée. OMS. 2015.
Qui mange encore de la viande en France ? Loïc Besson. Le Figaro Economie. Mis à jour le 27 octobre 2015.
Les acides gras trans. ANSES. Mis à jour le 26 mai 2016.
Delphine W.
Étudiante ergonome spécialisée en santé au travail.
Spécialiste dans la santé, le bien-être et l’adaptation de l’environnement de travail à l’Homme.
Passionnée par le sport, intéressée par la cuisine et captivée par l’écriture.
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