Algues alimentaires : Attention à l’excès d’iode !

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Rédigé par Deborah L. et publié le 26 août 2018

Fruits d’un véritable engouement, les algues marines fraîches, séchées ou sous forme de compléments alimentaires, sont de plus en plus consommées. Cependant, elles ont l’inconvénient de présenter des teneurs en iode pouvant être parfois élevées. Dans le cadre de sa mission de vigilance, l’Anses  déconseille la consommation de produits à base d’algues à certaines populations à risque et recommande la vigilance aux consommateurs réguliers.

Les algues

Les algues marines : des aliments à la mode

On les connaît sous les noms de spiruline, nori, wakamé ou encore kombu… Ces « légumes de la mer » désignent des algues marines traditionnellement consommées en Asie.

Depuis quelques années, elles font l’objet d’un intérêt croissant de la part du grand public en raison de leurs nombreuses vertus. Peu caloriques, elles sont en effet riches en vitamines, en fibres, en protéines, en antioxydants ainsi qu’en iode, un minéral essentiel au fonctionnement des glandes thyroïdiennes.

Cependant, la teneur en iode dans les différents produits à base d’algues pouvant être élevée, leur consommation présente un risque non négligeable de dépassement des limites supérieures de sécurité, et en particulier, en cas de consommation d’algues associée à des compléments alimentaires à base d’algues.

Un apport excessif et régulier en iode peut ainsi entraîner des dysfonctionnements de la thyroïde mais également certains effets indésirables, notamment au niveau cardiaque ou rénal.

À savoir ! Certaines algues sont particulièrement riches en iode. Leur consommation doit  être limitée chez les personnes souffrant de troubles thyroïdiens, les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Dans ce contexte, l’Anses a évalué le risque d’excès d’apport en iode lié à la consommation des produits à base d’algues (aliments et compléments alimentaires).

Lire aussiLes algues, ces aliments méconnus

Prudence face au risque d’apport excessif en iode

Les experts de l’Anses se sont particulièrement intéressés aux algues consommées en France. Ils ont ainsi identifié plusieurs espèces d’algues riches en iode comme les algues brunes laminaires Laminaria spp et Saccharina spp, ainsi que l’algue rouge Gracilaria verruqueuse.

Les experts ont ensuite remarqué que les teneurs en iode dans les produits à base d’algues variaient selon :

  • les conditions de production
  • le procédé de transformation des ingrédients ou des aliments
  • le type de préparation (poudre, extrait) utilisé dans les compléments alimentaires.

En s’appuyant sur la valeur limite supérieure de sécurité pour l’iode établie par l’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments) à 600 µg par jour pour l’adulte (et adaptée pour chaque tranche d’âge de consommateurs) ainsi que sur la dose journalière maximale d’iode à 150 µg dans les compléments alimentaires fixée par la règlementation française, l’Agence déconseille la consommation de produits à base d’algues aux personnes :

  • présentant un dysfonctionnement thyroïdien, une maladie cardiaque ou une insuffisance rénale
  • suivant un traitement par un médicament contenant de l’iode ou du lithium
  • enceintes ou allaitantes, hors avis médical

S’agissant des personnes avec un déficit en iode, l’Agence les met en garde en leur rappelant qu’il n’est pas pertinent de consommer des produits contenant des algues dans le but de corriger cette déficience.

Quant à la consommation de produits à base d’algues par les enfants, l’Anses incite les parents à la prudence vu que les données actuelles sont insuffisantes pour mesurer le risque encouru.

L’Agence recommande enfin aux consommateurs de privilégier les circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics pour tous les produits à base d’algues.

À savoir ! Les algues provenant de circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics sont soumises à des examens sanitaires stricts, à l’inverse des algues ramassées directement sur les côtes par les consommateurs eux-mêmes.

Lire aussiDe l’iode pour optimiser ses chances d’être enceinte

Déborah L., Docteur en Pharmacie

– Consommation d’algues : rester vigilant sur le risque d’excès d’apport en iode. Anses. Consulté le 7 Août 2018.
  • Horus Spiruline says:

    Bonjour,
    Il y a un amalgame : la spiruline n’est ni une algue, ni un produit marin !! et ne contient pas plus d’iode que les tomates, donc pas de soucis…
    Dans le rapport de l’Anses sur les algues et l’iode, la spiruline est citée dans le tableau final (et oui, l’Europe a classé la spiruline dans les algues marines, du fait d’un certain lobbying “commercial”) mais pas d’iode !!!
    La spiruline en brindilles n’est donc pas un “légume” de la mer ! Sous la forme de brindilles, cet un aliment (la spiruline fraiche également mais ne conserve pas) , c’est sous cette forme qu’il faut la consommer, tout en faisant bien attention à l’origine de sa culture.
    “L’Anses recommande enfin aux consommateurs de privilégier les circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics” c’est également valable pour la spiruline (cf rapport de l’Anses début décembre 2017, auquel à participé la Fédération des Spiruliniers de France )
    La spiruline est une bactérie, une cyanobactérie exactement.

    Reply
  • Horus Spiruline says:

    Bonjour,
    Il y a un amalgame : la spiruline n’est ni une algue, ni un produit marin !! et ne contient pas plus d’iode que les tomates, donc pas de soucis…
    Dans le rapport de l’Anses sur les algues et l’iode, la spiruline est citée dans le tableau final (et oui, l’Europe a classé la spiruline dans les algues marines, du fait d’un certain lobbying “commercial”) mais pas d’iode !!!
    La spiruline en brindilles n’est donc pas un “légume” de la mer ! Sous la forme de brindilles, cet un aliment (la spiruline fraiche également mais ne conserve pas) , c’est sous cette forme qu’il faut la consommer, tout en faisant bien attention à l’origine de sa culture.
    “L’Anses recommande enfin aux consommateurs de privilégier les circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics” c’est également valable pour la spiruline (cf rapport de l’Anses début décembre 2017, auquel à participé la Fédération des Spiruliniers de France )
    La spiruline est une bactérie, une cyanobactérie exactement.

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  • de poix nathalie says:

    Le Bois de Servants
    Le 1er nom indiqué c’est spiruline : NI UNE ALGUE NI MARINE ….c’est un peu fort , c’est juste une erreur de classement et d’amalgame et de méconnaissance!

    Reply
  • de poix nathalie says:

    Le Bois de Servants
    Le 1er nom indiqué c’est spiruline : NI UNE ALGUE NI MARINE ….c’est un peu fort , c’est juste une erreur de classement et d’amalgame et de méconnaissance!

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